lundi 24 juin 2013

Sauver le soldat « classe unique »

Ce texte avait été publié il y a quelques années. Il est malheureusement toujours d’actualité. Il y a encore des villages qui se battent désespérément. Les classes uniques, un détail ?

Par Bernard Collot


Les classes uniques sont en première ligne sous le couperet du « redéploiement » de la carte scolaire. Apparemment cela ne concerne qu’une microscopique poignée d’Astérix, pourquoi en faire un cheval de bataille national ?

Les classes uniques ont toujours constitué un problème. Problème pour les enseignants qui se voient mal dispatcher simultanément une manne scolaire, dûment découpée, à 5 ou 6 niveaux différents (ils ont bien raison, c’est impossible !). Problème pour les parents qui croient innocemment au bien-fondé de ce qu’on leur ressasse. Problème pour l’administration pour qui elles sont, pédagogiquement, incontrôlables ! Elles provoquent une indigestion dans l’école industrielle.

Leur vrai problème, c’est que ça marche ! Un véritable mystère !

Lorsque les travaux imprudemment diligentés par le ministère ont démontré que leurs résultats étaient même supérieurs à la moyenne nationale (Oeuvrard, 1990), la surprise était d’autant plus grande que ces conclusions étaient établies sur l’ensemble des CU, c’est à dire des classes dont une grande partie était occupée par des débutants, certaines avec un turnover démentiel.

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jeudi 30 mai 2013

Lettre ouverte de l'Appel des professionnels de l'Enfance


Madame Taubira, Monsieur Peillon, j’ai un immense service à vous demander...


Par Jérôme Brunet,
Président de l'Appel des professionnels de l'enfance


S’il vous plaît, venez expliquer aux enfants de nos classes de CP comment deux hommes ou deux femmes peuvent avoir un enfant…
Venez leur expliquer pourquoi Emilie a deux papas et comment ils ont fait pour avoir un bébé.
Venez leur expliquer que la femme qui a porté Emilie et qui l’a mise au monde, l’a donnée - probablement contre finance- à ses deux papas, et que ce n’est pas grave… que c’est « normal ».
Venez leur expliquer que, quand on a porté un enfant pendant neuf mois, c’est sans conséquence de s’en séparer… que cela se fait avec le sourire, qu’on gardera le contact par Skype, parce que les origines, c’est important !
Venez leur expliquer pourquoi il y a en Inde des cliniques où des femmes sont payées pour « produire » des bébés pas chers, comme on le voit aujourd’hui dans les reportages de France 2 et de Canal +.

Madame Taubira, Monsieur Peillon, venez expliquer aux enfants de nos classes de CE1 comment on peut faire sa généalogie quand la loi dit que l’on a deux pères ?
Venez au tableau avec nous faire le dessin de l’arbre généalogique à trois branches : une branche pour le premier papa, une branche pour le second papa et une pour la maman dont Emilie descend biologiquement.
Venez expliquer à nos élèves que c’est normal, que cela ne pose aucun problème.

Madame Taubira, Monsieur Peillon, venez expliquer aux élèves de 4e, que la biologie n’a rien à voir avec l’identité sexuée.
Venez expliquer que la testostérone, c’est finalement la même chose que l’œstrogène…
Que le cerveau n’est pas influencé par ces hormones…
Que tout cela, ça n’a pas d’importance car finalement ce qui compte, c’est la façon dont on est éduqué.
Venez expliquer que l’humanité n’est plus composée d’hommes et de femmes, mais qu’en fait, elle se divisera demain en une multitude de genres : hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, transsexuel, multi-sexuels, intersexuels, auto-sexuel, alter-sexuel, allo-sexuel, asexuel…

