dimanche 15 octobre 2017

Prévenir au lieu de guérir

C’est avec un vif intérêt que je découvre l’histoire La leçon de professeur Hibou ainsi que les commentaires des parents et des professionnels qui témoignent de ses effets sur le quotidien des jeunes enfants.


Par Geneviève Colletti, éducatrice

J’ai commencé ma carrière professionnelle en tant qu’éducatrice de jeunes enfants en crèches et jardins d’enfant. Puis, je me suis orientée vers le suivi d’adolescents en difficulté en intégrant la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Je suis donc passée de l’accompagnement du jeune enfant dans un environnement naturel, à celui des adolescents, âgés de 13 à 18 ans, délinquants, voire criminels, en suivis judiciaires plus ou moins privatifs de liberté.

De la salle de jeu de la crèche au couloir des cellules d’une Maison d’Arrêt, je me suis beaucoup interrogée sur notre responsabilité d’adultes et de citoyens en matière d’éducation. Je garde en référence les jeunes enfants avec leurs yeux qui pétillent, leur émerveillement devant chaque petite découverte de la journée, leur envie d’agir : la vie qui déborde. Comment une dizaine d’années plus tard cette énergie de vie a-t-elle disparu pour faire place à la violence, la révolte, la dépression, le désespoir ? Ces adolescents qui se mettent en danger et mettent en danger autrui, ne représentent-ils pas la partie émergée de l’échec éducatif de notre société ?

Lors de mon intervention auprès des adolescents, je dois les faire réfléchir pour les amener à prendre conscience de leur acte, de sa gravité, du préjudice causé à la victime et à lui-même. Dans ce travail, la difficulté principale avec l’adolescent n’est liée ni à son niveau d’instruction, ni à son potentiel intellectuel, ni même à son appartenance culturelle ou religieuse, mais à sa capacité d’ouverture à l’intelligence du cœur, à accéder à son humanité, au bon sens commun, au contact avec sa conscience profonde source d’une libre reconnaissance de l’autorité, du vrai, du juste […]


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dimanche 1 octobre 2017

Paroles d’enfants : expression après la lecture de « La leçon de Professeur Hibou »

Par Monique (classe de Moyenne Section)




M. : J’aime les deux enfants et le Professeur Hibou.

K. : L’histoire, elle apprend à être sage, parce que des fois, j’écoute pas mon cœur.

A. : Maria et Mario ont vu le Professeur Hibou. Ils jetaient des pierres sur la grenouille et le lapin. Maintenant ils jettent plus des cailloux parce qu’ils ont écouté leur cœur.

M. : J’ai aimé beaucoup l’histoire ; j’aime et des fois j’écoute mon cœur, et des fois non.

C. : Le chef Hibou a dit que les enfants ferment les yeux pour écouter son cœur.

N. : Ils jettent plus des cailloux parce que leur cœur a dit non.

S. : Après, ils disent en dernier : «  Bonjour Monsieur Grenouille, Madame Ecureuil et Monsieur Lapin, comment vont vos enfants ? » parce qu’ils ont écouté leur cœur.

C. : J’aime tous (les personnages) ; des fois j’écoute pas mon cœur et des fois j’écoute mon cœur. Je me sens mieux quand je suis gentille.

P. : Le plus que j’ai aimé, c’est toute l’histoire parce que les histoires de l’école sont bien. C’est pas bien de jeter des cailloux aux animaux parce que ça leur fait mal.

F. : J’écoute toujours mon cœur pour plus faire de bêtises.

J. : j’écoute toujours mon cœur ; j’aime Mme Écureuil.

L. : J’aime le Professeur Hibou.

S. : J’aime tous les personnages.


L’éducation ne consiste pas à apprendre dans les livres

Par Krishnamurti

Voyez-vous, vous vivez dans une des plus belles vallées que j’aie jamais vue. Il s’y attache une atmosphère particulière. Avez-vous remarqué, surtout au crépuscule et aussi au point du jour, une certaine qualité de silence qui pénètre, qui imprègne toute la vallée ? Je crois qu’il y a autour de nous des collines parmi les plus anciennes du monde et l’homme ne les a pas encore abîmées. Partout où l’on va, dans les villes et ailleurs, l’homme détruit la nature, abat les arbres pour construire de plus en plus de maisons, polluant l’air avec ses automobiles et ses industries ; il détruit les animaux - comme le tigre qui a presque disparu. Il détruit tout parce qu’il naît de plus en plus d’enfants et qu’ils ont besoin de plus en plus d’espace. L’homme répand graduellement la destruction dans le monde entier. Quand on arrive dans une vallée comme celle-ci - où la population est peu nombreuse, où la nature n’est pas profanée, où règnent le silence, le calme, la beauté - on en est tout étonné. Chaque fois que l’on vient ici, on ressent l’étrange particularité de cette terre, mais il est probable que vous vous y êtes habitués. Vous ne contemplez plus les collines, vous n’écoutez plus les oiseaux, vous n’entendez plus le vent dans les feuilles. Petit à petit, vous êtes devenus indifférents.

L’éducation ne consiste pas à apprendre dans des livres, à confier certains faits à la mémoire, mais à apprendre comment regarder, comment écouter toutes ces choses que racontent les livres, que ce qu’ils racontent soit vrai ou faux [...]


