samedi 7 novembre 2015
«
L’enseignement et le pain contrôlés par une minorité sont devenus le
moyen de soumettre l’homme ; et nous existons pour les gouvernements,
qu’ils soient de gauche ou de droite, qu’en tant que machines à produire
des marchandises et des obus. »
( Krishnamurti, philosophe et enseignant spirituel, 1895- 1986)
L’éducation morale et civique, ça sert aussi à faire la guerre
Par
Bernard Girard
Des enfants qui meurent à la guerre, on en voit tous les jours, presqu’à nos portes. Des enfants qui jouent à la guerre, ça leur passe généralement en grandissant. Des enfants qui préparent les guerres de demain, c’est, dans les établissements scolaires, l’objet de l’éducation à la défense, partie intégrante des programmes officiels de l’Education nationale. Et lorsque, dans une école de Moselle, des enfants de 9 à 10 ans s’entrainent au maniement de fusils d’assaut, ce n’est pas la conséquence d’un excès de zèle des enseignants ou des encadrants militaires, mais rien d’autre que la simple application d’une étroite politique de collaboration sciemment mise en œuvre depuis plus de trente ans par l’Education et la Défense et appliquée sans faillir et sans guère de scrupules à tous les niveaux [...]
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Des enfants qui meurent à la guerre, on en voit tous les jours, presqu’à nos portes. Des enfants qui jouent à la guerre, ça leur passe généralement en grandissant. Des enfants qui préparent les guerres de demain, c’est, dans les établissements scolaires, l’objet de l’éducation à la défense, partie intégrante des programmes officiels de l’Education nationale. Et lorsque, dans une école de Moselle, des enfants de 9 à 10 ans s’entrainent au maniement de fusils d’assaut, ce n’est pas la conséquence d’un excès de zèle des enseignants ou des encadrants militaires, mais rien d’autre que la simple application d’une étroite politique de collaboration sciemment mise en œuvre depuis plus de trente ans par l’Education et la Défense et appliquée sans faillir et sans guère de scrupules à tous les niveaux [...]
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samedi 10 octobre 2015
LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Laisser libre pour apprendre à être responsable
Par Diane Combes (professeur des écoles)
La question de l’éducation est omniprésente dans la pratique du métier d’enseignante auprès de jeunes élèves. Depuis toujours, j’ai tenté de faire trouver aux enfants leur propre référence plutôt que de les faire obéir à des comportements codifiés. La tâche n’est pas simple dans un environnement où la liberté de conscience n’est pas reconnue comme nécessité première à toutes les étapes du développement d’un individu. S’il est assez aisé de trouver les moyens d’obtenir des ambiances de travail qui calment les agitations et d’établir un cadre de fonctionnement structuré, il est beaucoup plus difficile de participer à la formation d’êtres véritablement libres, autonomes et responsables.
J’ai trouvé dans « La leçon de Professeur Hibou », une histoire pour les jeunes enfants récemment éditée par Les ateliers de la plume (1), un excellent outil au service de l’éveil au réservoir de sagesse et de bonté enfoui au plus profond de chacun. « La leçon de Professeur Hibou nous apprend qu’il faut écouter son cœur qui peut dire oui, qui peut dire non, mais toujours dit ce qu’on a à faire pour être sage et pour être bon. » Elle en propose le moyen concret [...]
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(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
Libellés :
PROFESSEUR HIBOU
La chanson de La leçon de Professeur Hibou
Pour écouter la chanson qui accompagne La leçon de Professeur Hibou,
rendez-vous sur la page : les ateliers de la plume EDITIONS
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PROFESSEUR HIBOU
Réflexions sur la gestation pour autrui
Nous ne sommes pas des mammifères comme les autres
Par
Catherine Dolto
Depuis une trentaine d’années les progrès de la médecine et des sciences dans le domaine de la procréation ont permis des avancées stupéfiantes. En 1982 naissait Amandine premier « bébé éprouvette » né en France ; sa naissance inaugurait une série de découvertes ouvrant aux humains en mal de procréer des possibilités nouvelles, inimaginables pour les générations qui nous ont précédés. Il était normal que ces nouvelles possibilités fassent bouger nos sociétés et les poussent à remanier leur vision de la procréation, de la famille et du couple. Pour qui a lu Maurice Godelier, il n’y a pas là de quoi s’étonner ni même de s’offusquer. Mais il y a urgence à réfléchir quand les progrès techniques permettent aux humains de passer un seuil qui les oblige à se questionner sur leur humanité. C’est le cas avec la gestation pour autrui que je souhaite aborder ici en dehors de toute considération sur la nature des couples y ayant recours, là n’est pas mon propos. Je souhaite simplement mettre en regard les connaissances actuelles sur l’aube de la vie humaine et les possibilités de ce qu’il faut bien appeler la production des enfants, dans un contexte de marchandisation du vivant jamais expérimenté jusqu’alors. Ces questions sont complexes. Les réponses, souvent militantes, voire dogmatiques, oublient trop facilement ce que l’on sait de la vie prénatale.