Madame Taubira, Monsieur Peillon, nous vous suivrons sur le terrain du respect de la différence !
Oui, l’école doit apprendre aux enfants qu’il existe bien des manières d’être un garçon et une fille et qu’on n’éduque pas à coup de caricatures ;
Oui, l’école doit être attentive à ce que les enfants soient accueillis et respectés, quelles que soient leur couleur de peau, leur manière de vivre, leur religion, leur apparence physique, leur niveau intellectuel, leur famille ;
Là-dessus, nous vous suivrons et nous vous soutiendrons, car cela construit une société plus juste, plus fraternelle.
Mais ne nous demandez pas d’expliquer l’inexplicable.
Ne nous demandez pas de justifier l’injustifiable.
Ne nous demandez pas l’équilibre impossible !
Enseignants, aides-maternelles, psychologues, orthophonistes, éducateurs et éducatrices, pédiatres… ces métiers de l’enfance, nous ne les avons pas choisis par idéologie politique ou religieuse.
C’est la passion de l’éducation qui nous conduit chaque jour auprès d’eux pour les aider à grandir et à surmonter les défis de la vie.
Nous faisons notre maximum ! Ne nous demandez pas l’impossible !

J’en appelle à tous les professionnels de l’enfance qui refusent de devenir les complices d’une loi qui brouillera les repères nécessaires à l’éducation des jeunes.
J’en appelle à tous les professionnels de l’enfance qui voient au quotidien la souffrance des enfants et des jeunes à qui il manque les repères élémentaires pour se construire.
Signez l’Appel des professionnels de l’enfance, pour qu’ensemble nous continuions à réclamer des états généraux de la famille et à redire qu’on n’éduque pas les jeunes avec des théories, mais en donnant des bases, des repères qui permettent de vivre le réel.

Les enfants n’ont pas voix au chapitre, ils ne votent pas, n’ont pas accès aux médias : c’est notre métier, notre passion et notre devoir de faire entendre leur voix !



Demandez le programme !

Par Bernard COLLOT

Peu après la chute de l’URSS, j’ai participé à un stage du mouvement Freinet à Moscou. J’avais été sidéré par ceci : alors que les services publics étaient en pleine désorganisation, voire en pleine déliquescence, alors que le salaire d’un prof d’université ne dépassait pas la valeur de deux kilos de saucisson, alors que certains nous disaient que leurs propres enfants devaient être en train de regarder la télé emmitouflés parce que les chauffages des appartements communautaires étaient régulièrement coupés, alors que… quelle était la première revendication de l’association des professeurs de mathématique ? Redonnez-nous un programme ! 

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jeudi 18 avril 2013

Biométrie, biomépris… Quand l’école a les mains sales

Collectif gardois "Dépassons les bornes !"



Par Laurent GILI

Depuis presque dix ans, la biométrie s’infiltre dans les établissements scolaires, essentiellement par le biais d’un lecteur d’empreintes palmaires (RCM) permettant l’identification des élèves dans le cadre de l’accès à la cantine [1].

Il a fallu la destruction, en novembre 2005, d’une borne biométrique au lycée de Gif-sur-Yvette pour alerter l’opinion publique et susciter des réactions.

Depuis, la mobilisation s’étend, des contre-feux sont allumés et des bornes sont retirées de la circulation.

Ce travail de synthèse fait le point sur les différents pôles de résistance qui, partout, appellent à dépasser les bornes ! 


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dimanche 24 mars 2013

«  Si l'homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors, il échoue à tout. »  ( Albert Camus, écrivain français, 1913-1960)

Et si l'on parlait de la vie réelle de la classe ? !

regard d’une institutrice après 30 ans de métier

par Diane Combes

On a tout dit sur les défauts de l’enseignement, sur les lacunes de l’éducation, sur la récupération du désarroi actuel par la logique marchande qui dicte les programmes, commande les évaluations et instaure les critères de rentabilité ; on a tout entendu sur les méthodes d’apprentissage -toutes prises séparément aussi efficaces les unes que les autres- , tout expérimenté des dispositifs capables d’épanouir les enfants jusqu’à l’atelier de philosophie à l’école maternelle… L’institution a tout mesuré et tout contrôlé, mais rarement elle a abordé ce qui fonde la réalité quotidienne de l’école : la vie de la classe, la façon d’être ensemble, les enjeux humains qui s’y rattachent.

