vendredi 15 décembre 2017

Témoignage d'un parent d'élève (15)

Par Élisa (maman de Paul, 4 ans)

Paul n’est pas un enfant particulièrement difficile, mais "La leçon du Professeur Hibou" (1) joue tout de même un rôle important. En effet, cette leçon a aidé Paul à prendre conscience de ses actes, à les analyser et les comprendre, puis à en tirer une leçon de vie (pour toute la vie).
Elle lui a permis de comprendre avec des mots simples comment écouter sa voix intérieure, qui nous aide, adultes comme enfants, à écouter notre cœur c’est-à-dire à savoir comment être bon.
Je suis personnellement convaincue que la responsabilisation, la bienveillance et l’écoute sont les bases d’une éducation positive plutôt que punitive.
Leur apprendre dès le plus jeune âge à être bon et bienveillant peut leur éviter de se sentir oppressé et incompris par une éducation trop répressive, qui ne fait, je pense, qu’accroitre le sentiment d’injustice souvent insupportable. Je rappelle à Paul cette leçon chaque fois qu’il devient capricieux, alors il comprend et s’apaise.

Je suis ravie que cette éducation soit diffusée au sein de l’école. Nous naissons tous bons, et il est utile, surtout de nos jours, d’apprendre à nos enfants comment rester bon, et leur donner les moyens d’y arriver, par eux-mêmes. 


(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

vendredi 1 décembre 2017

Paroles d’enfants : après l'écoute de « La leçon de Professeur Hibou » (2)

Classe de Moyenne section de Monique 

Un mois après la première écoute de l'histoire

L. : J’aimerais aller voir le Professeur Hibou ; pour voir comment il est. Parce que je l’adore trop. Est-ce qu’on pourrait faire une sortie pour y aller ? Pour voir qu’il a une bibliothèque (et il a un peu ri). Pour voir s’il me fait écouter mon cœur.

M. : Moi aussi, j’adore Professeur Hibou parce qu’il doit faire écouter mon cœur. Je veux aussi voir Professeur Hibou.

A. : J’aime bien Professeur Hibou et j’ai envie de le voir pour qu’il me fasse écouter mon cœur.

C. : J’aime beaucoup Professeur Hibou et j’aimerais aller là-bas. Je me régale parce que j’aime TOUJOURS  cette histoire.

J. : C’est important d’écouter son cœur parce qu’il faut pas faire l’imbécile.

F. : Papa n’a pas écouté son cœur, il a donné un coup sur le portable et le portable s’est cassé.

C. : Parce que c’est important d’écouter son cœur, il faut toujours écouter son cœur à soi-même.

R. : Parce que je fais pas la bêtise.

C. : J’écoute bien mon cœur qui me dit de pas faire mal aux autres.

S. : Je ne frappe pas les garçons et pas les filles parce que j’aime bien être sage. Je regarde dans mon cœur.

K. : Parce que je l’aime l’histoire, elle nous a appris à écouter son cœur ; parce que j’aime être sage.

M. : Je dois beaucoup écouter mon cœur, dans le fond du cœur.

L. : Parce que j’aime bien mon cœur.

K. : Et ben maîtresse, maintenant on a un vrai cœur ! 

 "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS
«  On ne doit pas élever les enfants d’après l’état présent de l’espèce humaine, mais d’après un état meilleur, possible dans l’avenir, c’est-à-dire d’après l’idée que l’on se fait de l’humanité.  »  ( Emmanuel Kant, philosophe allemand, 1727-1804 )

Hypersexualisation, érotisation et pornographie chez les jeunes


Par Richard Poulin et Amélie Laprade

Nombril à l’air, mini-débardeurs, string dépassant de leur jean taille basse, elles ont sept, neuf, douze ou quatorze ans. Proies idéales des marchands de la mode, elles apprennent à séduire par la mise en valeur sexuelle de leur être. Elles se transforment ou sont transformées en nymphettes et en mini-femmes fatales. Les parents sont dépassés ou complices. Les marques de vêtements accentuent cette érotisation. Les jeunes filles disposent aujourd’hui de magasins et de marques spécialisés (Jennyfer, Tammy by Etam, NoBoys, pour les plus courantes, Lulu Castagnette ou Miss LM pour les plus « lolitesques »). De nouvelles lignes XXS mettent en avant les attributs encore inexistants des fillettes. Elles sont transformées en objet de désir, alors qu’elles n’ont pas encore les moyens d’être sujets de désir. Elles deviennent prisonnières du regard de l’autre pour exister. Les fillettes s’exposent et se forgent une idée de la sexualité et de l’amour centrée sur le sexe et la consommation. Les adultes qui abhorrent les pédophiles donnent pourtant à voir leurs enfants comme des objets sexuels. Les enfants érotisés, qui risquent de devenir des enfants consommables, des enfants marchandises sexuelles, sont également des consommateurs de pornographie [...]

