vendredi 22 février 2013
La crise de l'enseignement, un fait moral total
Il n’existe pas de crise d’enseignement, mais des crises de vie...
Par
Charles Péguy, "Pour la rentrée" (1904), Œuvres en prose complètes, I, Paris, Gallimard, coll. "Bibliothèque de La Pléiade", pp. 1390-1392.
[…] la crise de l’enseignement n’est pas une crise de l’enseignement ; il n’y a pas de crise de l’enseignement ; il n’y a jamais eu de crise de l’enseignement ; les crises de l’enseignement ne sont pas des crises de l’enseignement ; elles sont des crises de vie ; elles dénoncent, elles représentent des crises de vie et sont des crises de vie elles-mêmes ; elles sont des crises de vie partielles, éminentes, qui annoncent et accusent des crises de la vie générale ; ou si l’on veut les crises de vie générale, les crises de vie sociales s’aggravent, se ramassent, culminent en crises de l’enseignement, qui semblent particulières ou partielles, mais qui en réalité sont totales, parce qu’elles représentent le tout de la vie sociale [...]
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[…] la crise de l’enseignement n’est pas une crise de l’enseignement ; il n’y a pas de crise de l’enseignement ; il n’y a jamais eu de crise de l’enseignement ; les crises de l’enseignement ne sont pas des crises de l’enseignement ; elles sont des crises de vie ; elles dénoncent, elles représentent des crises de vie et sont des crises de vie elles-mêmes ; elles sont des crises de vie partielles, éminentes, qui annoncent et accusent des crises de la vie générale ; ou si l’on veut les crises de vie générale, les crises de vie sociales s’aggravent, se ramassent, culminent en crises de l’enseignement, qui semblent particulières ou partielles, mais qui en réalité sont totales, parce qu’elles représentent le tout de la vie sociale [...]
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L'école nuit-elle gravement à la santé ?
Interview de Carlos Perez
Propos recueillis par Mouâd Salhi et Grégoire Lalieu
La question fera sans doute sourire les adeptes de l'école buissonnière. Et pourtant, elle est très sérieuse. Stress, exclusion, dopage... L'école serait la cause de nombreux troubles chez nos enfants. Athlète de haut niveau, Carlos Perez anime un centre sportif dans un quartier populaire de Bruxelles. Sur le terrain, il a noué des liens privilégiés avec les familles, partageant leurs préoccupations. Il a alors pu constater que l'école était devenue un facteur déterminant dans les troubles qui frappaient les enfants. Carlos Perez a tiré un livre de cette expérience, L'enfance sous pression, qui vient d'être réédité. Il revient pour nous sur les problèmes qui traversent le système éducatif.
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Les enfants monstrueux du numérique
À propos d’éducation immatérielle et de délires matérialistes
Par
Ferdinand Cazalis
Ils ont 3, 4 ou 10 ans et regardent le monde au travers d’un Ipad, doudou glacé qui fleure bon la « modernité ». Pour l’industrie technologique, l’enfance se pense à l’ombre des machines, innovations qualifiées de nécessaires par la bien-pensance scientiste et introduites sans recul sur le marché des marmots. Retour sur l’apparition du numérique dans l’aire du jeu et de l’apprentissage.
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Ils ont 3, 4 ou 10 ans et regardent le monde au travers d’un Ipad, doudou glacé qui fleure bon la « modernité ». Pour l’industrie technologique, l’enfance se pense à l’ombre des machines, innovations qualifiées de nécessaires par la bien-pensance scientiste et introduites sans recul sur le marché des marmots. Retour sur l’apparition du numérique dans l’aire du jeu et de l’apprentissage.
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Du processus de Bologne à la loi L.R.U. une catastrophe annoncée
Une conférence de Geneviève Azam, maître de conférence à l'Université du Mirail de Toulouse :
"l'étudiant est une marchandise à Valeur ajoutée."
Du processus de Bologne à la L.R... par mirailenlutte
jeudi 24 janvier 2013
L’échec fondamental des militants des droits de l’enfant
par Jean-Pierre Rosenczveig
Le débat sur « le mariage pour tous » aura déjà eu pour conséquence de percer sans retenue la bulle dans laquelle nous étions installés depuis les années 80 : notre société reste autocentrée et n’en a que faire d’une réflexion sur les droits de l’enfant. Le droit au mariage aujourd’hui ; le droit à l’enfant demain !
