vendredi 15 juillet 2016

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (7)

Par Carine (maman de L., 6 ans)

Je tenais à apporter mon témoignage de maman concernant la méthode de Professeur Hibou.
Lorsque ma fille L. était en Grande section de maternelle dans une classe qui utilise cette méthode, nous sentions avec son papa qu’elle était plus réceptive à ce qu’elle ressentait et qu’elle arrivait à rester concentrée et calme plus longtemps qu’avant. Nous nous servions même de La leçon de Professeur Hibou (1) qui nous aidait bien au quotidien.

L. dit aujourd’hui d’ailleurs qu’elle a appris à accepter les punitions et à se rendre compte quand elle fait des bêtises grâce à la leçon du Professeur Hibou, et aussi à écouter son cœur et à ne pas faire du mal. Nous avons toujours le livret dans sa bibliothèque que nous relisons ensemble, souvent.

Ma fille L. est aujourd’hui en classe de CP et a des très bons résultats scolaires et se montre très sérieuse en classe. Nous pensons, son papa et moi, qu’elle a vraiment appris qu’il y avait un temps pour chaque chose et que l’école c’était sérieux. Du coup, même quand parfois elle s’agite en classe, d’elle-même elle trouve la capacité de se recentrer en interrogeant son cœur.

La leçon du Professeur Hibou est restée gravée dans sa mémoire. Elle me dit toujours en fermant les yeux : « Attends… je demande à mon cœur… ». Et ça marche !

Nous sommes conscients que L. a eu une vraie chance de pouvoir bénéficier de cette méthode avant son entrée en primaire et nous vous en remercions énormément. Nous souhaitons qu’encore bien d’autres enfants puissent avoir cette chance. 


(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

samedi 2 juillet 2016

«  Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Eh bien commence à le faire : qui t’en empêche ? Fais-le en toi et autour de toi, fais-le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit, et il grandira. »  (Carl Gustav Jung, psychiatre et psychologue, 1875-1961)

L'unité de l'humanité

Par Maria Montessori


Les forces qui bouleversent le monde actuel exige que l’on prenne en compte l’unité de l’humanité avec la plus grande urgence ; fini le temps où quelques groupes raciaux ou pays isolés pouvaient accéder à la civilisation, laissant les autres dans la servitude et la barbarie. La persévérance dans ces idées usées ne peut qu’entraîner l’autodestruction et de nouvelles guerres. Comment faire, donc, pour obtenir un changement de mentalité général, si ce n’est par l’œuvre d’un enseignant qui n’agirait pas comme un tyran ou un missionnaire, mais comme un guide essentiel des nouvelles générations ? L’enseignant moderne se doit d’être un chercheur enthousiaste dans les domaines de la biologie et de la psychologie de l’enfant au cours des différentes phases de sa croissance, comme aussi dans celui de la psychologie humaine en général. « L’école » doit être autre chose qu’un lieu où l’on instruit, où un seul maître enseigne au plus grand nombre –avec une souffrance mutuelle et en prime de bien maigres résultats par rapport aux efforts déployés.

Tous les pays du monde sont en train d’adopter la scolarité obligatoire. Il s’ensuit que sur le front de l’instruction, il y a conscription obligatoire, avec une mobilisation comparable à celle d’un pays menacé par un danger imminent. Or, il ne s’agit pas d’une mobilisation nationale, mais d’un mouvement bien plus vaste et d’une mobilisation universelle : pour la vie, cette fois, et non pour la mort !


Extrait de "Éduquer le potentiel humain" Editions Desclée de Brouwer

Quand les neurosciences enterrent la méthode globale


Dans le Monde d'aujourd'hui (23.12.2013), le neuroscientifique Stanislas Dehaene, Grand Prix INSERM 2013, se fend d'un article magistral sur les errances de l'enseignement dans notre pays et les exigences à satisfaire dans l'avenir.


Par Sébastien Bohler

Encore beaucoup trop d'emploi de la méthode mixte

Au chapitre des erreurs du passé, perpétuées plus souvent qu'on ne croit aujourd'hui, l'apprentissage de la lecture à travers la méthode globale, qui encourage les enfants à reconnaître la forme des mots sans insister sur le principe alphabétique. S Dehaene écrit ainsi : « 77 pour cent des enseignants des zones défavorisées choisissent toujours un manuel de lecture inapproprié, qui fait appel à une méthode mixte », comprenez une méthode qui inclut une part de reconnaissance globale de la forme des mots. Un présupposé irrecevable de la part des neurosciences, pour qui le cerveau est adapté à la méthode syllabique, axée sur la compréhension de la correspondance entre les syllabes et les sons.





