samedi 1 décembre 2018

«  Il faut que tu ressentes de la joie dans ton cœur, que tu ne sois pas contre ton cœur ; si ton cœur veut faire quelque chose, laisse-le faire !  »  (enfant d’Ottawa interviewé après la projection du film "C’est quoi le bonheur pour vous ?",  novembre 2018)

Paroles d’enfants : entretien sur la joie

Les enfants parlent vrai…  Entretien spontané dans une classe multi-âges de maternelle

-   M. : J’ai perdu la joie !
-        La maîtresse : Comment peut-on faire pour retrouver ou garder la joie ?
-        I. : On peut demander la joie au cœur, quand on est sage.
-        N. : On peut sentir notre cœur.
-       M. : On peut demander au cœur s’il veut bien nous donner la joie et faire la paix entre nous.
-        C. : Il faut être sage. Sinon, la joie, elle ne va pas être là.
-        P. : Il faut pas faire de caprices.
-        J. : Et aussi, ne pas arracher les jeux des mains.
-        L. : Etre sage.
-        G. : Même si on n’est pas sage, on a de la joie, mais moins de joie que d’habitude.

Le lendemain :

-        La maîtresse : Qu’est-ce qui fait partir la joie ?
-        L. : Quand on ne demande pas la joie à son cœur.
-        I. : Si on ne la sent plus.
-        M. : Si on tape, la joie, elle part.
-        B. : Si on fait des bêtises.
-     M. : Si on fait des caprices, on fait partir la joie aussi.
-        J. : Si on tape et si on fait mal, ça fait partir la joie.
-        A. : Faut pas taper et crier.
-        G. : Si on fait la guerre, la joie part.
-        N. : Si on donne des coups de pieds.
-        B. : Si le cœur nous donne une réponse bien et qu’on ne l’écoute pas.
-        C. : Si quelqu’un se fait mal et qu’on ne le dit pas à la maîtresse.
-        I. : Si on fait quelque chose de pas bien, on fait peur à la joie et elle part.
-        P. : Si on tape et qu’on a déjà été puni, la joie, elle part.
-        F. : Si on crie, le cœur est pas content.
-        V. : Si on se met en colère, la joie ne va pas être contente.
-        I. : Si on se dispute, la joie va partir.
-        G. : Si le cœur parle et qu’on ne l’écoute pas, la joie va partir.

La direction de l’instruction publique et de la pédagogie confiée au lobby militaro-industriel

Par B. Girard

La direction de la pédagogie confiée à une militaire, ce n’est pas au Brésil mais en France : la nomination par Blanquer à la tête du service de l’instruction publique et de l’action pédagogique, un poste clef de l’Education nationale, d’une ingénieure en chef de l’armement et colonelle (R.-M. Pradeilles-Duval), pour atypique qu’elle puisse paraître, n’est pas vraiment une surprise. Elle confirme la sérieuse dérive militariste de l’ensemble du système éducatif.

Dernièrement, le choix d’un gendarme comme proviseur adjoint d’un lycée à Stains (Seine-Saint-Denis) ou la formation paramilitaire de plusieurs dizaines de chefs d’établissement des Yvelines, avaient pu apparaître, à tort, comme de simples concessions, de nature symbolique, à une opinion publique (et à un certain nombre d’enseignants…) demandeuse d’ordre et de discipline. En réalité, ces mesures s’inscrivent dans une logique de rapprochement toujours plus marqué entre l’école et l’armée, mais l’armée imposant ses vues à l’école. C’est bien le sens des protocoles conclus depuis 1982 par les deux ministères, à l’origine de l’éducation à la défense qui gangrène depuis lors tout le cursus des élèves. Pour son promoteur, Charles Hernu, non seulement, les jeunes devaient arrivés à l’armée, « préparés par l’école », mais l’école devait être le lieu d’un « esprit de défense » largement partagé, visant à promouvoir les représentations militaires sur le monde et sur la société. C’est bien cette conception globalisante et totalitaire qui est exposée par le dernier protocole en date (20/05/2016) qui inclut explicitement dans l’éducation à la défense (et donc dans les programmes scolaires et les examens officiels) « l’ensemble du champ de la défense militaire et de la sécurité nationale. » [...]


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Mineurs délinquants, mineurs en danger : le bateau coule !