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Le débat sur « le mariage pour tous » aura déjà eu pour conséquence de percer sans retenue la bulle dans laquelle nous étions installés depuis les années 80 : notre société reste autocentrée et n’en a que faire d’une réflexion sur les droits de l’enfant. Le droit au mariage aujourd’hui ; le droit à l’enfant demain !
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Menace pour la santé mentale de l’enfant par le biais de sujets irréels
La transmission de contenus irréels peut avoir en soi un effet pathogène (causant des maladies) sur l’esprit de l’enfant: les enfants sont dépendants des adultes pour apprendre. Ils le font souvent par l’identification et l’imitation.
Avec la transmission de contenus irréels, l’enfant est confronté non seulement au faux, mais ce contenu travaille contre ses prédispositions, qui sont déjà préparées chez le nouveau-né. Depuis sa naissance, il a un sens de la réalité. Les résultats des recherches de ces dernières années montrent que les nouveau-nés viennent au monde, par exemple avec une certaine compréhension des lois physiques, des chiffres, de la vitesse etc., ce qui correspond à la situation réelle.
Par des thèmes irréels, l’image du monde tel qu’il est réellement, et l’image de l’homme tel qu’il est vraiment, sont dérangés. Quand les adultes jouent le jeu avec les enfants, le contenu transmis a un effet plus intense sur l’enfant, que s’il était lu.
L’incertitude persistante dans la distinction entre le fantasme et la réalité, ou une préoccupation excessive avec des sujets irréels peut conduire à de multiples troubles psychologiques et cognitifs:
1. Par la distraction causée par l’occupation avec des personnages irréels, les enfants peuvent développer des troubles de concentration et d’apprentissage.
2. Un enfant plutôt timide peut développer des angoisses provoquant des problèmes de sommeil, des cauchemars, des douleurs abdominales, de l’isolement, de l’anxiété à l’école et d’autres symptômes.
3. Un enfant dominant aura tendance à s’identifier avec le héros et à se considérer plus fort et plus puissant que les autres. L’identification avec le héros permet la satisfaction des rêves de puissance, qui peut alors devenir un but séduisant, pouvant poursuivre l’enfant éventuellement au long de sa vie. L’enfant développe ce sentiment de puissance envers les adultes, il peut mener à des difficultés éducatives.
4. Un enfant curieux peut se perdre dans des ruminations et passer beaucoup de temps inutile et gaspiller de l’énergie à essayer de comprendre ce que le sujet irréel signifie plutôt que d’utiliser son intelligence pour connaître le monde réel.
5. En s’occupant avec des contenus irréels, l’enfant est amené à des schémas de pensée qui l’encouragent à s’esquiver. Le comportement d’évitement l’affecte surtout pendant la puberté, lorsque les tâches s’intensifient pour l’enfant, et interfèrent son développement, il peut de plus servir de base au développement d’une maladie de dépendance.
6. Le monde irréel peut constituer la base d’une identification erronée, et la psychose comme la paranoïa et la mégalomanie.
7. Les enfants peuvent être encouragés dans le comportement oppositionnel, agressif et violent et développer des troubles du comportement social. Les enfants imitent les modèles d’identification et reprennent leur comportement destructeur. Un comportement agressif peut augmenter, et les facteurs inhibiteurs de l’agression peuvent être réduits. En outre, d’autres personnes peuvent être perçues comme potentiellement plus agressives qu’elles ne le sont, ce qui peut provoquer de graves réactions d’autoprotection.
8. Les fantasmes, les délires et l’agressivité peuvent constituer la base d’un comportement délictuel à tous les niveaux.
Quel genre de trouble se développe, cela dépend de la personnalité et de l’environnement de l’enfant. L’enfant ne peut pas distinguer entre sa propre fantaisie et la réalité, et il s’appuie sur celui qui renforce son sentiment de réalité, afin d’être moins vulnérable face aux situations de crise et de ne pas perdre pied.
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