Il est frappant que l’enfant à naître ne soit pas lui même au centre du débat sur la gestation pour autrui ou de la mère porteuse. Il semblerait pourtant juste de se soucier d’abord de lui, de ce que cette manière inédite d’arriver au monde risque de signifier pour l’enfant ainsi porté, tout au long de sa propre vie et celle de ses futurs enfants. Agir autrement paraît terriblement rétrograde par rapport aux connaissances actuelles. Peu de voix s’élèvent pour se soucier de la charge de souffrances qui accompagneront inévitablement de tels dispositifs [...]
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Depuis une trentaine d’années les progrès de la médecine et des sciences dans le domaine de la procréation ont permis des avancées stupéfiantes. En 1982 naissait Amandine premier « bébé éprouvette » né en France ; sa naissance inaugurait une série de découvertes ouvrant aux humains en mal de procréer des possibilités nouvelles, inimaginables pour les générations qui nous ont précédés. Il était normal que ces nouvelles possibilités fassent bouger nos sociétés et les poussent à remanier leur vision de la procréation, de la famille et du couple. Pour qui a lu Maurice Godelier, il n’y a pas là de quoi s’étonner ni même de s’offusquer. Mais il y a urgence à réfléchir quand les progrès techniques permettent aux humains de passer un seuil qui les oblige à se questionner sur leur humanité. C’est le cas avec la gestation pour autrui que je souhaite aborder ici en dehors de toute considération sur la nature des couples y ayant recours, là n’est pas mon propos. Je souhaite simplement mettre en regard les connaissances actuelles sur l’aube de la vie humaine et les possibilités de ce qu’il faut bien appeler la production des enfants, dans un contexte de marchandisation du vivant jamais expérimenté jusqu’alors. Ces questions sont complexes. Les réponses, souvent militantes, voire dogmatiques, oublient trop facilement ce que l’on sait de la vie prénatale.
Il est frappant que l’enfant à naître ne soit pas lui même au centre du débat sur la gestation pour autrui ou de la mère porteuse. Il semblerait pourtant juste de se soucier d’abord de lui, de ce que cette manière inédite d’arriver au monde risque de signifier pour l’enfant ainsi porté, tout au long de sa propre vie et celle de ses futurs enfants. Agir autrement paraît terriblement rétrograde par rapport aux connaissances actuelles. Peu de voix s’élèvent pour se soucier de la charge de souffrances qui accompagneront inévitablement de tels dispositifs [...]
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mercredi 16 septembre 2015
La leçon de Professeur Hibou
Nous ouvrons une nouvelle rubrique PROFESSEUR HIBOU dans laquelle seront publiés des témoignages de professeurs des écoles, d'éducateurs, de psychologues et de parents sur l'expérimentation de "La leçon de Professeur Hibou".
« La leçon de Professeur Hibou » invite les enfants, dès le plus jeune
âge, à découvrir en eux-mêmes l’autorité intérieure, celle de la Vie. À
travers une histoire simple mais profonde, Professeur Hibou nous amène à
découvrir « la voix du cœur » qui nous dicte du dedans ce qui est à
faire ou à ne pas faire pour être sage et pour être bon.
La leçon de Professeur Hibou
les ateliers de la plume EDITIONS
Format A5, 32 pages
Prix : 5 € + frais d’envoi >> pour commander le livret
Format A5, 32 pages
Prix : 5 € + frais d’envoi >> pour commander le livret
Libellés :
PROFESSEUR HIBOU
LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - La clé de l’autonomie et de l’éducation
Par
Monique (professeur des écoles)
Depuis le temps que je suis enseignante, je n’ai jamais rien vu ou entendu dans les programmes et conférences pédagogiques, concernant la conscience de l’enfant pour le guider vers son autonomie. On y mentionne l’autonomie, certes, mais par des règles de comportement qui constituent une référence extérieure vouée à changer selon les lieux, les époques et les idéologies des gens au pouvoir qui les écrivent.