Dans une tribune qu'ils publient en exclusivité ce lundi sur France Inter et dans le journal Le Monde, les quinze juges des enfants de Bobigny lancent un "appel au secours". "Nous sommes devenus les juges de mesures fictives", écrivent-ils, dénonçant le manque de moyens pour la protection de l'enfance.


Par France Inter

Nous, juges des enfants du Tribunal de Grande Instance de Bobigny, souhaitons alerter sur la forte dégradation des dispositifs de protection de l'enfance en Seine-Saint-Denis.

Juges des mineurs délinquants, nous sommes, aussi, juges des mineurs en danger. À ce titre, nous devons répondre à l'exigence de protection des enfants, parfois très jeunes, que leur situation familiale met en péril : violences physiques, sexuelles, psychologiques, délaissement parental, négligences dans les soins et l'éducation. La loi nous permet, dans les cas où une séparation s'impose, de retirer l'enfant de son milieu familial. Elle nous permet aussi d'ordonner des mesures d'investigation ou d'accompagnement éducatif qui permettent, lorsque la situation s'y prête, de la faire évoluer favorablement en maintenant l'enfant dans sa famille, tout en veillant à son bon développement et à son insertion scolaire et sociale. Les mesures d’assistance éducative, exercées pour la plupart par le secteur associatif habilité, sont actuellement soumises à des délais de prise en charge inacceptables en matière de protection de l'enfance : il s’écoule jusqu'à 18 mois entre l’audience au cours de laquelle la décision est prononcée par le juge des enfants et l’affectation du suivi à un éducateur. Près de 900 mesures, soit 900 familles, sont en attente. Nous en connaissons les raisons : un manque flagrant de personnel, lié aux restrictions budgétaires, dans un contexte où la dégradation des conditions du travail éducatif et social en Seine-Saint-Denis rend plus difficiles les recrutements [...]


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jeudi 15 novembre 2018

Témoignage d'un parent d'élève (20)

Par maman de K., 5 ans

« J’écoute ma maîtresse, j’écoute mon cœur, j’écoute ma maman ». Ce sont les phrases que K. nous dit depuis que vous lui avez lu l’histoire de Professeur Hibou* et je trouve que cette histoire peut et arrive à canaliser les enfants qui sont un peu agités ; K. est une petite fille qui a énormément changé et dès qu’elle commence un peu à déborder, je lui dis qu’il faut être comme Mario et Maria. Elle me dit alors qu’il faut écouter son cœur quand on n’est pas sage et elle réfléchit. Cette histoire l’a marquée. J’ai bien aimé cette petite histoire. 

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS





jeudi 1 novembre 2018

Paroles d’enfants : quand on fait silence


Les enfants aiment le silence et ils expriment volontiers ce qu’ils y trouvent. Voici des témoignages d’enfants de 3 à 6 ans.

-        L. : J’aime bien descendre en moi. Je me sens très bien.
-        A. : J’ai senti mon cœur, j’ai fermé les yeux.
-        I. : Moi, j’aime beaucoup le silence.
-        B. : J’ai senti ma maman.
-        M. : J’aime bien être dans mon cœur.
-        N. : Moi, j’ai senti le soleil.
-        P. : J’adore le silence !
-        T. : J’ai senti la paix, la joie et la douleur d’écouter la maîtresse et d’être super sage !
-        C. : Mon cœur est content, il m’a dit que je serai toujours sage.
-        B. : J’ai écouté mon cœur. Mon cœur m’a dit : fallait pas faire de bêtises. J’ai senti tous mes copains.
-        D. : J’ai senti un moment mon cœur qui battait et il me disait : « Je suis sûr que tu vas être sage aujourd’hui, je compte sur toi. » J’ai dit : « D’accord, je t’écouterai toute ma vie ».

Les évaluations nationales de Cp Ce1 hébergées par Amazon

Est-il normal que les évaluations nationales de Cp et Ce1 soient hébergées à l'étranger sur un serveur d'une entreprise du GAFAM célèbre par sa capacité à exploiter les données ? La question a été posée sur Twitter le 22 septembre par une enseignante référente pour les usages du numérique (ERUN), un corps qui s'estime oublié par l'Education nationale. Alors que les réseaux sociaux bruissent des critiques énervées des professeurs des écoles qui ont commencé à faire passer les évaluations nationales de Cp et Ce1, la nouvelle est de nature à leur porter un nouveau coup. Un enseignant peut-il contribuer à la fuite des données personnelles de ses élèves vers Amazon ?


