jeudi 4 février 2016

«  Un état totalitaire vraiment efficient serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. La leur faire aimer, telle est la tâche assignée dans les états totalitaires d’aujourd’hui aux rédacteurs en chef des journaux, aux maîtres d’école…  »  ( Aldous Huxley, journaliste et romancier, 1894-1963)

Punissez les bébés !

Par Laurent Ott

Punissez les bébés, car je peux vous assurer qu’ils ne reconnaissent aucune institution ; ils n’ont aucun sens du respect qui leur est dû. Ils ne connaissant rien de leur grande valeur, de leur importance et de l’enjeu fondamental qu’elles constituent.

Punissez les bébés, car je peux vous assurer qu’ils ignorent tout de vos valeurs de la République ; Peu leur importe notre devise. Ils ne trouvent aucun sens à cette liberté, égalité, fraternité, depuis leur point de vue, dénuées de toute réalité.

Punissez les bébés, car je peux vous assurer qu’ils se moquent de la laïcité comme de leur premier lange. Elle ne leur inspire rien. Ils ne peuvent même pas concevoir tous ces bienfaits qu’à coup sûr, elle leur apporte.

Punissez les bébés, car je suis sûr qu’ils n’ont aucun respect pour l’école. C’est sûr « ils n’accrochent » pas ; ils décrochent perpétuellement. Ils échouent à coup sûr. Et vous savez le pire ? Ils s’en moquent et leurs parents aussi.

Punissez les bébés, car je peux vous jurer qu’ils n’ont aucun cadre, aucune limite. Ils ne savent pas s’arrêter quand il le faut. Ils ne savent pas se soumettre à une consigne. Ils n’intègrent pas les règles.

Punissez les bébés, car leur signature sur les contrats éducatifs n’a aucune valeur. Ils n’en tiendront aucun compte. Vous ne pourrez pas leur opposer les clauses et les engagements qui les concernent.

Il ne nous reste plus qu’à les exclure.

Punissez les bébés, car je peux vous parler de l’inutilité des projets que vous allez faire sur eux. Vous pouvez en user du rêve, en écrire des papiers. Cela ne servira à rien ; les bébés n’ont pas de projet. N’est ce pas un comble ? Une anomalie ? Que voulez vous faire, comment voulez vous travailler avec des personnes sans aucun projet ?

Punissez les bébés, car ce sont nos ennemis, les ennemis de notre civilisation, de notre style de vie. Ils ne savent pas savourer le théâtre, les sorties culturelles, la vie parisienne. Ils n’ont aucun goût pour cela. Ils n’ont aucun goût du tout.

Punissez les bébés, car ce sont des barbares. On les qualifierait inutilement d’humains. Ils n’en ont pas le moindre sentiment. C’est tout juste s’ils ont parfois la reconnaissance du ventre.

Au fond, ne sont-ils pas juste des profiteurs de notre société, de notre manière de vivre ? Je vais le dire une fois pour toute :

CE SONT DES ASSISTÉS !!

 
Ne soutenez plus les bébés ; ne perdez pas votre temps à les soigner, à leur venir en aide, à vouloir les éveiller. Une fois pour toute, dites vous qu’ils ne sont pas comme vous.

Punissez les bébés, raccompagnez les aux frontières de l’existence ; ils ne sont venus sur terre, nus comme des vers, que pour profiter de nos protections sociales. Il serait déraisonnable de vouloir accueillir une telle misère.


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Instrumentalisation politique de l’apprentissage de la lecture

Des méthodes dites progressistes, censées lutter contre les effets des inégalités sociales, les renforcent au contraire. C’est le constat édifiant établi par deux sociologues dans «Réapprendre à lire», un essai qui vient de paraître. Un enjeu qui dépasse la querelle entre anciens et modernes pédagogues.


Une interview de Cécile Daumas avec Anne-Claudine Oller et Sandrine Garcia

C’est une sévère critique des méthodes actuelles d’apprentissage de la lecture. Dans Réapprendre à lire, qui vient de paraître au Seuil, deux sociologues, Sandrine Garcia et Anne-Claudine Oller, démontrent que des méthodes dites progressistes, basées sur de nobles objectifs (autonomie du jeune lecteur, sens du texte, contenu littéraire) accentuent les clivages sociaux au lieu de les diminuer. A partir d’une enquête de terrain menée durant trois ans dans plusieurs écoles primaires, ces spécialistes en sciences de l’éducation proposent une manière plus égalitaire d’apprendre à lire, centrée notamment sur l’entraînement et la répétition en partie délaissés. Quand le réalisme reprend le dessus sur l’idéologie ?

Pourquoi des méthodes de lecture progressistes se montrent, selon vous, inégalitaires ?

Depuis la fin des années 70 jusqu’à maintenant, des convictions pédagogiques formulées par des experts ont été, dans le domaine de la lecture, transformées en dogmes : le déchiffrage est nocif pour les élèves, ils ne doivent pas lire à voix haute pour apprendre à lire mais doivent apprendre sur de «vrais textes», non sur des manuels avec une progression organisée pour l’apprentissage, etc. On n’en est plus là maintenant heureusement mais cela survit sous d’autres formes [...]