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Le secret de l'ordinateur de grand-papa

Une proposition de livre d’enfant précieux



Une occupation sensée pour les loisirs de nos enfants, c’est certainement un thème brûlant pour tous les parents. Il s’agit bien de préparer l’enfant avec une anticipation ludique à la réalité de la vie d’adulte, à une vie d’adulte dans laquelle il pourra contribuer de façon sensée à la sauvegarde du bien commun, dans laquelle il s’engagera pour la paix, l’égalité et la liberté. 

En nous promenant dans les rues commerçantes de nos villes nous trouvons dans les vitrines des magasins des jouets représentant du matériel de guerre sous forme de la technologie de guerre la plus moderne et des jeux vidéo martiaux à profusion. Quand on fait des recherches dans la littérature spécialisée, concernant l’impact de ces jeux de guerres sur l’âme de nos enfants, on arrive à des résultats hautement inquiétants [...]

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Une enfance plus simple

Une enfance plus simple pourrait protéger nos petits contre les troubles psychiques


Par Tracy Gillett

Quand il était petit, mon père avait un pull-over pour tout l'hiver. Vous avez bien lu, un seul.
S'il s'usait au niveau des coudes, ma grand-mère le reprisait. Si mon père le perdait, il revenait sur ses pas jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvé. Il se souvient encore à quel point il en prenait soin.
Il avait tout ce dont il avait besoin, mais pas grand-chose de plus. La seule règle à suivre était d'être rentré à l'heure pour le dîner. Il était rare que ma grand-mère sache exactement où se trouvaient ses enfants.
Ils partaient bâtir des forteresses, fabriquaient des arcs et des flèches. Ils collectionnaient les bleus et les genoux écorchés, et ils passaient des moments extraordinaires, plongés dans le monde de l'enfance [...]


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mercredi 15 novembre 2017

Témoignage d'élève du Togo (2)

Par Jessica (élève de CM2 à Lomé)

Le premier vendredi de la rentrée scolaire notre instituteur KODEGUI nous a lu un livre titré la leçon du Professeur Hibou (1). A midi, il m’a donné un exemplaire de ce livre car j’avais bien réagi au moment où il nous posait des questions de compréhension sur l’histoire. Arrivée à la maison le soir après le dîner, je l’ai montré et lu à mes parents […] Mon père a dit que c’est un bon livre […] Il a encore expliqué en disant : après chaque action de l’homme, en bien ou en mal, il se passe un dialogue intérieur ; d’aucuns ne savent d’où vient cette voix qui me dit si j’ai bien fait ou j’ai mal fait et nous dit aussi le pourquoi : c’est notre voix intérieure, celle du cœur dont on nous parle dans cet ouvrage.
J’ai ajouté sur les propos de papa en disant : parfois il m’arrive que je sois gênée si je laisse mes devoirs et je pars pour l’amusement : donc c’est le cœur qui me parle.


(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


mercredi 1 novembre 2017

«  Comment pouvons-nous parler de Démocratie ou de Liberté quand, dès le tout début de la vie, nous dressons l’enfant à subir la tyrannie, à obéir à un dictateur ? Comment pouvons-nous espérer la démocratie après avoir élevé des esclaves ? La liberté vraie commence au commencement de la vie, non au stade adulte.  »  ( Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

"De plus en plus d’enfants souffrent de trop d’amour"

Par Serge Hefez

Aider son enfant à s'épanouir, c'est accepter qu'il ne soit pas toujours heureux ?

Exactement. Faisons le deuil de la perfection et cessons de culpabiliser. Il faut sortir de l’idée que notre rôle de parent est de lui éviter d’éprouver de l’angoisse, de la tristesse, de la dépression. Une vie sans angoisse, sans tristesse et sans dépression, cela n’existe pas, et nos enfants s’y trouveront inévitablement confrontés. Il faut les sécuriser afin qu’ils vivent ces moments-là de la meilleure façon qui soit, mais nous ne devons ni leur éviter les épreuves, ni combler leurs manques.

Est-ce qu’il faut alors considérer comme normal que son enfant soit triste ?

Bien entendu. Ces sentiments ne sont pas des maladies, arrêtons de craindre qu’il ne les attrape. Et Dieu sait que notre « société Prozac » a tendance à nous faire confondre la tristesse et le deuil avec la dépression. Il faut entendre la souffrance de l’enfant, en l’accompagnant, mais sans tenter de la vivre à sa place. Sinon, on en fera un adulte "insécure" qui ne se sentira pas bien à l’intérieur de lui-même. Cela risque de se manifester de deux façons opposées : soit il sera toujours en recherche de sécurité affective sans jamais la trouver, faute d’estime de soi ; soit il sera dans l’affirmation caricaturale de lui-même et cela se fera dans l’asservissement et le mépris de l’autre.