L'aire cérébrale indiquée d'une flèche à droite, spécialisée dans la reconnaissance des lettres, voit son activité augmenter au fur et à mesure de l'automatisation de la lecture.

Une formation aux neurosciences pour les enseignants ?

Sur la question des causes de cette erreur persistante, S. Dehaene dénonce le manque de « formation scientifique » des enseignants. Selon lui, les instituteurs et institutrices bricoleraient une pédagogie du mieux qu'ils peuvent, ne disposant pas des informations scientifiques qui leur permettraient remiser au placard une bonne fois pour toutes la méthode globale.
Toutefois, malgré la solidité de l'argument, on a du mal à croire qu'il aurait fallu attendre l'avènement des neurosciences pour apprendre aux enfants à lire à l'aide du B-A BA. Toute l'histoire des civilisations, depuis les alphabets grec et latin jusqu'à l'invention de l'imprimerie, n'est-elle pas construite sur ce principe ? Et on voudrait nous faire croire que son oubli est lié à un manque de neurosciences ? C'est un peu court.

Le problème est manifestement ailleurs. Mais où ?

En finir avec le mythe de l'apprentissage sans rien faire

La réponse semble montrer le bout de son nez un peu plus loin dans le propos de S. Dehaene. L'apprentissage du déchiffrage en lecture est, à vrai dire, un poil rébarbatif, et nécessite une répétition jusqu'à tant que le processus devienne automatique. Se pourrait-il alors qu'à une certaine époque, le fantasme d'une éducation « tout plaisir » ait vu le jour ? Où certains pédagogues aient rêvé que la formation des esprits puisse se faire sans transpiration, uniquement avec de l'inspiration ? Facilité séduisante que sportifs et stars du show-biz ont relayée jusqu'à l’écœurement selon l'adage : « il faut se faire plaisir ». Certes. Promettre à un enfant qu'il saura lire en identifiant comme par magie la forme des mots, ne manquera pas d'exercer sur lui (et sur ses parents) un certain attrait. Mais comme le disait Victor Hugo, l'art est fait à 99 pour cent de transpiration, et à un pour cent d'inspiration. Les neurosciences nous rappellent, finalement, que le bon câblage du cerveau demande du travail et du temps. Merci à S. Dehaene.

réf. http://www.scilogs.fr/l-actu-sur-le-divan/quand-les-neurosciences-enterrent-la-methode-globale/

Politique linguistique et politique de formation

Politique linguistique et politique de formation – deux Instruments de la politique de force impérialiste


Par Horizons et débats

Les langues officielles parlées dans un pays dépendent de la politique linguistique. En Suisse, la politique linguistique est définie par la Constitution, plus exhaustivement encore par la Loi sur les langues. Celle-ci garantit un traitement identique des quatre langues nationales, indépendamment de l’étendue et de la force économique et politique des régions linguistiques. Dans le principe de l’égalité du traitement des langues nationales s’exprime une valeur plus fondamentale encore: le respect de la liberté et de la dignité des êtres humains vivant dans leur propre région linguistique et dans leur patrie culturelle.

Les langues apprises dans les écoles parallèlement à la langue maternelle sont l’affaire de la politique linguistique mais aussi de la politique de formation puisque cela concerne le système scolaire. Cela s’est manifesté notamment lors du débat sur l’introduction de l’enseignement précoce de l’anglais. C’est là une bonne illustration de l’étroit rapport existant entre les politiques linguistique et de formation [...]


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mercredi 22 juin 2016

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Un outil pour toute la classe

Par Valène (psychologue clinicienne et maman de Rose)



L’histoire du Professeur Hibou nous a été remise avant les vacances de la Toussaint. Ma fille la connaissait déjà par cœur ! Elle semble investir de manière très positive cette histoire qui est un outil pour toute la classe. Je constate que cette méthode est pertinente et profitable aux enfants car :

 1-    Le format « conte » intéresse d’emblée les enfants, les motive et   éveille leur curiosité, ce qui facilite leur investissement et leur adhésion.
2-    La méthode délivrée par le Professeur Hibou constitue une forme de série de stratégies d’autorégulation émotionnelle (s’asseoir, fermer les yeux, interroger son cœur) et d’hétérorégulation émotionnelle.
3-    Ce support permet aux enfants de reconnaître, d’identifier, de comprendre les émotions qui les traversent, mais aussi de prendre en compte l’impact et les conséquences de leurs comportements sur les autres. Il développe l’autonomie de l’enfant.
4-    En définitive, c’est un outil pédagogique (voire psychologique) essentiel pour développer les apprentissages sociaux (respect des règles, des autres). C’est une très bonne chose qu’il soit utilisé et répandu dans les écoles maternelles !

