mardi 15 août 2017

Laisser libre pour rendre responsable

Par Diane (professeur des écoles)

La question de l’éducation est omniprésente dans la pratique du métier d’enseignante auprès de jeunes élèves. Depuis toujours, j’ai tenté de faire trouver aux enfants leur propre référence. La tâche n’est pas simple dans un environnement où la liberté de conscience n’est pas reconnue comme nécessité première à toutes les étapes du développement d’un individu. S’il est assez aisé de trouver les moyens d’obtenir des ambiances de travail qui calment les agitations et d’établir un cadre de fonctionnement structuré, il est beaucoup plus difficile de participer à la formation d’êtres véritablement libres, autonomes et responsables.

J’ai trouvé dans « La leçon de Professeur Hibou », une histoire pour les jeunes enfants récemment éditée par Les ateliers de la plume (1), un excellent outil au service de l’éveil au réservoir de sagesse et de bonté enfoui au plus profond de chacun. « La leçon de Professeur Hibou nous apprend qu’il faut écouter son cœur qui peut dire oui, qui peut dire non, mais toujours dit ce qu’on a à faire pour être sage et pour être bon. » Elle en propose le moyen concret : faire asseoir les enfants, leur demander de fermer les yeux et de poser à leur cœur la question qui les préoccupe.

Dans le quotidien de la classe

L’expérimentation de ce moyen aussi simple que déroutant m’a tout d’abord demandé d’abandonner l’habitude d’intervenir de façon extérieure sur le comportement des élèves [...] 


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(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

mardi 1 août 2017

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU : le livre


« La leçon de Professeur Hibou » invite les enfants, dès le plus jeune âge, à découvrir en eux-mêmes l’autorité intérieure, celle de la Vie. À travers une histoire simple mais profonde, Professeur Hibou nous amène à découvrir « la voix du cœur » qui nous dicte du dedans ce qui est à faire ou à ne pas faire pour être sage et pour être bon. 

 

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LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU : le CD


LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU : Le recueil de témoignages


Au brevet, l’éducation morale et civique des collégiens évaluée par l’armée

par Collectif Q2C

Aujourd’hui, pour la session 2017 du DNB, l’éducation morale et civique de quelque 800 000 collégiens est évaluée par l’armée (avec l’aimable participation de l’iFRAP, (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques qui défend, entre autre, la suppression du SMIC). Vous avez dit moral et civique ?

EMC = éducation morale et civique. Il s’agit d’une des matières officielles de l’Éducation, couvrant l’ensemble de la scolarité, faisant l’objet de programmes officiels et d’une épreuve écrite obligatoire dans le cadre du DNB (diplôme national du brevet). Aujourd’hui, pour la session 2017, l’éducation morale et civique de quelque 800 000 collégiens est évaluée conjointement par l’iFRAP, une fondation ultralibérale et par l’armée. Vous avez dit moral et civique ?

Le document sur lequel les élèves sont censés travailler – « les grands principes de la défense nationale » - est effectivement tiré d’un article publié par la très médiatique fondation d’Agnès Verdier-Molinié, qui sera heureuse d’apprendre qu’elle a dorénavant ses entrées à l’Éducation nationale, dans le cadre d’un examen officiel. Précisons toutefois que les sujets d’examen étant préparés loin en amont, le présent ministre n’a probablement pas eu l’occasion de participer à leur élaboration. Même s’il n’en est probablement pas mécontent. [...]


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dimanche 16 juillet 2017

Témoignage d'un parent d'élève (13)

Par l'assistante de Kysan (5 ans)

Suite à un entretien avec l’enseignante :

Maintenant je comprends. Depuis quelques jours, Kysan parle de son cœur à la maison et je ne savais pas d'où ça lui venait mais j'avais remarqué, sans comprendre ce qui se passait vraiment que, plusieurs fois, à table, lorsqu'il était dans tous les sens et que nous le lui disions, il se disait tout seul "j'écoute mon cœur", il inspirait et se calmait lui-même.


samedi 1 juillet 2017

Eduquer autrement

Par VIVRE LIBRE

L’Homme, doté de cœur et de raison, évolue en conscience et a une mission particulière à remplir sur terre. Porteur d’Unité et d’Amour dans le monde, il a besoin d’une éducation éclairée et équilibrée qui le prépare à la fois à la vie intérieure, individuelle, et à la vie extérieure, sociale ; une éducation qui, d’une part, l’éveille à son état d’Homme et, d’autre part, l’aide à intégrer le monde et à maîtriser les réalités existentielles.

UNE ÉDUCATION RÉALISTE MÈNE À LA PLEINE CONSCIENCE
DU SENS DE L’EXISTENCE DANS LE CONTEXTE UNITAIRE DE LA VIE
AINSI QU’À LA PLEINE PRÉSENCE DANS LE MONDE.


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Eloigner les jeunes enfants des tablettes, "un enjeu de santé publique"

Dans une longue tribune signée par plusieurs médecins et pédiatres, la psychologue pour enfants Sabine Duflo met les parents en garde : les tablettes nuisent au développement cognitif des enfants, "de la naissance à la fin de la maternelle". Elle était l’invitée de 8h10 de Jean-Jacques Bourdin, ce mercredi sur RMC (16.09.2015).


Par RMC

Sabine Duflo, psychologue, est à l’origine d’une tribune publiée dans Le Monde intitulée "Les tablettes, à éloigner des enfants", signée par plusieurs médecins et pédiatres. Leur verdict est sans appel: les tablettes nuisent au développement cognitif des jeunes enfants, "de la naissance à la fin de la maternelle, c’est-à-dire cinq/six ans", précise-t-elle, ce mercredi sur RMC.
Cette psychologue qui exerce en centre médico-psychologique pour enfants a constaté des "retards de langage, des troubles de l’attention ou une impulsivité" chez les petits "essentiellement stimulés" par des écrans, "la télévision, ou le plus souvent la tablette ou le portable".

"Des enfants en difficulté en primaire"

Comment Sabine Duflo a-t-elle fait un lien entre leurs troubles et l’utilisation de ces outils ?

"Lorsque je vois que l’enfant est exposé, par exemple six/sept heures par jour, et que je propose aux parents une diminution, voire un arrêt total de cet outil, (…) deux à trois semaines plus tard, on observe des redémarrages", indique-t-elle sur RMC.

Son objectif ? Sensibiliser les parents, avec son expérience de médecin de terrain, et alerter les autorités sanitaires. 

"Je pense que réellement c’est un enjeu de santé publique", s’alarme-t-elle. "Parce que les prémices de la communication, du langage, du rapport à l’autre, se mettent en place très tôt. Si l'on met l’enfant face à un outil qui nuit à des émergences essentielles à son développement, on se retrouve avec des enfants en difficulté en primaire". [...]

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