Médecin au sein du service public de la petite enfance de l'Essonne, Anne-Lise Ducanta tire la sonnette d'alarme sur les effets néfastes des écrans sur le développement des jeunes enfants.
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BFMTV
Retards de développement, troubles de la relation, du langage et du comportement... les effets d'une surconsommation des écrans chez les jeunes enfants semblent désastreux si l'on en croit les résultats d'une enquête menée par un médecin de la protection maternelle et infantile (PMI) de l'Essonne, et relatée dans les pages du Figaro.
Anne-Lise Ducanda osculte chaque année des centaines d'enfants de moins de cinq ans, notamment envoyés par les crèches et les écoles maternelles du département. "En 2003, 35 enfants en difficulté m'étaient signalés par les écoles sur 1.000 élèves de maternelle en petite et moyenne section de l'Essonne", se souvient-elle.
"Depuis un an et demi, on m'en a déjà signalé 210 en grande difficulté. Toutes les semaines, je suis sollicitée pour de nouveaux cas. À force d'en voir, j'ai fini par faire le lien avec leur consommation d'écrans", explique-t-elle.
Des troubles qui ressemblent aux symptômes autistiques
Les principaux symptômes observés: regard vide, vocabulaire très restreint, difficultés de communication avec les autres, stéréotypies (comportements répétitifs comme les battements de bras) ou écholalies (répétition mécanique des phrases de son interlocuteur)... à tel point que le docteur Ducanda affirme que ces troubles peuvent être confondus avec "des symptômes autistiques" [...]
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La Haute Autorité de Santé a émis de nouvelles recommandations très attendues afin de rendre plus précoce le dépistage de l'autisme, un trouble qui touche un Français sur 100.
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Sciences et Avenir avec AFP
La Haute Autorité de santé (HAS) a émis lundi 19 février 2018 de nouvelles recommandations sur le dépistage de l'autisme, un trouble qui touche un Français sur 100, afin de permettre un diagnostic plus précoce chez les enfants, crucial pour leur avenir. Cette autorité indépendante, qui établit les "recommandations de bonnes pratiques", a fléché le "parcours de l'enfant et de sa famille", "de l'identification des signes d'alerte jusqu'à la consultation dédiée".
Une consultation médicale dans les 3 semaines après un doute
Dans ce parcours, détaillé dans un rapport diffusé par la HAS, l'"inquiétude des parents", ou des professionnels qui s'occupent d'un enfant en crèche ou en maternelle, doit déboucher sur une consultation médicale "dans les trois semaines". Si le médecin a une "suspicion" de troubles du spectre de l'autisme (TSA), il doit prescrire une "évaluation par une équipe spécialisée", coordonnée par un médecin, et comprenant des spécialistes notamment en pédopsychiatrie, en action médico-sociale et en pédagogie. Ces TSA touchent 1% de la population, soit 100.000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600.000 adultes, selon des estimations des pouvoirs publics.
L'origine n'en est pas connue. Aucun médicament spécifique n'existe. Mais une prise en charge adaptée permet de vivre mieux avec ces troubles de développement du système nerveux. Le risque, si on ignore qu'un enfant est autiste, est l'aggravation des troubles, et d'autres problèmes qui peuvent les accompagner (troubles du sommeil et de l'alimentation, fatigabilité, déficit intellectuel, handicap dans le langage, troubles de la motricité, anxiété/dépression, maladies, isolement social). "Plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l'enfant dans son développement", a expliqué la HAS dans un communiqué. "Malheureusement le diagnostic est encore trop tardif en France et les parents inquiets ne savent pas vers qui se tourner", a-t-elle déploré. Les parents doivent donc être écoutés des "professionnels de première ligne", en contact avec la petite enfance : puéricultrices, éducateurs, enseignants, psychologues, etc [...]
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Barbara Lefebvre est enseignante, auteur de « Génération : J’ai le droit ». Dans son livre, elle témoigne de son expérience et parle d'une génération individualiste, de crise de l'autorité...