Je constate que grâce à l’utilisation de cette méthode, ma fille parvient mieux à gérer ses émotions et elle nous apparaît plus calme et plus « sécure » en rentrant de l’école.
Le Professeur Hibou faisant figure d’autorité, cela évite les rapports de force et les éventuels conflits qu’il peut exister parfois entre les enfants et les adultes. Ainsi les enfants intègrent les règles dans un climat de confiance. Ils sont responsabilisés et deviennent plus autonomes.

Personne ne peut y échapper, c’est l’eurofoot...

Personne ne peut y échapper, c’est l’eurofoot ! Bon, on peut faire autre chose que de regarder les écrans, fermer les radios, se dire qu’on est au-dessus de ça, mais on peut aussi en penser quelque chose !


Par Bernard Collot

Je me suis souvent demandé pourquoi l’espèce humaine avait une telle propension à jouer sans fin avec des objets ronds. Peut-être est-ce parce que c’est la seule à avoir prolongé sa puissance au-delà de l’enveloppe de chacun de ses êtres en projetant des objets pour se défendre, pour atteindre une proie, un ennemi… En somme nous avons la capacité unique d’étendre notre espace de pouvoirs au-delà de notre corps. Nous n’arrêtons pas de lancer, des fusées, des idées, des invectives… et d’attraper, des coups de soleil, des maladies, des poux…

Si le chaton est naturellement mobilisé par ce qui bouge, le petit enfant joue naturellement à faire bouger, faire tomber. Quelle jouissance quand il lance pour la première fois un caillou dans l’eau ou une poignée de sable dans les yeux de la petite sœur ou du petit frère. Même avec les pieds qui pourtant ne sont pas faits pour ça il est si drôle de projeter la boite de conserve qui traîne par terre sans même avoir besoin de se baisser. Mettez une balle, un ballon quelque part, il y aura toujours quelqu’un qui fera quelque chose avec parce qu’en plus cet objet roule, rebondit, on peut lui donner vie ce qu’on ne peut faire avec une pierre.

Bon, nous sommes donc une espèce animale de lanceurs et d’attrapeurs. Mais alors pourquoi une grande partie de nos activités ludiques collectives se fait à partir d’un unique objet sphérique ? Le lien ! C’est le ballon qui crée le lien entre plusieurs personnes, qui leur fait faire quelque chose ensemble, qui les incite à être ensemble.

Peut-être est-ce parce que nos sociétés ont de plus en plus de mal à faire ensemble (donc à être une espèce sociale) qu’il y a un tel engouement pour le foot. Vous avez deux équipes sur un terrain, enlevez le ballon, les joueurs ne savent plus que faire, qu’inventer ensemble et chacun rentre chez soi. Il n’y a pas de sport collectif sans un objet commun sans passes, cela arrive à être le seul endroit où l’on est dans l’obligation de se passer quelque chose les uns aux autres. On peut imaginer un super joueur tellement habile qu’il puisse traverser le terrain seul et allant marquer chaque fois un but ; il n’y aurait plus personne pour jouer avec lui et plus personne pour regarder, il n’y aurait plus de jeu possible. Avoir un objet commun sur lequel agir et qui puisse être le prétexte à être ensemble, jouir enfin du ensemble. L’espèce de folie qui touche surtout le foot quand un but est marqué dans la manifestation hystérique des joueurs et des supporters est peut-être le reflet terrible du manque total par ailleurs de jouissance collective de réussite [...]


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samedi 11 juin 2016

LE GRAND TOUT-SOLEIL

"L'histoire que je vais vous raconter n'est pas un conte de fée, c'est une histoire vraie, une histoire que j'ai vécue, une histoire merveilleuse ! Voilà comment tout a commencé... "


Pour les enfants à partir de 7-8 ans
Format A5, 36 pages
Prix : 5 € + frais d’envoi


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