Par François Jarraud

" Dites @EducationFrance, le portail de saisie des évaluations nationales dont on apprend que le domaine a été réservé chez Amazon et que les données sont stockées sur un serveur à Dublin, c'est compatible avec la RGPD ?" Sur Twitter, le message de Lonny, une enseignante référente pour les usages du numérique (ERUN), a vite fait le tour des enseignants présents sur le réseau. Vérification faite il n'y a aucun doute : le serveur des évaluations nationales de Cp et Ce1 (près de 1.6 million d'écoliers) est hébergé à Dublin en Irlande. Et il est confié aux bons soins d'Amazon. Pour ceux qui suivent l'actualité du numérique éducatif, cette entreprise rappelle le passage au ministère du précédent directeur du numérique éducatif. Après avoir envisagé la transmission des données des élèves aux entreprises du GAFAM (Google Amazon Facebook Apple Microsoft), il a été désavoué par le ministre et est parti... chez Amazon [...]

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#PasdeVague: Après Créteil, les profs dénoncent le silence de l'Education nationale face aux violences à l'école

Après l'agression d'une enseignante dans un lycée de Créteil, de nombreux enseignants prennent la parole sur « 20 Minutes » pour raconter leur quotidien. Ils fustigent le silence du ministère de l’Éducation nationale, dont ils dépendent...


Par Nils Wilcke

Son flegme a suscité des interrogations sur le Web. Pourtant, le comportement de l’enseignante menacée avec une arme qui a fait le tour des réseaux sociaux et conduit à une mise en examen, serait représentatif d’une certaine injonction dans les établissements scolaires : celle de ne pas faire de vagues. De se taire. D'encaisser.

Comme ils le font sur les réseaux sociaux avec le hashtag #PasdeVague, de très nombreux enseignants ont répondu à notre appel à témoignage pour dénoncer le silence de l’ Education nationale face aux violences scolaires.

« Grosse pute, la grosse, Peggy la cochonne… ». Des insultes de ce genre, Sylvie, enseignante à Créteil pendant six ans, en a très souvent entendu au détour d’une porte ou à l’interclasse. Sans que leurs auteurs soient sanctionnés par le chef d’établissement. « Il me répondait sans cesse que je n’avais pas de preuves, qu’il fallait faire attention… Au final, aucune sanction n’a été prise », regrette Sylvie, qui depuis a obtenu sa mutation en Normandie.

Ces violences sont-elles propres à Créteil ? Ninie, qui enseigne en Bretagne, ne le croit pas: « Je me trouve dans une zone plutôt favorisée. Et pourtant nous sommes régulièrement confrontés avec mes collègues à une violence verbale des parents ». Mots désagréables ou malpolis voires parfois insultants.

Nicolas, professeur depuis trois ans également à Créteil, observe des « comportements violents » au quotidien : insolences, jets d’objets voire « opposition physique » avec les enseignants [...]


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«  Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance il assure l'ordre; par la résistance il assure la liberté.  »   (Alain, essayiste français, 1868-1951)

"Les enfants pour la paix" ? Une opération commerciale à la gloire de la guerre

Par B. Girard

Dans le cadre du centenaire de l’armistice de 1918, les élèves de CM2 sont invités à participer à un concours, « Les enfants pour la paix », patronné par le ministre de l’EN et mis en œuvre principalement par la Mission du centenaire et l’éditeur Milan, avec le soutien officiel du ministère des Armées, du CLEMI, de la fondation Varenne, de Plantu (évidemment…), d’autres encore. Il s’agit de mener une enquête sur les monuments aux morts et de réaliser la création graphique d’un symbole de paix. Au vu des consignes données aux élèves, les deux travaux semblent contradictoires ou plutôt, comme c’est souvent le cas avec les commémorations scolaires, la paix sert ici surtout de prétexte à glorifier la guerre.

Milan, « éditeur engagé pour tous les enfants », si l’on en croit sa pub, fournit la logistique à travers son magazine « 1jour1actu » avec un numéro spécial distribué dans les écoles à un million d’exemplaires (!). On ne sait pas qui paye mais l’opération confirme que la guerre est toujours une affaire de gros sous.

Pour allécher le client, l’éditeur pose la question : « pourquoi est-ce important de se rappeler ce qu’il s’est passé pendant la guerre ? » - et apporte la réponse, sa réponse : « Se souvenir de cette guerre, c’est se rappeler toutes les personnes qui ont souffert, qui sont mortes, mais aussi qui se sont battues pour garantir, aujourd’hui, notre liberté. » Autrement dit, si la guerre fait des morts, c’est toujours pour la bonne cause [...]