Propos recueillis par Christel Brigaudeau
Elle parle comme elle marche : vite. Même avec le rhume, Barbara Lefebvre est habitée par son propos. Cette prof d’histoire-géographie en région parisienne, en poste auprès d’élèves en situation de handicap, est devenue l’une des figures des débats sur l’école. Elle est classée dans le camp des conservateurs depuis sa participation il y a quinze ans à l’ouvrage collectif « les Territoires perdus de la République » sur la montée des communautarismes. « Génération : J’ai le droit » est son quatrième livre.
La génération « J’ai le droit », c’est quoi ?
Barbara Lefebvre. C’est à la fois une génération d’élèves et une génération de parents qui considèrent que leurs droits individuels prévalent sur l’intérêt général. On glorifie les identités particulières au détriment du bien commun. Cet individualisme fait le jeu de deux courants : d’une part, le modèle ultralibéral, avec le culte de l’argent ; d’autre part, le communautarisme, selon lequel on serait déterminé par une identité de naissance à préserver absolument [...]
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Caroline (maman de Clémence, 6 ans)
Voici ce que Clémence me répond quand je lui demande ce que la leçon du Professeur Hibou* lui a apporté :
« Le Professeur Hibou m’a appris à être plus sage, à écouter ce que dit mon cœur, à être plus gentille avec les copains.
J’ai appris à jouer et à partager avec les copains. Je sais aussi qu’il faut ranger après avoir joué.
J’aimerais donner mon cœur aux autres enfants pour qu’ils apprennent à être sages aussi. Mais je veux garder aussi une partie de mon cœur pour l’écouter.
Mon cœur me suit partout : dans la classe, dans la cantine, dans la cour, chez moi et chez mes copains ; je sais qu’il faut écouter les parents. »
Pour ma part, je trouve qu’elle se concentre assez facilement et plus longuement, notamment sur les exercices d’écriture. Elle est empathique : la cause des animaux et celle des enfants lui tiennent à cœur.
Elle est patiente avec les enfants plus petits qu’elle, elle prête davantage ses affaires et elle est douce avec les animaux.
* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
« Les monstres existent, mais ils sont trop peu nombreux pour être vraiment dangereux ; ceux qui sont plus dangereux, ce sont les hommes ordinaires, les fonctionnaires prêts à croire et à obéir sans discuter. »
(Primo Levy, docteur en chimie, 1919-1987)
Nos ados sont-ils devenus accros au porno ? Une vaste enquête remise ce vendredi aux parlementaires révèle un phénomène alarmant.
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Christine Mateus
« Il n’y a jamais eu autant d’individus si proches d’un danger potentiel. » De quelle épée de Damoclès parle le politologue Dominique Reynié ? Des vidéos X. « Chez les 14-15 ans, 8 % regardent du porno plusieurs fois par jour dont 5 % de filles. Ils font leur apprentissage de la sexualité dans les pires conditions », s’alarme-t-il.
Ces résultats proviennent d’une vaste enquête sur les jeunes et les addictions (alcool, tabac, cannabis, écrans…) que nous dévoilons. Parmi ces comportements à risque, le porno, donc.
Réalisés par la Fondation pour l’innovation politique, que Dominique Reynié préside, le Fonds actions addictions et la fondation Gabriel-Péri, ces travaux pointent les risques pour les jeunes consommateurs : crises d’anxiété, troubles du sommeil, perte de l’estime de soi, représentation faussée des rapports sexuels…
Des habitudes qui peuvent aller jusqu’à l’addiction, c’est-à-dire une consommation qu’on ne peut plus maîtriser [...]
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Danièle Dugelay
Je suis entrée à l’école primaire à plus de six ans, sans passer par la case « école maternelle ». Née en 1940, j’étais très protégée par mes parents. Nous vivions à Paris et il y avait des alertes si nombreuses que la course dans les abris devenait un exercice presque quotidien. Mon père et ma mère avaient donc décidé de me garder près d’eux le plus longtemps possible.
Cependant, avant de me confier à l’école républicaine, ils ont voulu me préparer aux premiers apprentissages. Je semblais être une petite fille sensée, curieuse et intéressée et cela n’aurait pas dû poser de problèmes. Malheureusement, le résultat n’a pas été à la hauteur des espoirs de mes parents.