Au milieu du sauve-qui-peut général, malgré les désillusions et les déboires de ceux qui luttent et essayent de changer les choses par l’action extérieure, j’aime de plus en plus mon métier en raison justement de la découverte de ce qui sous-tend, dans l’invisible, la vie de la classe. Je partagerai ici quelques prises de conscience qui ont éclairé mon parcours et qui me servent de repères pour mesurer ce qui sépare la vie quotidienne de l’école d’aujourd’hui de ce que la raison peut reconnaître comme juste et logique et que l’expérience peut confirmer [...]



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Une boîte de jeu fait polémique

Dès l’âge de quatre ans, les enfants pourront braquer une banque ou tout du moins en simuler l’action. C’est une boîte de jeu Playmobil qui a créé la polémique en Grande-Bretagne dernièrement. "Banque avec distributeur de billets", voici l’intitulé de la boîte de jeu pour enfants.
D’une valeur de 40 euros, cette boîte met en scène deux personnages dans une banque et l’un d’eux est masqué et porte une arme à la main. C’est cette dernière figurine qui a créé la polémique outre-Manche, notamment pour l’image donnée aux enfants de bas-âge et surtout pour la banalisation du cambriolage qui est renvoyée par la firme allemande Playmobil. "Nous ne voulons pas encourager les jeunes à la violence via ce type de jouet horrible" a déclaré au Daily Mail Danny Bryan, un militant anti-armes. De son côté, Playmobil affirme que ses boîtes de jeu ont simplement pour objectif d’encourager "les enfants à imaginer, inventer et créer".
Le plus spectaculaire reste tout de même les mises en scène photographiées pour promouvoir la boîte de jeu. En effet, sur cette dernière on peut nettement voir la figurine masquée, une femme portant un sac à main rouge, avec une barre de fer dedans et pointant une arme en direction de l’employé de banque. Ce dernier est en train de donner des liasses de billets à la cambrioleuse blonde et vêtue de noir.
Sur d’autres images de mise en scène, on peut voir la voleuse ouvrir un distributeur de billets à l’aide de sa barre de fer ou bien encore en train de braquer l’employé de banque avec son arme. La victime lève alors les mains en l’air après avoir pris le soin de déposer des liasses de billets ainsi que des lingots d’or aux pieds de l’agresseur.
Dédiée aux enfants âgés de quatre à dix ans, cette boîte de jeu Playmobil contient donc des lingots d’or, un sac pour que la cambrioleuse puisse y mettre l’argent dérobé, une arme à feu et une barre de fer pour casser le distributeur de billets.
Cette polémique n’est pas sans rappeler celle de la poupée espagnole qui avait fait grandement parler d’elle parce qu’elle allaitait ou bien encore cette poupée suédoise qui était handicapée.


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Euthanasie : la position des ados évolue !

Un soir, ma mère et moi étions assis dans le salon et nous parlions de la vie et de la mort. Je lui dis : 
« Maman, ne me laisse jamais vivre dans un état végétatif, où l'on dépend de machines et de bouteilles. Si tu me vois dans cet état, débranche les machines qui me maintiendraient en vie, je préfère mourir ! »

Admirative, ma mère se leva et débrancha la télévision, le lecteur de DVD, le câble INTERNET, l'ordinateur, le MP3/4, la PLAY-2, la PSP, la WII, le téléphone fixe.
Elle me prit mon mobile, mon IPOD, mon BLACKBERRY et jeta toutes mes bouteilles de bière.

J'ai failli mourir…

Auteur inconnu, source : CREA, F-71300 MARY,
www.education-authentique.org