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jeudi 18 octobre 2018

Témoignage d'élèves du Togo (4)

Par B. élève au CEG de KEGUE, LOME

Un jour, à l’activité sportive du collège, une amie m’a demandé de lui prêter 100 FCFA afin qu’elle s’achète de l’eau. Je les lui ai remis en lui disant qu’elle me remettrait 150 FCFA (soit avec un intérêt de 50 FCFA). Elle a dit « oui ».
Mais après le sport, et arrivé à la maison, mon cœur m’a dit : « Est-ce que c’est bon de prêter 100 FCFA à quelqu’un et de lui retirer 150 FCFA ? » J’ai dit « non », car c’est comme cela que commence l’exploitation de l’homme par l’homme.
Le lendemain matin, quand cette amie a voulu me rembourser ces 150 FCFA, je lui ai retiré seulement 100 FCFA. Elle m’a remercié chaleureusement et j’étais content de mon geste. 


Par Komlan (papa de D., CM2, Lomé)

Moi, à vrai dire, j’ai aimé cette histoire. Avant, ma fille était tellement agitée, mais depuis la mise en pratique de cette leçon, en classe elle a énormément changé. Quand elle se relâche, je lui rappelle l’histoire de Mario et Maria qui nous dit qu’il faut écouter son cœur. 

lundi 1 octobre 2018

La méditation de pleine conscience en question

La « pleine conscience », qui envahit actuellement l’espace du développement personnel, nous aide-t-elle à remplir notre fonction d’Homme ?


Par Diane

Réflexion inspirée de l’approche développée dans les textes de VIVRE LIBRE

Comme pour contrebalancer les modes de vie dénaturés et la fuite en avant technologique vers le virtuel, l’exercice de la méditation explose actuellement dans les pays occidentaux, dans le but de nous ramener à l’ « ici et maintenant ». Les médias nous révèlent que les meilleurs sportifs, les chefs d’entreprise et les grands artistes la pratiquent régulièrement. On ne trouve plus beaucoup d’écoles, d’entreprises, d’hôpitaux, de cabinets de psychothérapie où n’est enseignée la « pleine présence » ou « méditation de pleine conscience », encore appelée « Mindfulness »1 ou méditation laïque.

A la Faculté de Médecine de Strasbourg, vient d’être créé le premier diplôme de Médecine : « Méditation et Neurosciences »2. Aux Pays-Bas, le ministère de l’Éducation finance des formations pour les enseignants à l’ « Académie pour l’enseignement de la pleine conscience » créée par Éline Snel, auteur du best-seller « Calme et attentif comme une grenouille »3. En France, les punitions dans les collèges commencent à être remplacées par des séances de méditation4. Et l’on ne compte déjà plus les applications de « méditation moderne et positive » pour les smartphones5.

A l’origine de cet engouement, nous trouvons, d’une part, le rapprochement de certains scientifiques avec les traditions religieuses contemplatives et, d’autre part, l’avènement des neurosciences, philosophiquement inspirées du scientisme du xIxe siècle [...]


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La Riposte de Philippe Meirieu est un livre de colère

Écoles alternatives, neurosciences et bonnes vieilles méthodes : pour en finir avec les miroirs aux alouettes.


Par Dominique Costantini

La Riposte de Philippe Meirieu est un livre de colère. Militant engagé pour une école plus juste, l’auteur ouvre le débat public sur l’école « livrée aux joueurs de flûte de la marchandisation ». Il répond point par point au ministre Blanquer.

Philippe Meirieu assume la position du pédagogue et monte au combat « sur la crête ». Il récuse, simultanément, la nostalgie des « anti-pédagos », comme le spontanéisme des « hyper-pégagos ». Ces deux camps, d’une part, les partisans du retour à l’autorité, de la dictée et du port de la blouse et, d’autre part, les militants des « écoles alternatives » et du développement naturel de l’enfant, ont actuellement le vent en poupe. Ils jouissent des faveurs des médias, avides de flatter l’opinion, et d’attaquer leur ennemi commun, l’école publique.