Je revois encore la scène. Maman vient vers moi, un sourire bienveillant aux lèvres et dans un climat de confiance partagée. Elle prend mes mains dans les siennes, s’assied en face de moi. L’heure semble solennelle. Elle ouvre la bouche : « Danièle, tu es grande maintenant, alors écoute moi bien. » Je la regarde, un peu impressionnée, et j’attends en tendant l’oreille avec application. Ma maman va-t-elle me dire un secret de grandes personnes ? C’est alors que j’entends Maman prononcer :
« Béééé (silence) éhaaaa...(silence), Bâ ! »
Ce dernier son est sorti de sa bouche comme un cri de libération. Je la regarde, sidérée : mais en quelle langue me parle-t-elle ? D’habitude, elle s’exprime dans la langue que tout le monde utilise autour de moi. Parfois, elle a parlé patois avec mes grands-parents quand nous sommes allés dans le Limousin de nos ancêtres. J’ai entendu dans le métro des soldats qui parlaient allemand et, plus tard, à la radio, du jazz chanté en anglais, mais cette nouvelle langue utilisée par Maman, non je ne la connais pas.
Ma mère répète plusieurs fois sa formule secrète, puis elle ajoute « Maintenant à toi, répète « Béééé éhaaa… Bâ ! ». Je reste muette, abasourdie … « Mais répète enfin ! ». Je veux bien , mais je ne n’y arrive pas, cela ne veut rien dire, je ne peux pas répéter ce qui n’a pas de signification pour moi. Je reste là, devant elle, les mains dans ses mains, complètement hébétée, les yeux fixes interrogateurs et la bouche ouverte. Mais dans quelle langue me parle-t-elle ? Ma pauvre Maman aurait-elle perdu la raison ? J’ai un peu peur…Je n’ai que six ans. Elle recommence, mais je la sens s’énerver… « Répète, mais répète donc ! » « Béééé éhaaaa, safékoi ? » Je sens l’instant dramatique et je ne comprends pas ce que je dois faire pour soulager ma maman. C’est alors qu’arrive le geste fatal : la seule gifle que j’ai reçue de ma vie ! Avec un cri de désespoir : « Ce n’est pas vrai, tu le fais exprès ! » La gifle laisse une sensation douloureuse sur ma joue, mais je ne lui en veux pas. Par chance, je ne crois pas m’être sentie coupable des larmes que je voyais perler sur ses cils [...]
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Il est grand temps d’exiger un tournant radical
Par
Felice Pensatore
Récemment, un article extrait d’un magazine pour parents m’est tombé entre les mains. Il s’intitulait l’«Ecole de demain».1 Partant du Plan d’études 21 et l’enseignement prévu sur les Technologies de l’information et de la communication (TIC) et les médias, l’auteur esquisse le futur quotidien scolaire de nos enfants. Equipés d’une tablette et munis d’accompagnateurs d’apprentissage, ils doivent au moyen d’une gestion numérique des chemins d’apprentissage et d’exercices numériques acquérir leurs compétences dans des classes multiâges et de niveaux mixtes, afin de réussir les tests standardisés souhaités remplaçant à l’avenir l’enseignant pour l’évaluation et la sélection nécessaire pour le passage au prochain niveau.
L’auteur se réfère aux grandes entreprises attendant en arrière-plan, pour proposer sous forme d’abonnements des solutions Cloud, des médias sociaux, des sites Internet interactifs, toutes formes d’applications et de programmes d’apprentissage, des vidéo tutoriaux, du matériel modulaire, le pistage du chemin d’apprentissage et des tests internationaux; le cas échéant, y compris des enseignants spécialisés, qui couvriraient l’offre sur place ou par un coaching à distance.
Les corrections seront faites en général de manière automatisée. L’écriture perdra de son importance, car on peut dicter des textes à l’ordinateur et des robots humanoïdes pourraient répondre aux questions, couvrir les besoins émotionnels, chanter et raconter des histoires. Voilà l’article partiellement résumé [...]
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