Dans les deux cas, il aura besoin des autres de façon addictive. Ce sont les mêmes mécanismes que l’on voit chez les enfants qui ont manqué d’amour. Trop ou pas assez empêche d’être en justesse avec soi-même.


Source

Paroles d'enfants : dans la cour de récréation



Avec « La leçon de Professeur Hibou » (1), les enfants apprennent à réagir autrement à leurs problèmes… Faits s’étant déroulés dans une école maternelle.

A la récréation M. et E. se disputent, E. pleure à gros sanglots… La maîtresse les sépare et leur dit de demander à leur cœur ce qu’elles doivent faire pour bien s’entendre. M. exprime d’abord qu’elle n’a pas de réponse, puis elle dit : « J’ai besoin qu’E. soit à côté de moi pour sentir. » La maîtresse demande à E. si elle veut bien aller à côté de M., elle accepte et M. a tout de suite une réponse : « Ça y est ! On peut faire les clowns ?! ». Elles repartent toutes les deux en riant.

C. vient dire à la maîtresse de surveillance : « R. n’arrête pas d’embêter N. et elle dit qu’elle ne veut pas écouter son cœur. » Après une intervention auprès de R., nous  entendons C. lui dire : « Écoute ton cœur ! ». Et la situation s’apaise.

Petit dialogue surpris entre deux enfants :

-        F. (à E.) : Toi, tu écoutes beaucoup ton cœur ! Est-ce que tu te disputes des fois avec tes copines ?
-        E. : Non.
-        F. : Moi, des fois, oui.

Aujourd’hui, G. a promis à son père qu’il allait écouter son cœur. Pendant la récréation, alors qu’on vient de dire à un de ses copains d’aller poser le vélo parce celui-ci rentrait volontairement dans la haie, G. demande à tous ses copains d’aller poser leur vélo – en commençant par lui – « comme ça, on continue de jouer tous ensemble ! » Bel exemple de solidarité spontanée…

(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

Éduquer pour obéir ou obéir pour s'éduquer à la vertu

Cyprien Coste

Nombreux sont les rapprochements possibles entre Spinoza et Hobbes, et un certain nombre d'auteurs ont déjà commenté les différences et les similitudes entre ces auteurs sur les questions politiques. Nous voudrions avant tout nous focaliser sur l'approche théorique de l'apprentissage des normes à propos des deux systèmes politiques. Cette question soulève un sérieux problème d'ordre anthropologique. Comment l'homme apprend à vivre en société ? Que peut et doit faire un État pour réguler les comportements des hommes tout en tenant compte de la nature humaine ? Ces questions concernent en premier lieu l'éducation tout autant que la philosophie politique : en effet, la théorie politique s'accompagne toujours d'une vision descriptive des relations sociales en même temps qu'elle prescrit certaines remèdes afin de former une société apaisée. On peut constater que la philosophie hobbesienne a précisément cet objectif quand il s'agit de fonder une science politique avec une certitude proche des mathématiques. Certes, à la différence de Spinoza qui évoque la doctrina de puerorum educatione, Hobbes ne mentionne pas « la science de l'éducation » en tant que discipline, au même titre que l'arithmétique, la géométrie ou l'optique. Cependant, il nous semble que Hobbes propose de manière implicite des outils pédagogiques lorsqu'il évoque l'importance de l'écrit pour instaurer des relations pacifiées entre les hommes et pour créer un État ex nihilo. Mais surtout, ces outils s'accompagnent d'un présupposé : celui de la prévisibilité ou de la lisibilité des actions humaines. Dans telle ou telle situation, que ce soit à l'état civil ou à l'état de nature, la nature humaine devient cause d'un certain nombre d'actions (dont les effets peuvent s'avérer néfastes ou vertueux). Ce raisonnement à caractère scientifique préconise à son tour l'usage scientifique de certains outils ou dispositifs pour réguler ces effets.

Or, c'est précisément cette lisibilité ou cette prévisibilité de la nature humaine qui nous semble remise en question chez Spinoza, avec des conséquences importantes sur la manière d'envisager le rapport des institutions à l'apprentissage. Nous sommes amenés à réfléchir sur la pertinence pédagogique des outils et des dispositifs mis en place pour former un corps politique. En effet, un individu singulier peut réagir de manière inattendue à l'imposition d'une norme sociale à travers l'éducation, de la même façon qu'un peuple d'une certaine complexion a besoin d'outils singuliers que la nécessité des circonstances appelle (comme le récit, la fable ou les aphorismes). Ces outils doivent répondre à son besoin de composer un corps politique. Le philosophe néerlandais s'efforce de montrer par exemple l'intérêt pédagogique des Écritures saintes.

L'enjeu pédagogique est donc politique : il suppose une distinction entre ce que l'homme est capable par nature et ce que l'état civil va lui enseigner [...]