Contre ces confusions, Philippe Meirieu « descend dans l’arène » et fustige l’inculture pédagogique de l’institution. Ignorée de nos ministres et de nos chefs d’établissements, la pédagogie pourrait, pourtant, loin des slogans et des lieux communs largement diffusés, ouvrir de nouvelles perspectives face aux défis éducatifs d’aujourd’hui. Encore faudrait-il se poser les bonnes questions. « Quelle école voulons-nous ? Pour quelle société et quel monde ? ». Il ne s’agit pas de choisir entre « l’école idéale » et « l’école unique » et de revenir aux débats historiques des pédagogues, mais de travailler, enfin, à l’intégration par l’école publique de l’ensemble des acquis pédagogiques.

Contre l’autonomie libérale et la concurrence entre personnels et établissements, Meirieu prône une véritable autonomie démocratique. Il encourage les enseignants à construire des collectifs avec les parents, autour de projets d’école ou d’établissements, pour former des citoyens et encourager la coopération, plutôt que la compétition ou l’individualisme [...]


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Les évaluations Blanquer remises en question par des enseignants

Par F. Jarraud

Un double mouvement s'amorce par rapport aux évaluations Blanquer. D'un coté le syndicat enseignant SE-Unsa a pris position nettement contre ce dispositf où il voit l'amorce d'un pilotage par les résultats. Il fixe en conséquence des revendications qui permettraient de garder des évaluations diagnostic en empêchant la mise en place d'une machine nationale. De l'autre, de simples enseignants qui ont reçu les évaluations s'indignent des contenus. Ils se sentent en désaccord entre ces évaluations et leurs valeurs pédagogiques. Le syndrome Darcos guette-il Blanquer ? [...]

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«  De ma vie, trois impressions demeurent aujourd’hui : la certitude d’être toujours au commencement, la certitude qu’il me faut absolument poursuivre et la certitude que je serai interrompu avant d’avoir terminé.  »  ( Fernando Pessoa, écrivain portugais, 1888 -1935)

samedi 15 septembre 2018

Grandir avec La leçon de Professeur Hibou

Un outil au service d’une éducation qui éveille à l’autonomie, à la responsabilité et à la dignité.


Par VIVRE LIBRE

Le sort du monde dépend, en premier lieu, de l’éducation. Dans nos sociétés modernes, en perte de repères spirituels et moraux, s’interroger sur l’éducation des enfants est fondamental, car seule une approche éducative respectueuse de la liberté de conscience leur permet de s’épanouir et d’évoluer harmonieusement.

La leçon de Professeur Hibou* est un outil précieux qui aide les enfants à grandir et à construire leur individualité de façon équilibrée. La spécificité de cette histoire, simple mais profonde, est dans le fait qu’elle éveille au Soi, à l’identité réelle, originelle, dans laquelle chaque être humain naît.

À partir de 3-4 ans, l’enfant prend progressivement conscience de son Moi ; à travers ses multiples expériences avec son environnement, il s’éveille à sa personnalité propre qui est son outil d’expression dans le monde. C’est le moment propice pour commencer à l’éveiller à son identité réelle ‒ le Soi ‒ fondement sacré de toutes les consciences personnelles qui nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout.

Contrairement aux contes traditionnels dont la fonction était de transmettre des règles morales ‒ imposées par les traditions religieuses ‒ et de mener à la soumission à une autorité extérieure, La leçon de Professeur Hibou exhorte à découvrir l’Autorité intérieure, celle du plan unitaire et impersonnel de la conscience qui s’exprime en chacun de nous à travers la voix intuitive du cœur [...] 


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* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

dimanche 2 septembre 2018

Paroles d’enfants : carnets de sagesse


Pour mettre en application « La leçon de Professeur hibou »*

En Grande section de maternelle ou au Cours préparatoire, on peut mettre en place des carnets de sagesse sur lesquels les enfants écrivent ce que leur cœur leur dicte pour être sage. C’est en libre service, quand ils veulent ; la maîtresse leur fait le modèle et ils recopient. Les enfants sont très demandeurs et ils écrivent « en attaché » ! Certains préfèrent écrire dans leur carnet plutôt que de sortir en récréation… B. et A. -qui s’entraînent plutôt à faire des bêtises ensemble- sont ravis d’écrire en même temps dans leur carnet. Un jour B. a dicté une phrase que A. a également voulu écrire ; un modèle leur a été donné pour les deux, et B. s’est écrié ; « Trop bien ! ». Quand ils écrivent ainsi, ils sont très sages et attentifs l’un à l’autre, s’attendant pour écrire les mots en même temps.

