lundi 28 avril 2014

Lettre à mon inspecteur de l’éducation nationale

Refus d'inspection ... Autant être clair



Monsieur l'Inspecteur, vous me prévenez par courriel d'une inspection imminente. Je sais que vous êtes en droit de venir vérifier si j'exerce convenablement ma fonction et c'est bien là ce qui me gêne en l'étrange situation où je me trouve. Je ne puis accepter d'être jugé sur un travail que je ne fais pas comme il se devrait et je me vois contraint de vous refuser ma collaboration. 

Je complète mon mail sibyllin par une missive plus explicite sur les raisons de mon refus actuel. Je ne fais pas classe ; je gère au jour le jour un groupe totalement déstructuré, perturbé par des années de dérives disciplinaires et fracassé par l'intrusion de la justice dans son environnement. Chaque jour naissent des conflits, des histoires, des crises qui submergent les esprits et éloignent ces jeunes des préoccupations scolaires. Je n'enseigne pas : je joue un rôle d'éducateur qui cherche à calmer le jeu, qui donne à comprendre la loi et la règle, qui modère les propos, qui adoucit les querelles. Je régule, je pondère, je calme et je ne fais pas cours comme il est prévu que je devrais le faire. C'est ainsi, et j'avoue que ce programme m'épuise et m'use au-delà de ce qui est supportable. 

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Les dangers du support numérique

Entrevue avec Paolo Cioni : Les dangers du support numérique sur les processus neuraux et cognitifs de nos enfants


Réalisée par le Mouvement de la Jeunesse Numérique

Q: Dans Neuro-Esclaves, vous expliquez que le cerveau possède une « fonction neurotrophique » : la croissance physique du cerveau est continue. Toutefois, ajoutez-vous, la non-stimulation de certaines régions cérébrales, qui correspondent à des aptitudes, provoque la dégénérescence de cette croissance. A ce titre, l’enseignement numérique représente-t-il une différence, d’un point de vue cognitif et neuroscientifique, par rapport à l’apprentissage sur des supports traditionnels ? Risque-t-on des séquelles sur les réseaux transmodaux du cerveau ? 

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La joie d’apprendre une langue est volontairement détruite

Impressions d’un professeur d’anglais du second cycle


Par Stefan Bucher

Depuis de nombreuses années, j’enseigne l’anglais dans le secondaire. Jusqu’à présent, j’initiais les élèves à la structure de la langue au moyen d’un manuel systématique, incluant dès le départ, l’apprentissage exact et minutieux du vocabulaire, ainsi que l’exercice de la grammaire traitée au moyen d’exemples pour finalement les amener en l’espace de trois ans de secondaire, à un usage assez libre de la langue dans différents domaines de la vie tout en leur donnant des outils d’acquisition de connaissances dans d’autres domaines de la langue et de la société en anglais. 

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jeudi 27 mars 2014

«  Pour prétendre gouverner la cité, il faut apprendre à se gouverner soi-même.  »  ( Socrate, philosophe grec, v. 470-399 av. J.-C.)

Faire confiance aux bébés



La force de l’empathie anticipée

Effets des attentes positives et négatives sur le développement des enfants


Par Corinna Schmied, psychologue, et Renate Hänsel, professeur de gymnastique 

Les enseignants, les parents ou d’autres personnes de l’entourage d’un enfant s’approchent souvent de lui avec des hypothèses, des théories ou des convictions. Chaque attente vis-à-vis de l’enfant, qu’elle soit consciente ou inconsciente, a des conséquences pour son développement futur, qui peuvent jouer un rôle positif ou négatif. Cela représente une grande responsabilité, mais aussi une grande chance. 

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vendredi 28 février 2014

«  La bonne politique est de faire croire aux peuples qu’ils sont libres. »   (Napoléon Bonaparte, empereur des français, 1769-1821)

De la conception personnaliste de l'homme vers la psychiatrisation du comportement de l'enfant

Des réformes permanentes dans le domaine de l’éducation mènent à une augmentation des difficultés dans l’apprentissage et des troubles mentaux chez les enfants


Par docteur Andreas Bau, Hackborn TG

[...] Aujourd’hui, les enfants remarqués pour des faiblesses d’apprentissage ou de comportement sont déjà diagnostiqués à l’école et dès le niveau de la maternelle, par des symptomes psychiatriques tels que le TDAH, l’autisme, le syndrome d’Asperger etc. Leur traitement thérapeutique consiste souvent en médicaments psychotropes tel que la Ritaline. Il n’en a pas été toujours ainsi. Dans les années 60 du siécle dernier on soignait les troubles de comportement selon leur domaine spécifique par des mesures pédagogiques, psychologiques ou éducatives. Les observations suivantes vont montrer, à quel point le changement de paradigme dans le domaine de l’éducation rejettant la conception personnaliste de l’homme ont entrainé parallèllement des dérives sur le plan du diagnostic médical. En efffet, depuis les années 60 des réformes scolaires permanentes ont favorisé le changement de la conception personnaliste de l’homme vers la psychiatrisation du comportement de l’enfant. Il en résulte une augmentation des troubles mentaux chez les enfants. Nous autres, pédiatres, nous étions obligés à nous pencher sur ce problème et à déve­lopper un point de vue selon notre déontologie professionnelle. 

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