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dimanche 15 octobre 2017

Prévenir au lieu de guérir

C’est avec un vif intérêt que je découvre l’histoire La leçon de professeur Hibou (1) ainsi que les commentaires des parents et des professionnels qui témoignent de ses effets sur le quotidien des jeunes enfants.


Par Geneviève Colletti, éducatrice

J’ai commencé ma carrière professionnelle en tant qu’éducatrice de jeunes enfants en crèches et jardins d’enfant. Puis, je me suis orientée vers le suivi d’adolescents en difficulté en intégrant la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Je suis donc passée de l’accompagnement du jeune enfant dans un environnement naturel, à celui des adolescents, âgés de 13 à 18 ans, délinquants, voire criminels, en suivis judiciaires plus ou moins privatifs de liberté.

De la salle de jeu de la crèche au couloir des cellules d’une Maison d’Arrêt, je me suis beaucoup interrogée sur notre responsabilité d’adultes et de citoyens en matière d’éducation. Je garde en référence les jeunes enfants avec leurs yeux qui pétillent, leur émerveillement devant chaque petite découverte de la journée, leur envie d’agir : la vie qui déborde. Comment une dizaine d’années plus tard cette énergie de vie a-t-elle disparu pour faire place à la violence, la révolte, la dépression, le désespoir ? Ces adolescents qui se mettent en danger et mettent en danger autrui, ne représentent-ils pas la partie émergée de l’échec éducatif de notre société ?

Lors de mon intervention auprès des adolescents, je dois les faire réfléchir pour les amener à prendre conscience de leur acte, de sa gravité, du préjudice causé à la victime et à lui-même. Dans ce travail, la difficulté principale avec l’adolescent n’est liée ni à son niveau d’instruction, ni à son potentiel intellectuel, ni même à son appartenance culturelle ou religieuse, mais à sa capacité d’ouverture à l’intelligence du cœur, à accéder à son humanité, au bon sens commun, au contact avec sa conscience profonde source d’une libre reconnaissance de l’autorité, du vrai, du juste […]


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(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

dimanche 1 octobre 2017

Paroles d’enfants : après l'écoute de « La leçon de Professeur Hibou » (1)

Par Monique (classe de Moyenne Section)




M. : J’aime les deux enfants et le Professeur Hibou.

K. : L’histoire, elle apprend à être sage, parce que des fois, j’écoute pas mon cœur.

A. : Maria et Mario ont vu le Professeur Hibou. Ils jetaient des pierres sur la grenouille et le lapin. Maintenant ils jettent plus des cailloux parce qu’ils ont écouté leur cœur.

M. : J’ai aimé beaucoup l’histoire ; j’aime et des fois j’écoute mon cœur, et des fois non.

C. : Le chef Hibou a dit que les enfants ferment les yeux pour écouter son cœur.

N. : Ils jettent plus des cailloux parce que leur cœur a dit non.

S. : Après, ils disent en dernier : «  Bonjour Monsieur Grenouille, Madame Ecureuil et Monsieur Lapin, comment vont vos enfants ? » parce qu’ils ont écouté leur cœur.

C. : J’aime tous (les personnages) ; des fois j’écoute pas mon cœur et des fois j’écoute mon cœur. Je me sens mieux quand je suis gentille.

P. : Le plus que j’ai aimé, c’est toute l’histoire parce que les histoires de l’école sont bien. C’est pas bien de jeter des cailloux aux animaux parce que ça leur fait mal.

F. : J’écoute toujours mon cœur pour plus faire de bêtises.

J. : j’écoute toujours mon cœur ; j’aime Mme Écureuil.

L. : J’aime le Professeur Hibou.

S. : J’aime tous les personnages. 

(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


L’éducation ne consiste pas à apprendre dans les livres

Par Krishnamurti

Voyez-vous, vous vivez dans une des plus belles vallées que j’aie jamais vue. Il s’y attache une atmosphère particulière. Avez-vous remarqué, surtout au crépuscule et aussi au point du jour, une certaine qualité de silence qui pénètre, qui imprègne toute la vallée ? Je crois qu’il y a autour de nous des collines parmi les plus anciennes du monde et l’homme ne les a pas encore abîmées. Partout où l’on va, dans les villes et ailleurs, l’homme détruit la nature, abat les arbres pour construire de plus en plus de maisons, polluant l’air avec ses automobiles et ses industries ; il détruit les animaux - comme le tigre qui a presque disparu. Il détruit tout parce qu’il naît de plus en plus d’enfants et qu’ils ont besoin de plus en plus d’espace. L’homme répand graduellement la destruction dans le monde entier. Quand on arrive dans une vallée comme celle-ci - où la population est peu nombreuse, où la nature n’est pas profanée, où règnent le silence, le calme, la beauté - on en est tout étonné. Chaque fois que l’on vient ici, on ressent l’étrange particularité de cette terre, mais il est probable que vous vous y êtes habitués. Vous ne contemplez plus les collines, vous n’écoutez plus les oiseaux, vous n’entendez plus le vent dans les feuilles. Petit à petit, vous êtes devenus indifférents.

