dimanche 10 janvier 2016

Le meilleur outil pour être heureux se trouve en nous


Par Marie (maman de Marco, Estéban et Abel)

Un récit simple (1) pour expliquer aux enfants qu’ils ont le choix, et surtout qu’ils détiennent la bonne réponse dans leur cœur. 

Responsabiliser, c’est aussi faire confiance, donner confiance aux enfants face à leurs décisions. Et, cela peut être très gratifiant pour eux… leur donner un rôle, de l’importance.

A l’heure où l’on se sent obligé d’enchaîner les activités pour apprendre le plus possible, il est bon de rappeler aux enfants, et aux parents, que le meilleur outil pour être heureux (puisqu’il s’agit toujours de cette quête), se trouve en nous, depuis toujours, et qu’il faut juste savoir l’écouter. Le meilleur outil pour être heureux et rendre heureux, parce que, dans le fond, quoi de plus gratifiant que de vivre en harmonie avec son entourage.

Les enfants ont besoin de paix et surtout de se sentir utiles dans un groupe. Se poser des questions, à savoir s’ils se comportent bien envers les autres, amène un sentiment rassurant d’utilité dans la bienveillance… et cela permet aussi de se sortir de soi, et de ses petits tracas… Lorsque je demande aux enfants d’écouter leur cœur pour savoir s’ils ont bien agi, cela les bouleverse, les mettant au pied du mur de leur erreur, de cette incohérence entre leurs actes et leur cœur… Et, il n’y a pas d’enfants méchants, mais des actes méchants ou maladroits…

Il est tellement regrettable qu’en maternelle, le seul moment dans le cursus scolaire où l’on pourrait trouver le temps, on oublie de mettre l’accent sur ces évidences, au profit d’une anticipation des apprentissages, souvent trop précoces d’ailleurs, donc inadaptés. Apprendre, et ne pas savoir quoi faire de ses connaissances, voilà un bilan bien désolant pour beaucoup de grands diplômés. Parce qu’au fond, responsabiliser c’est donner confiance, c’est éveiller la curiosité, et sans cette curiosité pas de progrès, de remise en question… pas de grandes découvertes… 

La question anodine de l’écoute de son cœur est philosophiquement importante pour l’évolution individuelle, mais surtout collective… Et surtout, elle amène la paix intérieure aux enfants. Elle devra être rappelée toute notre vie. 
 
(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

samedi 9 janvier 2016

De l'éducation

 

Entretien de Krishnamurti et Jean-Louis Dewez :


mercredi 16 décembre 2015

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Une réponse claire, simple et adaptée aux enfants d’aujourd’hui

Par Clotilde (éducatrice spécialisée)

De par mon métier d'éducatrice, je rencontre de nombreux parents depuis des années et je constate qu'ils sont de plus en plus démunis, perplexes, voire parfois complètement dépassés face à l'éducation de leurs enfants. La cellule familiale et les modes de vie ont évolué à une vitesse vertigineuse et beaucoup de parents ont perdu leurs repères, les enfants sont désorientés.
Comment répondre au besoin criant d'autorité des enfants ? Comment aider les parents à incarner l’autorité de façon légitime ?
Lorsque j'ai lu La leçon de Professeur Hibou (1), j'y ai vu une réponse claire, d'une simplicité remarquable, parfaitement adaptée aux enfants d'aujourd'hui :


• Une réponse, à la portée de tout un chacun. 

• Une réponse pour accompagner les enfants vers une autonomie véritable : « Écoute ton cœur et fais ce qu'il te dit ». 
• Une réponse à leur besoin de liberté. 
• Une réponse qui donne aux parents l'immense responsabilité de toujours amener l'enfant à sentir dans son cœur ce qui est à faire et à s'y soumettre – et le devoir de jouer le jeu afin d'être un exemple à suivre. 
• Une réponse qui, si elle est mise en pratique dès la petite enfance, aidera les adultes à se défaire de l'habitude néfaste et parfois désastreuse, de savoir ce qui est bien pour les enfants. 