Une autre fois, I. veut écrire mais elle n’a pas trouvé sa phrase :

-        La maîtresse : Qu’est-ce que ton cœur t’a déjà dit pour être sage ?
-        I. : Il m’a dit beaucoup de chose !
-        La maîtresse : Que veux-tu écrire ?
-        I. : Je ne sais pas. Pour l’instant, je m’assois sur la chaise du silence pour voir…
(au bout d’un moment) J’ai trouvé ! « je suis sage quand j’écoute mon cœur. »

En fin de journée, elle était radieuse et répétait : « J’aime trop l’école ! J’aime trop l’école ! »

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
 

Chez les tout-petits, les écrans peuvent provoquer des troubles ressemblant à l'autisme

Médecin au sein du service public de la petite enfance de l'Essonne, Anne-Lise Ducanta tire la sonnette d'alarme sur les effets néfastes des écrans sur le développement des jeunes enfants.


Par BFMTV

Retards de développement, troubles de la relation, du langage et du comportement... les effets d'une surconsommation des écrans chez les jeunes enfants semblent désastreux si l'on en croit les résultats d'une enquête menée par un médecin de la protection maternelle et infantile (PMI) de l'Essonne, et relatée dans les pages du Figaro.

Anne-Lise Ducanda osculte chaque année des centaines d'enfants de moins de cinq ans, notamment envoyés par les crèches et les écoles maternelles du département. "En 2003, 35 enfants en difficulté m'étaient signalés par les écoles sur 1.000 élèves de maternelle en petite et moyenne section de l'Essonne", se souvient-elle.

"Depuis un an et demi, on m'en a déjà signalé 210 en grande difficulté. Toutes les semaines, je suis sollicitée pour de nouveaux cas. À force d'en voir, j'ai fini par faire le lien avec leur consommation d'écrans", explique-t-elle.

Des troubles qui ressemblent aux symptômes autistiques


Les principaux symptômes observés: regard vide, vocabulaire très restreint, difficultés de communication avec les autres, stéréotypies (comportements répétitifs comme les battements de bras) ou écholalies (répétition mécanique des phrases de son interlocuteur)... à tel point que le docteur Ducanda affirme que ces troubles peuvent être confondus avec "des symptômes autistiques" [...]

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Autisme : les recommandations de la HAS pour un dépistage plus précoce

La Haute Autorité de Santé a émis de nouvelles recommandations très attendues afin de rendre plus précoce le dépistage de l'autisme, un trouble qui touche un Français sur 100.


Par Sciences et Avenir avec AFP

La Haute Autorité de santé (HAS) a émis lundi 19 février 2018 de nouvelles recommandations sur le dépistage de l'autisme, un trouble qui touche un Français sur 100, afin de permettre un diagnostic plus précoce chez les enfants, crucial pour leur avenir. Cette autorité indépendante, qui établit les "recommandations de bonnes pratiques", a fléché le "parcours de l'enfant et de sa famille", "de l'identification des signes d'alerte jusqu'à la consultation dédiée".

Une consultation médicale dans les 3 semaines après un doute

Dans ce parcours, détaillé dans un rapport diffusé par la HAS, l'"inquiétude des parents", ou des professionnels qui s'occupent d'un enfant en crèche ou en maternelle, doit déboucher sur une consultation médicale "dans les trois semaines". Si le médecin a une "suspicion" de troubles du spectre de l'autisme (TSA), il doit prescrire une "évaluation par une équipe spécialisée", coordonnée par un médecin, et comprenant des spécialistes notamment en pédopsychiatrie, en action médico-sociale et en pédagogie. Ces TSA touchent 1% de la population, soit 100.000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600.000 adultes, selon des estimations des pouvoirs publics.

L'origine n'en est pas connue. Aucun médicament spécifique n'existe. Mais une prise en charge adaptée permet de vivre mieux avec ces troubles de développement du système nerveux. Le risque, si on ignore qu'un enfant est autiste, est l'aggravation des troubles, et d'autres problèmes qui peuvent les accompagner (troubles du sommeil et de l'alimentation, fatigabilité, déficit intellectuel, handicap dans le langage, troubles de la motricité, anxiété/dépression, maladies, isolement social). "Plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l'enfant dans son développement", a expliqué la HAS dans un communiqué. "Malheureusement le diagnostic est encore trop tardif en France et les parents inquiets ne savent pas vers qui se tourner", a-t-elle déploré. Les parents doivent donc être écoutés des "professionnels de première ligne", en contact avec la petite enfance : puéricultrices, éducateurs, enseignants, psychologues, etc [...]


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