L’éducation ne consiste pas à apprendre dans des livres, à confier certains faits à la mémoire, mais à apprendre comment regarder, comment écouter toutes ces choses que racontent les livres, que ce qu’ils racontent soit vrai ou faux [...]


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Google, Apple, Facebook et Microsoft menacent-ils les données scolaires des élèves français ?

Le ministère de l’éducation nationale a transmis une consigne autorisant le recours, à l’école, aux services des titans du numérique.


Par  Aurélie Collas

Imaginez, à l’heure du big data, un jeune diplômé qui entre dans la vie active. Quelque part dans le monde auront été stockés tous les épisodes de sa vie d’élève : les établissements fréquentés, ses notes, les appréciations de ses professeurs sur son comportement… Un 5/20 de moyenne dans une matière, un manque d’assiduité aux cours, une sanction, n’auront pas de droit à l’oubli. Et les recruteurs pourront cibler les profils des candidats en puisant dans cette manne d’informations. Pure fiction ou réalité ? [...]

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Vers une école sans écrans

Le numéro 459 de la revue Silence - sept. 2017 - propose un dossier : Vers une école sans écrans ?


Par Collectif Q2C

La numérisation de l’école avance à marche forcée, à grands renforts de budgets et de partenariats public/privé. Au nom de la modernité, évidemment. Au milieu de ces enjeux politiques et économiques, les enseignant•es et les élèves se retrouvent pris•es dans un quotidien habité par les écrans : pour enseigner, pour apprendre, pour faire l’appel en classe, pour communiquer avec les familles ou avec l’administration, etc. Ce dossier fait un bilan critique des impacts écologiques, sanitaires, pédagogiques et sociaux d’un tel plan. Silence interroge des enseignant•es qui se sont regroupé•es pour refuser d’appliquer les directives numériques, et s’intéresse aux alternatives pédagogiques à la numérisation de l’école […] [**

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mardi 19 septembre 2017

Témoignage d'un parent d'élève (14)

Par Virginie (maman de Lyna, 4 ans)

J'ai trouvé que cette histoire (1) se résumait très bien en une leçon de vie.
Lyna en a souvent parlé et lorsqu'elle faisait des bêtises elle allait s'assoir et demander à son cœur si c'était bien ou non ce qu'elle venait de faire ou de dire… Je trouve ça tellement mignon alors qu'auparavant elle ne se remettait pas forcément en question et les fautifs étaient papa et maman !

Lyna est une enfant sociable, avenante qui sait très bien se défendre mais qui ne fait pas de mal gratuitement (enfin je ne l'espère pas derrière le dos de maman !) donc cette histoire n'a pas vraiment changé son attitude envers les autres, mais elle a bien compris le principe. D'ailleurs, quand elle raconte l'histoire avec ses propres mots, on voit bien qu'elle a compris " la leçon ".

Personnellement j'ai adoré, vous avez su leur apprendre une belle histoire et en faire des activités amusantes pour les enfants tout en leur faisant passer un message, qui, à leur âge est très important. 


(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

vendredi 1 septembre 2017

«  Dans un cadre démocratique, l’intelligence n’a de sens que si elle est mise au service de l’humanité.  »  (Joan Domenech francesch, directeur d’école à Barcelone)

A l'écoute du CD de Professeur Hibou




« La leçon de Professeur Hibou » peut se lire sur le livret ou s’écouter sur le CD : Pendant l’écoute de ma classe multi-âges de maternelle, il y avait des sourires et des yeux qui brillaient. Voici ce que les enfants ont dit après :

-        L. : C’était trop bien !
-        I. : Moi, j’ai adoré quand il fait le bruit du Hibou.
-        B. : J’ai senti Mario et Maria. Et j’ai senti le Professeur Hibou et j’ai eu peur.
-        D. : Ils ont écouté Professeur Hibou et leur cœur leur a dit que non…
-        A. : Ça m’a fait écouter mon cœur !
-        M. : J’ai beaucoup aimé parce que ça m’a fait du bien au cœur.
-        I. : Je me demande pourquoi il existe La leçon de Professeur Hibou ?
-        G. : Ça m’a fait du bien cette histoire et en même temps, j’ai senti Professeur Hibou.
-        N. : Quand j’écoutais, ça m’a calmé.
-        V. : Ça m’a fait peur !
-        C.. : Professeur Hibou m’a fait peur aussi et il m’a fait rigolé à la fin de l’histoire.
-        M. : Ça m’a fait faire un petit rêve : moi et mes amis, on venait voir Professeur Hibou.