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dimanche 10 janvier 2016

Le meilleur outil pour être heureux se trouve en nous


Par Marie (maman de Marco, Estéban et Abel)

Un récit simple (1) pour expliquer aux enfants qu’ils ont le choix, et surtout qu’ils détiennent la bonne réponse dans leur cœur. 

Responsabiliser, c’est aussi faire confiance, donner confiance aux enfants face à leurs décisions. Et, cela peut être très gratifiant pour eux… leur donner un rôle, de l’importance.

A l’heure où l’on se sent obligé d’enchaîner les activités pour apprendre le plus possible, il est bon de rappeler aux enfants, et aux parents, que le meilleur outil pour être heureux (puisqu’il s’agit toujours de cette quête), se trouve en nous, depuis toujours, et qu’il faut juste savoir l’écouter. Le meilleur outil pour être heureux et rendre heureux, parce que, dans le fond, quoi de plus gratifiant que de vivre en harmonie avec son entourage.

Les enfants ont besoin de paix et surtout de se sentir utiles dans un groupe. Se poser des questions, à savoir s’ils se comportent bien envers les autres, amène un sentiment rassurant d’utilité dans la bienveillance… et cela permet aussi de se sortir de soi, et de ses petits tracas… Lorsque je demande aux enfants d’écouter leur cœur pour savoir s’ils ont bien agi, cela les bouleverse, les mettant au pied du mur de leur erreur, de cette incohérence entre leurs actes et leur cœur… Et, il n’y a pas d’enfants méchants, mais des actes méchants ou maladroits…

Il est tellement regrettable qu’en maternelle, le seul moment dans le cursus scolaire où l’on pourrait trouver le temps, on oublie de mettre l’accent sur ces évidences, au profit d’une anticipation des apprentissages, souvent trop précoces d’ailleurs, donc inadaptés. Apprendre, et ne pas savoir quoi faire de ses connaissances, voilà un bilan bien désolant pour beaucoup de grands diplômés. Parce qu’au fond, responsabiliser c’est donner confiance, c’est éveiller la curiosité, et sans cette curiosité pas de progrès, de remise en question… pas de grandes découvertes… 

La question anodine de l’écoute de son cœur est philosophiquement importante pour l’évolution individuelle, mais surtout collective… Et surtout, elle amène la paix intérieure aux enfants. Elle devra être rappelée toute notre vie. 
 
(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

samedi 9 janvier 2016

De l'éducation

 

Entretien de Krishnamurti et Jean-Louis Dewez :


mercredi 16 décembre 2015

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Une réponse claire, simple et adaptée aux enfants d’aujourd’hui

Par Clotilde (éducatrice spécialisée)

De par mon métier d'éducatrice, je rencontre de nombreux parents depuis des années et je constate qu'ils sont de plus en plus démunis, perplexes, voire parfois complètement dépassés face à l'éducation de leurs enfants. La cellule familiale et les modes de vie ont évolué à une vitesse vertigineuse et beaucoup de parents ont perdu leurs repères, les enfants sont désorientés.
Comment répondre au besoin criant d'autorité des enfants ? Comment aider les parents à incarner l’autorité de façon légitime ?
Lorsque j'ai lu La leçon de Professeur Hibou (1), j'y ai vu une réponse claire, d'une simplicité remarquable, parfaitement adaptée aux enfants d'aujourd'hui :


• Une réponse, à la portée de tout un chacun. 

• Une réponse pour accompagner les enfants vers une autonomie véritable : « Écoute ton cœur et fais ce qu'il te dit ». 
• Une réponse à leur besoin de liberté. 
• Une réponse qui donne aux parents l'immense responsabilité de toujours amener l'enfant à sentir dans son cœur ce qui est à faire et à s'y soumettre – et le devoir de jouer le jeu afin d'être un exemple à suivre. 
• Une réponse qui, si elle est mise en pratique dès la petite enfance, aidera les adultes à se défaire de l'habitude néfaste et parfois désastreuse, de savoir ce qui est bien pour les enfants. 

J'ai eu l'occasion de lire La leçon de Professeur Hibou à des enfants petits, mais aussi un peu plus grands, elle leur parle et les interpelle. On dirait qu'ils mesurent, de manière intuitive, l'étendue de la leçon et l'ouverture qu'elle provoque dans leur conscience.
J'ai même vu un enfant, particulièrement coquin, se boucher les oreilles. Il savait, intuitivement, qu'il ne pourrait plus faire à sa tête s'il apprenait à faire selon son cœur. Cela montre à quel point La leçon de Professeur Hibou éveille à la réalité de l'autorité que l'enfant porte en lui et combien elle est porteuse d'espoir pour l'avenir du monde. 



(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

Pédagogie frontale pour gardeuses d’oies

Par Jean-Louis Cordonnier

Du haut de leurs perchoirs, ils nous prennent pour des volailles. Certains escomptent que les électeurs obéissants aillent voter – au pas de l’oie – pour « faire barrage ». Ce mépris de la démocratie ne date pas d’aujourd’hui. Mais ça s’aggrave. Quand j’entends le mot pédagogie dans la bouche d’un journaliste ou d’un politicien, je sais ce qu’il va mentir [...]

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mardi 8 décembre 2015

«  L’histoire de l’humanité devient de plus en plus une course entre l’éducation et la catastrophe.  »  ( Herbert George Wells, écrivain, 1860-1945)