mercredi 15 mars 2017

Rencontre au-delà des cultures

M. (4 ans), d'une école maternelle française, a rencontré avec ses parents des jeunes de Lomé (Togo) et leur enseignant, autour de l'histoire du Professeur Hibou, le 24 décembre 2016.



Quelques réactions des Togolais après cette rencontre : 

De Barnabè (15 ans) 
Je suis content d’avoir rencontré M. et ses parents. J’ai été heureux de voir que M. et ses parents connaissent et ont raconté « la leçon de Professeur Hibou ». Je reste attaché à cette leçon de vie. 

De Baby (10 ans) 
La rencontre de M. était intéressante à cause du fait que M. à mis l’accent sur la « leçon de Professeur Hibou ». Elle m’a montré qu’elle est une petite fille qui retient très vite les histoires. Sa façon d’agir révèle qu’elle reconnaît les leçons de la vie contrairement à ceux qui les rejettent. […] Je l’encourage à continuer ainsi, moi aussi je ferai pareil.

 De Arcène (8 ans) 
 Je suis content de la rencontre avec M. et ses parents. M. nous a raconté comment vous vivez la « leçon de Professeur Hibou » chez vous et cela m’a ravi. Les parents de M. ont aussi raconté la même histoire et cela m’a montré qu’ils sont sages. […] 

De Kodegui, enseignant
J’ai pris conscience que le hasard n’existe pas, parce que l’arrivée de M. à Lomé n’en était pas. Ensuite, le fait qu’un enfant de quatre ans raconte avec sérieux « la leçon de Professeur Hibou » montre sa détermination pour cette pratique quotidienne. M. s’est montrée ouverte à nous tous comme si elle nous connaissait d’avance, ce qui prouve aussi qu’elle applique également la règle de l’unité et de l’amour. Surtout les témoignages de ses parents sur l’écoute du cœur m’ont tellement impressionné. […] Tout cela me donne la force et la détermination pour poursuivre notre mission.
En conclusion, je peux dire que M. m’a donné un appui spirituel : depuis ce jour-là, je suis plus confiant et déterminé à suivre mon cœur qui détient toujours la vérité universelle.


mercredi 1 mars 2017

«  Ce qui forme l’essence de l’éducation morale, c’est de maintenir active la sensibilité intérieure et de la perfectionner. »  ( Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

Une fleur dans mon coeur...



Un jour j’ai demandé à mes élèves de maternelle de visualiser une fleur dans leur cœur et de me la décrire. J’ai renouvelé l’exercice plusieurs fois dans l’année et j’ai constaté que les couleurs et les caractéristiques de la fleur de chacun se conservaient presque à l’identique.

F : Ma fleur est rose, au milieu un peu jaune et vert, elle est grande.
R. : Elle est grande et bleue, dedans jaune. Elle est ouverte.
S. : Elle est multicolore, ma fleur.
O. : Elle est dorée.
J. : La tige et les feuilles sont vertes, le dedans est chaud et froid. Les pétales sont dorés.
L. : J’ai senti mon éclair, mon soleil, ma lumière et ma fleur : elle était noire et le dedans était jaune avec des diamants.
M. : Elle est de toutes les couleurs, avec toutes les paillettes du monde. Il y a des petites formes de cœur sur elle.
E. : Ma fleur était petite avec les couleurs de l’arc-en-ciel.
Y. : Ma fleur est argentée, au milieu marron. Elle est moyenne.
C. : Elle est dorée et or.
A. : Elle est ouverte, bleue, rose.
V. : Elle est grande et bleue.
B. : Elle est bleue dedans et dorée dehors, avec des perles.
R. : Une fleur avec plein de paillettes roses, bleues et jaunes.
T. : Elle est bleue, petite avec des paillettes.
D. : Elle est violette.
K. : Noire avec des paillettes argentées.
C. : Ma fleur, elle me disait que mon soleil, il était beau.
S. : J’ai vu ma fleur et ma lumière. Il y avait des traits multicolores qui sortaient.
L. : Les pétales de ma fleur sont noirs et le milieu est jaune ; sur la tige, il y a de l’argenté et de l’or.
N. : Ma fleur est dorée et grise ; dedans, il y a du doré clair. Elle a poussé, elle est devenue un arbre. Les feuilles étaient d’or avec de l’argent dessus.
P. : Moi, j’ai vu dans mon cœur… en fait il y avait ma fleur, les pétales étaient multicolores et le dedans en or. Après, il y avait encore une fleur, la tige était bleue, les pétales bleu foncé et bleu clair… et une autre fleur toute petite et des milliers d’arbres, ça faisait une forêt. Il y avait un homme qui a marché sur la toute petite fleur et après, elle a repoussé, c’était la fleur de mon soleil et de mon éclair.
M. : Les pétales de ma fleur étaient des étoiles filantes multicolores, le cœur était tout bleu avec des paillettes et un livre secret. J’ai la clé et si j’ai envie de le lire, je peux le lire.