Après une seconde écoute :

-        N. : J’adore Professeur Hibou ! Je veux faire un câlin à Professeur Hibou.
-        M. : Ça rend sages les gens.
-        L. : J’aime bien quand Mario et Maria disent bonjour à leurs copains qui ont préparé la fête.
-        P. : J’ai rêvé qu’avec mes amis, on voyait Professeur hibou, qu’on était dans l’histoire.
-        T. : J’adore la leçon de Professeur Hibou.
-        V. : J’ai rêvé que G. et moi, on allait voir Professeur Hibou.
-        B. : J’ai cru que Professeur Hibou descendait de l’arbre pour parler à Mario et Maria.
-        A. (rayonnante) : J’ai senti quand Mario et Maria ont écouté leur cœur !
-        G. : Je croyais que, moi, j’écoutais mon cœur, que Professeur Hibou m’avait dit d’écouter mon cœur.


Trop d’enfants privés de langage à cause des écrans

Carole Vanhoutte, orthophoniste en région parisienne, est co-fondatrice avec Elsa Job-Pigeard et Florence Lerouge de « Joue, pense, parle », groupe de réflexion qui promeut le jeu comme moyen de prévention des troubles du langage et des apprentissages. Leur pratique et leur formation professionnelle cogi’act les ont amenées à établir un lien entre l’exposition précoce des enfants aux écrans et certains troubles du langage oral et écrit, de plus en plus fréquents.


Par GYNGER : L'autre info sur la famille, l'enfance et l'éducation

Pourquoi êtes-vous tellement préoccupée par la question du développement du langage chez le jeune enfant ?

En raison de ce nous constatons depuis environ sept ans : une recrudescence des demandes de consultations dans nos cabinets pour des enfants de plus en plus jeunes et de plus en plus en panne de fonctionnement de la pensée. Nous ne sommes pas les seules, à faire ce constat. Il s’agit de troubles de plus en plus complexes qui ne sont pas liés au dysfonctionnement d’une seule fonction isolée. Nous voyons des troubles de la parole et de la compréhension. Ce sont les médecins, pédiatres et les enseignants qui nous adressent ces enfants. Le premier signe d’alerte c’est l’expression, le langage. Un enfant qui ne parle pas, c’est objectivable. Mais il y a aussi des enfants qui ne comprennent pas, ce qui passe plus à l’as. Lorsqu’ils arrivent en grande et en moyenne section, ils ne comprennent pas les consignes. Ce sont des petits qui pour certains pourraient être étiquetés « dys » alors qu’à notre sens ils ne le sont pas. Ils ne souffrent pas d’un problème neuronal, ils sont parfaitement « pré-câblés »mais ils n’ont pas assez, ou ils n’ont pas été assez autorisés à explorer, transformer le monde avec leurs mains. Ils n’ont pas construit la fonction symbolique indispensable pour avoir un langage informatif et une bonne compréhension. 


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Satisfaire aux besoins de la vie

Par Maria Montessori

Si l’éducation doit commencer dès la naissance, il ne peut en exister qu’un mode. On ne peut pas parler de méthodes particulières aux petits Indiens, aux petits Chinois, aux petits Européens ; pas plus qu’à des enfants appartenant à différentes classes sociales ; mais d’une seule méthode qui suit la nature humaine durant son développement. Tous ayant les mêmes besoins psychiques et suivant le même processus pour construire l’homme, chacun doit passer par les mêmes phases de croissance.

Et comme ce n’est pas là une opinion, ce n’est ni à un philosophe, ni à un penseur, ni à un homme de laboratoire de dicter ou de suggérer telle ou telle méthode d’éducation.

Seule, la nature qui a établi ses lois et qui a déterminé certains besoins de l’homme en voie de développement peut dicter la méthode d’éducation déterminée par le but : satisfaire aux besoins et aux lois de la vie. Ces lois et ces besoins, c’est l’enfant qui les indique lui-même par ses manifestations spontanées et par son progrès ; par la manifestation de sa paix et de sa félicité ; par l’intensité de ses efforts et la constance de son libre choix. C’est lui-même qui nous apprend à le servir de notre mieux.
 
Extrait de « L’esprit absorbant de l’enfant » de Maria Montessori – Ed. Desclée de Brouwer

mardi 15 août 2017

Laisser libre pour rendre responsable

Par Diane (professeur des écoles)

La question de l’éducation est omniprésente dans la pratique du métier d’enseignante auprès de jeunes élèves. Depuis toujours, j’ai tenté de faire trouver aux enfants leur propre référence. La tâche n’est pas simple dans un environnement où la liberté de conscience n’est pas reconnue comme nécessité première à toutes les étapes du développement d’un individu. S’il est assez aisé de trouver les moyens d’obtenir des ambiances de travail qui calment les agitations et d’établir un cadre de fonctionnement structuré, il est beaucoup plus difficile de participer à la formation d’êtres véritablement libres, autonomes et responsables.