J'ai eu l'occasion de lire La leçon de Professeur Hibou à des enfants petits, mais aussi un peu plus grands, elle leur parle et les interpelle. On dirait qu'ils mesurent, de manière intuitive, l'étendue de la leçon et l'ouverture qu'elle provoque dans leur conscience.
J'ai même vu un enfant, particulièrement coquin, se boucher les oreilles. Il savait, intuitivement, qu'il ne pourrait plus faire à sa tête s'il apprenait à faire selon son cœur. Cela montre à quel point La leçon de Professeur Hibou éveille à la réalité de l'autorité que l'enfant porte en lui et combien elle est porteuse d'espoir pour l'avenir du monde. 



(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

Pédagogie frontale pour gardeuses d’oies

Par Jean-Louis Cordonnier

Du haut de leurs perchoirs, ils nous prennent pour des volailles. Certains escomptent que les électeurs obéissants aillent voter – au pas de l’oie – pour « faire barrage ». Ce mépris de la démocratie ne date pas d’aujourd’hui. Mais ça s’aggrave. Quand j’entends le mot pédagogie dans la bouche d’un journaliste ou d’un politicien, je sais ce qu’il va mentir [...]

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mardi 8 décembre 2015

«  L’histoire de l’humanité devient de plus en plus une course entre l’éducation et la catastrophe.  »  ( Herbert George Wells, écrivain, 1860-1945)

Pas d'instruction sans éducation

Par une enseignante

Professeur d'anglais depuis des années en lycée professionnel, dans l'Éducation nationale, je constate que, malgré l'expérience accumulée, enseigner devient une gageure, pour ne pas dire une illusion, dans le contexte planétaire actuel de globalisation.

La perte des repères et valeurs traditionnels au profit d'une culture de masse, enracinée dans une vision matérialiste exacerbée de l'existence, modifie notre perception et notre approche de l'éducation. Dans ces conditions, enseigner, apprendre, éduquer, ne relève pas d'un devoir sacré envers les jeunes générations pour que se perpétue le flambeau de l'humanité sur terre, mais d'une simple exigence utilitariste qui s'accommode des fluctuations des capitaux et dessine l'avenir des jeunes en fonction des besoins du marché.


Les lycées professionnels, par le public hétérogène de jeunes qu'ils accueillent (certains motivés, mais beaucoup d'autres dans des voies de garage en raison de leurs piètres résultats scolaires) sont un échantillon révélateur de cette dérive. Le système scolaire et plus généralement l'éducation telle qu'on la conçoit actuellement ne répondent [...]


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Vive le numérique !

Accord entre l’EN et... Microsoft


J’ai pris connaissance connaissance avec consternation de l’accord passé hier, 30 novembre 2015, entre le ministère de l’Éducation Nationale et la société Microsoft sur le numérique à l’école. Le contenu de cet accord ne laisse aucun doute : il s’agit bien d’une mise sous tutelle de l’EN par Microsoft. [...]

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Le Ministère de l’EN, relais de la propagande d’un lobby patronal ?

Communiqué de l’APSES : Association des professeurs de sciences économiques et sociales 

Mardi 1er septembre 2015


Le logo du Ministère de l’Éducation nationale accolé à celui du think-tank patronal l’Institut de l’Entreprise (IDE)* et du journal les Échos sur la première page d’un futur « journal d’actualité » économique très orienté à destination de lycéens ? C’est ce qu’ont pu découvrir des enseignants aux récents Entretiens-enseignants-entreprises co-organisés par le Ministère et l’IDE les 25 et 26 août derniers. Le prototype du journal est particulièrement inquiétant. Car si l’objectif annoncé est "d’éclairer les thématiques des programmes par des faits d’actualité" et "d’ouvrir et alimenter le débat en classe", le moins que l’on puisse dire est que le « débat » proposé risque de ne pas être très contradictoire. [...] 

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