L’action civique plutôt que l’exclusion des élèves dans les sept collèges d'Orléans

Plutôt que de connaître l’exclusion, les collégiens orléanais sanctionnés seront sollicités pour intervenir auprès d’une association ou aider dans un établissement de personnes âgées.


Lutter contre le décrochage scolaire ; prévenir les exclusions temporaires. Le dispositif Passerelle, initié par la mairie d'Orléans, y veille depuis 2015. Depuis hier, un nouveau volet renforce son catalogue : « la mesure de responsabilisation ». Explications.

En quoi le dispositif est-il nouveau ? Il a été imaginé par l'Éducation Nationale en 2011. La mesure de responsabilisation constitue une alternative à l'exclusion temporaire, voire définitive. « Une alternative à la sanction, précise Florent Montillot, adjoint à l'éducation. Il permet aux jeunes de prendre conscience de leurs actes et de mener, en parallèle, une action citoyenne. »

Seulement, les collèges n'avaient pas toujours les moyens de la mettre en place. « On avait des difficultés à l'appliquer car il fallait accompagner les jeunes dans les actions et nous n'avions pas les moyens humains de le faire », explique Dominique Baubion-Broye […]


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Apprendre sans professeur

L’abîme de la nouvelle culture d’apprentissage


Par Christoph Türcke

A l’époque pré-capitaliste, les employés devaient eux-mêmes apporter leur nourriture et les combustibles à l’usine. Ils devaient également prendre des mesures de prévention pour le temps de la retraite et payer eux-mêmes le médecin. Il a fallu de longues luttes acharnées des syndicats pour contraindre les entreprises à s’occuper de l’équipement approprié de la place de travail, de participer à la prise en charge des soins médicaux et de l’assurance vieillesse, du maintien du salaire en cas de maladie ainsi que de la formation continue.

Toutes ces responsabilités sont mises en question depuis qu’il y a ces petites machines universelles que chacun, à l’heure actuelle, peut mettre dans sa poche ou dans sa serviette. On peut s’en servir à l’usine et à la maison. Salle de séjour et bureau, temps libre et temps de travail se mélangent. Pourquoi devrait-on attribuer des emplois fixes pour des tâches ne demandant pas de lieux de travail collectifs fixes? Pourquoi ne pas considérer tout possesseur d’un ordinateur comme indépendant qu’on rémunère en tant que livreur de services rendus, au lieu de l’employer en permanence ? [...] 


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Google Baby - Bébés en kit

Prestations rémunérées, commandes par Internet,mondialisation des échanges : la production de bébés est-elle devenue un business comme un autre ? 'Google baby' présente la gestation pour autrui comme un commerce mondialisé, dont les ramifications s'étendent sur trois continents.


mercredi 15 février 2017

Témoignage d'un parent d'élève (10)

Par Claire (maman d'Iris, 4 ans)

Je vous livre un témoignage de notre expérience à la maison de la leçon du Professeur Hibou.

Avant tout, je tiens à vous préciser que cette approche pédagogique et psychologique est nouvelle pour nous et que nous la découvrons en même temps que nous l'expérimentons. Je pense qu'il nous faudra un certain temps et recul avant de l'intégrer parfaitement et de l'utiliser sans "timidité" ou formes d'hésitations (on ne sait pas vraiment si on s'y prend correctement).

D'ailleurs, ce qui est particulièrement touchant, c'est que ce sont nos enfants mêmes (Iris dans notre cas) qui nous transmettent cette "leçon", créant ainsi un lien évident entre l'école et la vie de famille.

Exemple : " Iris tu ne m'as pas écoutée, je t'avais pourtant prévenue plusieurs fois, alors maintenant tu vas dans ta chambre pour réfléchir " (ma " punition " traditionnelle). Sa réponse : " Non, mais Maman je dois écouter mon cœur, tu ne dois pas me punir ! "

On se sent vite dépassé et surtout " gêné " par ce genre de réponse, d'autant plus quand on sait que c'est elle qui a raison. Alors on apprend ! 


mercredi 1 février 2017

«  Si tu refuses ton propre combat, on fera de toi le combattant d'une cause qui n'est pas la tienne  »  ( Jean Rostand, biologiste et écrivain français, 1894-1977)