J’ai trouvé dans « La leçon de Professeur Hibou », une histoire pour les jeunes enfants récemment éditée par Les ateliers de la plume (1), un excellent outil au service de l’éveil au réservoir de sagesse et de bonté enfoui au plus profond de chacun. « La leçon de Professeur Hibou nous apprend qu’il faut écouter son cœur qui peut dire oui, qui peut dire non, mais toujours dit ce qu’on a à faire pour être sage et pour être bon. » Elle en propose le moyen concret : faire asseoir les enfants, leur demander de fermer les yeux et de poser à leur cœur la question qui les préoccupe.

Dans le quotidien de la classe

L’expérimentation de ce moyen aussi simple que déroutant m’a tout d’abord demandé d’abandonner l’habitude d’intervenir de façon extérieure sur le comportement des élèves [...] 


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(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

mardi 1 août 2017

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU : le livre


« La leçon de Professeur Hibou » invite les enfants, dès le plus jeune âge, à découvrir en eux-mêmes l’autorité intérieure, celle de la Vie. À travers une histoire simple mais profonde, Professeur Hibou nous amène à découvrir « la voix du cœur » qui nous dicte du dedans ce qui est à faire ou à ne pas faire pour être sage et pour être bon. 

 

Commander le livre ou écouter la chanson

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU : le CD


LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU : Le recueil de témoignages


Au brevet, l’éducation morale et civique des collégiens évaluée par l’armée

par Collectif Q2C

Aujourd’hui, pour la session 2017 du DNB, l’éducation morale et civique de quelque 800 000 collégiens est évaluée par l’armée (avec l’aimable participation de l’iFRAP, (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques qui défend, entre autre, la suppression du SMIC). Vous avez dit moral et civique ?

EMC = éducation morale et civique. Il s’agit d’une des matières officielles de l’Éducation, couvrant l’ensemble de la scolarité, faisant l’objet de programmes officiels et d’une épreuve écrite obligatoire dans le cadre du DNB (diplôme national du brevet). Aujourd’hui, pour la session 2017, l’éducation morale et civique de quelque 800 000 collégiens est évaluée conjointement par l’iFRAP, une fondation ultralibérale et par l’armée. Vous avez dit moral et civique ?

Le document sur lequel les élèves sont censés travailler – « les grands principes de la défense nationale » - est effectivement tiré d’un article publié par la très médiatique fondation d’Agnès Verdier-Molinié, qui sera heureuse d’apprendre qu’elle a dorénavant ses entrées à l’Éducation nationale, dans le cadre d’un examen officiel. Précisons toutefois que les sujets d’examen étant préparés loin en amont, le présent ministre n’a probablement pas eu l’occasion de participer à leur élaboration. Même s’il n’en est probablement pas mécontent. [...]


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dimanche 16 juillet 2017

Témoignage d'un parent d'élève (13)

Par l'assistante de Kysan (5 ans)

Suite à un entretien avec l’enseignante :

Maintenant je comprends. Depuis quelques jours, Kysan parle de son cœur à la maison et je ne savais pas d'où ça lui venait mais j'avais remarqué, sans comprendre ce qui se passait vraiment que, plusieurs fois, à table, lorsqu'il était dans tous les sens et que nous le lui disions, il se disait tout seul "j'écoute mon cœur", il inspirait et se calmait lui-même.


samedi 1 juillet 2017

Eduquer autrement

Par VIVRE LIBRE

L’Homme, doté de cœur et de raison, évolue en conscience et a une mission particulière à remplir sur terre. Porteur d’Unité et d’Amour dans le monde, il a besoin d’une éducation éclairée et équilibrée qui le prépare à la fois à la vie intérieure, individuelle, et à la vie extérieure, sociale ; une éducation qui, d’une part, l’éveille à son état d’Homme et, d’autre part, l’aide à intégrer le monde et à maîtriser les réalités existentielles.

UNE ÉDUCATION RÉALISTE MÈNE À LA PLEINE CONSCIENCE
DU SENS DE L’EXISTENCE DANS LE CONTEXTE UNITAIRE DE LA VIE
AINSI QU’À LA PLEINE PRÉSENCE DANS LE MONDE.


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Eloigner les jeunes enfants des tablettes, "un enjeu de santé publique"

Dans une longue tribune signée par plusieurs médecins et pédiatres, la psychologue pour enfants Sabine Duflo met les parents en garde : les tablettes nuisent au développement cognitif des enfants, "de la naissance à la fin de la maternelle". Elle était l’invitée de 8h10 de Jean-Jacques Bourdin, ce mercredi sur RMC (16.09.2015).


Par RMC

Sabine Duflo, psychologue, est à l’origine d’une tribune publiée dans Le Monde intitulée "Les tablettes, à éloigner des enfants", signée par plusieurs médecins et pédiatres. Leur verdict est sans appel: les tablettes nuisent au développement cognitif des jeunes enfants, "de la naissance à la fin de la maternelle, c’est-à-dire cinq/six ans", précise-t-elle, ce mercredi sur RMC.
Cette psychologue qui exerce en centre médico-psychologique pour enfants a constaté des "retards de langage, des troubles de l’attention ou une impulsivité" chez les petits "essentiellement stimulés" par des écrans, "la télévision, ou le plus souvent la tablette ou le portable".