Mais d’où vient notre autonomie, si ce n’est de notre conscience profonde ?
N’ayant trouvé que très peu d’histoires invitant l’enfant à écouter sa conscience dans la littérature, j’ai été particulièrement sensible à « La leçon de Professeur Hibou »(1) proposée par Hélène, une jeune étudiante en psychologie, pour une expérimentation avec mes élèves. Je la remercie, ainsi que Johan, auteur de l’histoire.
Mais, avant l’expérimentation avec mes élèves, à la lecture de l’histoire, je me suis trouvée moi-même interpellée [...]
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(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
Depuis le temps que je suis enseignante, je n’ai jamais rien vu ou entendu dans les programmes et conférences pédagogiques, concernant la conscience de l’enfant pour le guider vers son autonomie. On y mentionne l’autonomie, certes, mais par des règles de comportement qui constituent une référence extérieure vouée à changer selon les lieux, les époques et les idéologies des gens au pouvoir qui les écrivent.
Mais d’où vient notre autonomie, si ce n’est de notre conscience profonde ?
N’ayant trouvé que très peu d’histoires invitant l’enfant à écouter sa conscience dans la littérature, j’ai été particulièrement sensible à « La leçon de Professeur Hibou »(1) proposée par Hélène, une jeune étudiante en psychologie, pour une expérimentation avec mes élèves. Je la remercie, ainsi que Johan, auteur de l’histoire.
Mais, avant l’expérimentation avec mes élèves, à la lecture de l’histoire, je me suis trouvée moi-même interpellée [...]
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(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
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PROFESSEUR HIBOU
LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Cette leçon a changé notre manière d'être à tous
Par
Laure (maman de Robin, Jullian et Evan, assistante sociale)
Voici mes impressions en ce qui concerne "La leçon de Professeur Hibou" (1). Cette leçon a changé notre manière d’être à tous. Pour Jullian et Robin, c’est facile d’écouter leur cœur. Ils se mettent au calme et retrouvent le chemin. Cela les a aussi beaucoup aidés face aux adversités de la vie. Ils ont confiance en eux, en leur propre jugement. Ils savent ce dont ils ont besoin. Pour moi, c’est adopter un positionnement différent : c’est les responsabiliser, leur faire confiance dans leur prise de conscience. J’essaie de les guider afin qu’ils intériorisent ce qui est juste pour eux. Pour Evan, c’est plus difficile. Quand son énergie et ses émotions le débordent, il refuse de se calmer et d’écouter son cœur, il se bouche les oreilles et dit « je ne veux pas ». Mais après la crise, on en reparle plus tard : il dit « mon cœur dit c’est bien ou c’est mal ». Je pense qu’il a du mal à écouter pour savoir ce qui est bon pour lui. Je constate qu’avec Jullian et Robin, nous ne sommes plus dans des conflits d’ « obéissance », nous parlons ; avec Evan, c’est encore difficile. La leçon de Professeur Hibou nous accompagne, mais cela exige du temps, de la disponibilité et du calme intérieur.
(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
Voici mes impressions en ce qui concerne "La leçon de Professeur Hibou" (1). Cette leçon a changé notre manière d’être à tous. Pour Jullian et Robin, c’est facile d’écouter leur cœur. Ils se mettent au calme et retrouvent le chemin. Cela les a aussi beaucoup aidés face aux adversités de la vie. Ils ont confiance en eux, en leur propre jugement. Ils savent ce dont ils ont besoin. Pour moi, c’est adopter un positionnement différent : c’est les responsabiliser, leur faire confiance dans leur prise de conscience. J’essaie de les guider afin qu’ils intériorisent ce qui est juste pour eux. Pour Evan, c’est plus difficile. Quand son énergie et ses émotions le débordent, il refuse de se calmer et d’écouter son cœur, il se bouche les oreilles et dit « je ne veux pas ». Mais après la crise, on en reparle plus tard : il dit « mon cœur dit c’est bien ou c’est mal ». Je pense qu’il a du mal à écouter pour savoir ce qui est bon pour lui. Je constate qu’avec Jullian et Robin, nous ne sommes plus dans des conflits d’ « obéissance », nous parlons ; avec Evan, c’est encore difficile. La leçon de Professeur Hibou nous accompagne, mais cela exige du temps, de la disponibilité et du calme intérieur.
(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
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