mercredi 16 novembre 2016

Témoignage d'un parent d'élève (9)

Par maman de Romy (4 ans)

"La leçon de Professeur Hibou"* a visiblement marqué Romy et elle me l’a racontée avec beaucoup d’entrain et de joie. […]
J’ai trouvé l’histoire simple, émouvante et pleine de bon sens. Au lieu d’inculquer des préceptes, des valeurs « d’adultes » et d’utiliser des méthodes répressives, on essaye de faire réfléchir l’enfant, et surtout on lui montre que même « petit » il a et connaît les ressources humaines qu’il porte en lui. […] On est notre seul juge et si on écoute son cœur, le jugement est souvent « juste ». 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

mardi 1 novembre 2016

«  Seul ce qui est fécond est vrai.  »  ( Goethe)

L'imagination active

Par Psychanalyse Jungienne 

L'imagination active laisse advenir au conscient les premières manifestations spontanées venant de l'inconscient, constituées principalement des humeurs, des images et des sensations physiques. L'imagination active permet de donner une forme sensible aux contenus inconscients et de s'y confronter dans le cas où est ressentie une perturbation émotionnelle. Il s'agit de fixer son attention sur cette émotion et sur les images, ainsi que sur ce flot incessant de fantasmes issu de l'inconscient, qui y sont associées, puis de les laisser se développer librement, dans un état de rêverie semi-contrôlé par conséquent. Durant ce processus, le Moi doit adopter une méthode active, qui, sans influer sur le déroulement des images, reste partie prenante et garde une position éthique. Il devient détenteur de ces processus inconscients en se laissant pénétrer et saisir par eux. Il faut donc la distinguer de la rêverie passive. Active ne signifie pas pour autant que le conscient doive intervenir et diriger. 

Dans la conception de Jung en effet seules les images sont actives ; elles guident réellement, par leur libre développement, le train de fantasmes. Il s'agit donc davantage d'une méthode de médiation par l'image qui permet de représenter l'inconscient comme un partenaire réel. Pour Anthony Steven l'imagination active prouve que l'émotion et l'imagination sont deux grandeurs psychiques nécessaires au développement de l'individu ; la fantaisie n’est pas le moyen régressif d’éviter la réalité mais le modus operandi de la croissance psychique, c’est par elle que la vie conduit vers l’avenir.

Référence : Facebook  - "Problèmes de l'âme moderne" Jung

PAROLES D'ENFANTS... Le jardin imaginaire



Sur le thème du jardin, il y a un album que les enfants aiment particulièrement : « Le jardin voyageur »(1). Après l’avoir lu dans ma classe de maternelle, nous avons fermé les yeux et imaginé notre propre jardin intérieur : À quoi ressemble-t-il ?


         C. : Mon jardin, il est beau parce qu’il y a plein de fleurs. Bientôt, mes citrons vont pousser.
         R. : Mon jardin, il a cinq cerisiers, de l’herbe, des tulipes et des roses.     
         E. : J’avais une cabane dans un arbre et une passerelle qui passait dans tous les arbres.
         D. : Dans mon jardin, il y a des fleurs et des rosiers.
         H. : J’ai visité le château de l’ancien temps. J’ai vu plein de fleurs et je les ai arrosées.
         L. : Il y a des fleurs et des papillons qui volent autour des roses, des arbres avec de belles feuilles et aussi un nid d’oiseau.
        P. : Dans mon potager, j’ai senti qu’il y avait tous les légumes, tous les fruits et toutes les fleurs qui existaient.
        N. : Je suis entrée dans une grotte. Il y avait un petit olivier presque tout mort, je l’ai arrosé, il est devenu grand avec des olives.
        Q. : J’ai senti que sur les toits des maisons, il y avait des potagers et des fleurs. Il y avait des papillons partout et les fleurs poussaient tout le temps.
         J. : Il y a des fleurs avec des pétales multicolores.
          F. : J’ai senti qu’il y a plein de fleurs, des rosiers et un arbre très grand.
         B. : Dans mon cœur, c’était l’automne, il y avait trois escaliers, je suis monté en haut. Il y avait un énorme jardin avec des fleurs multicolores. Pendant l’hiver, il pleuvait. Quand c’était le printemps, je suis sorti dehors, les plantes étaient jusqu’au ciel.
        M. : Dans mon jardin, il y a un énorme arbre qui fait presque toute la planète. Il y a plein de maisons et plein d’animaux dans l’arbre ; et la terre, c’est de l’eau.
        L. : Avec mes plantes j’ai fait des maisons et un château. Après l’hiver, elles ont repoussé, je leur ai fait un petit câlin.
         F. : J’ai arrosé toutes mes fleurs.


(1) « Le jardin voyageur » de Peter Brown – Editions Nord Sud.

Un aspect inquiétant des nouveaux programmes du primaire

La question des compétences en lecture


Par Janine Reichstadt

Les nouveaux programmes pour le cycle 2 qui entreront en vigueur en septembre 2016 s’attachent à définir des objectifs et des prescriptions pour tous les enseignements dont bien sûr le français. Après la déclinaison de quatre compétences qui doivent être travaillées dans le cadre de cet enseignement : comprendre et s’exprimer à l’oral, lire, écrire, et comprendre le fonctionnement de la langue, chacune est reprise pour faire l’objet de trois développements. Ceux-ci portent sur : 1/ les attendus de fin de cycle, 2/ les connaissances et compétences associées, accompagnées d’exemples de situations, d’activités et de ressource pour l’élève, et 3/ des repères de progressivité.

Je fais le choix ici de m’attarder essentiellement sur la compétence « lire », mon objectif étant de souligner ce qui m’apparait comme une source d’inquiétude, car la façon dont on envisage de travailler cette compétence contient les ingrédients de la poursuite des échecs particulièrement graves que l’on enregistre aujourd’hui et qui ne font que s’amplifier [...]


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