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Google, Apple, Facebook et Microsoft menacent-ils les données scolaires des élèves français ?

Le ministère de l’éducation nationale a transmis une consigne autorisant le recours, à l’école, aux services des titans du numérique.


Par  Aurélie Collas

Imaginez, à l’heure du big data, un jeune diplômé qui entre dans la vie active. Quelque part dans le monde auront été stockés tous les épisodes de sa vie d’élève : les établissements fréquentés, ses notes, les appréciations de ses professeurs sur son comportement… Un 5/20 de moyenne dans une matière, un manque d’assiduité aux cours, une sanction, n’auront pas de droit à l’oubli. Et les recruteurs pourront cibler les profils des candidats en puisant dans cette manne d’informations. Pure fiction ou réalité ? [...]

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Vers une école sans écrans

Le numéro 459 de la revue Silence - sept. 2017 - propose un dossier : Vers une école sans écrans ?


Par Collectif Q2C

La numérisation de l’école avance à marche forcée, à grands renforts de budgets et de partenariats public/privé. Au nom de la modernité, évidemment. Au milieu de ces enjeux politiques et économiques, les enseignant•es et les élèves se retrouvent pris•es dans un quotidien habité par les écrans : pour enseigner, pour apprendre, pour faire l’appel en classe, pour communiquer avec les familles ou avec l’administration, etc. Ce dossier fait un bilan critique des impacts écologiques, sanitaires, pédagogiques et sociaux d’un tel plan. Silence interroge des enseignant•es qui se sont regroupé•es pour refuser d’appliquer les directives numériques, et s’intéresse aux alternatives pédagogiques à la numérisation de l’école […] [**

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mardi 19 septembre 2017

Témoignage d'un parent d'élève (14)

Par Virginie (maman de Lyna, 4 ans)

J'ai trouvé que cette histoire se résumait très bien en une leçon de vie.
Lyna en a souvent parlé et lorsqu'elle faisait des bêtises elle allait s'assoir et demander à son cœur si c'était bien ou non ce qu'elle venait de faire ou de dire… Je trouve ça tellement mignon alors qu'auparavant elle ne se remettait pas forcément en question et les fautifs étaient papa et maman !

Lyna est une enfant sociable, avenante qui sait très bien se défendre mais qui ne fait pas de mal gratuitement (enfin je ne l'espère pas derrière le dos de maman !) donc cette histoire n'a pas vraiment changé son attitude envers les autres, mais elle a bien compris le principe. D'ailleurs, quand elle raconte l'histoire avec ses propres mots, on voit bien qu'elle a compris " la leçon ".

Personnellement j'ai adoré, vous avez su leur apprendre une belle histoire et en faire des activités amusantes pour les enfants tout en leur faisant passer un message, qui, à leur âge est très important.

vendredi 1 septembre 2017

«  Dans un cadre démocratique, l’intelligence n’a de sens que si elle est mise au service de l’humanité.  »  (Joan Domenech francesch, directeur d’école à Barcelone)

A l'écoute du CD de Professeur Hibou




« La leçon de Professeur Hibou » peut se lire sur le livret ou s’écouter sur le CD : Pendant l’écoute de ma classe multi-âges de maternelle, il y avait des sourires et des yeux qui brillaient. Voici ce que les enfants ont dit après :

-        L. : C’était trop bien !
-        I. : Moi, j’ai adoré quand il fait le bruit du Hibou.
-        B. : J’ai senti Mario et Maria. Et j’ai senti le Professeur Hibou et j’ai eu peur.
-        D. : Ils ont écouté Professeur Hibou et leur cœur leur a dit que non…
-        A. : Ça m’a fait écouter mon cœur !
-        M. : J’ai beaucoup aimé parce que ça m’a fait du bien au cœur.
-        I. : Je me demande pourquoi il existe La leçon de Professeur Hibou ?
-        G. : Ça m’a fait du bien cette histoire et en même temps, j’ai senti Professeur Hibou.
-        N. : Quand j’écoutais, ça m’a calmé.
-        V. : Ça m’a fait peur !
-        C.. : Professeur Hibou m’a fait peur aussi et il m’a fait rigolé à la fin de l’histoire.
-        M. : Ça m’a fait faire un petit rêve : moi et mes amis, on venait voir Professeur Hibou.

Après une seconde écoute :

-        N. : J’adore Professeur Hibou ! Je veux faire un câlin à Professeur Hibou.
-        M. : Ça rend sages les gens.
-        L. : J’aime bien quand Mario et Maria disent bonjour à leurs copains qui ont préparé la fête.
-        P. : J’ai rêvé qu’avec mes amis, on voyait Professeur hibou, qu’on était dans l’histoire.
-        T. : J’adore la leçon de Professeur Hibou.
-        V. : J’ai rêvé que G. et moi, on allait voir Professeur Hibou.
-        B. : J’ai cru que Professeur Hibou descendait de l’arbre pour parler à Mario et Maria.
-        A. (rayonnante) : J’ai senti quand Mario et Maria ont écouté leur cœur !
-        G. : Je croyais que, moi, j’écoutais mon cœur, que Professeur Hibou m’avait dit d’écouter mon cœur.