"Des enfants en difficulté en primaire"

Comment Sabine Duflo a-t-elle fait un lien entre leurs troubles et l’utilisation de ces outils ?

"Lorsque je vois que l’enfant est exposé, par exemple six/sept heures par jour, et que je propose aux parents une diminution, voire un arrêt total de cet outil, (…) deux à trois semaines plus tard, on observe des redémarrages", indique-t-elle sur RMC.

Son objectif ? Sensibiliser les parents, avec son expérience de médecin de terrain, et alerter les autorités sanitaires. 

"Je pense que réellement c’est un enjeu de santé publique", s’alarme-t-elle. "Parce que les prémices de la communication, du langage, du rapport à l’autre, se mettent en place très tôt. Si l'on met l’enfant face à un outil qui nuit à des émergences essentielles à son développement, on se retrouve avec des enfants en difficulté en primaire". [...]

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Burn-out des enfants : quand les petits s'effondrent

Soumis à la pression parentale et aux exigences scolaires, les enfants sont de plus en plus nombreux à craquer et à faire un véritable burn-out. Parfois dès la maternelle. Enquête.


Par Ophélie Ostermann

« Beaucoup arrivent exténués dans mon cabinet. Tellement fatigués que certains s'allongent et parlent couchés au sol. Mon plus jeune patient a 3 ans et demi », précise Aline Nativel Id Hammou. La jeune femme n'est pas médecin mais psychologue. Ledit patient, à peine entré à l'école maternelle, a passé le pas de sa porte pour « burn-out », ose dire la professionnelle. Depuis l'été 2015 et en partenariat avec une éducatrice spécialisée, la psychologue a créé un cabinet dédié au burn-out familial en Île-de-France. Elle y reçoit des parents mais aussi de très jeunes patients surmenés par leur « métier d'enfant ». Et qui craquent, comme une aide-soignante, un responsable de magasin ou un cadre en entreprise. Chez les enfants pourtant, pas d'exigence de chiffre d'affaires, d'ambiance de travail anxiogène ou de suppression de postes qui oblige à travailler deux fois plus. Mais un emploi du temps surchargé à 6 ans, des responsabilités d'adulte et une pression des parents et de la société.

Fatigue, tristesse et troubles du sommeil

Le terme « burn-out » n'existe pas officiellement pour les enfants. Le mal pourrait tout aussi bien s'appeler stress, « craquage nerveux » ou dépression. Si certains observateurs ne craignent pas de faire le rapprochement avec l'épuisement professionnel, c'est bien parce que les symptômes sont les mêmes. « Le premier signe est la fatigue. L'enfant baille constamment et n'a plus envie de se lever le matin » [...]


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jeudi 15 juin 2017

Témoignage d'un parent d'élève (12)

Par Marlène (maman de Tiago, 4 ans)

Mon fils est arrivé en cours d’année, au mois de janvier, en petite section de maternelle. Tiago était un enfant débordant d’énergie, plein de vie avec un changement récent dans sa vie de petit être de trois ans (l’arrivée d’un petit frère, une nouvelle école, une nouvelle maison). Mon enfant a eu la chance d’avoir pendant deux ans, en petite et moyenne section, une enseignante qui a travaillé avec « la leçon de Professeur Hibou »*.

Tiago ne tenait pas en place, la leçon de Professeur Hibou a été très positive pour lui dans la gestion de ses inquiétudes et de ses excès de colère. A la maison, j’ai employé la méthode du Professeur Hibou pour qu’il puisse gérer ses émotions. Dès qu’une crise survenait, je lui demandais de fermer les yeux, de réfléchir, de demander l’avis à Professeur Hibou et d’écouter son cœur. Cette méthode était magique pour un apaisement quasi immédiat, il arrivait ensuite avec ses mots d’enfant à me faire part de son ressenti et surtout si cela était bien ou pas.
Aujourd’hui encore lorsqu’il doit prendre une décision, il ferme les yeux et réfléchit. Cette expérience a été très bénéfique pour lui, aussi bien dans son comportement en classe qu’à la maison où cette méthode a pu être appliquée facilement.
Les élèves ont fait beaucoup d’activités manuelles autour du Professeur Hibou ; nous avons conservé les dessins, figurine et autre, car mon fils veut les garder « pour se calmer ». Je pense que tout est dit quant au bienfait de cette méthode sur des enfants qui n’arrivent pas à canaliser leur trop plein d’énergie. 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

Témoignage d'un parent d'élève (11)

Par Julien (papa de Meïlys, 4 ans)

Notre rencontre de Lomé (autour de « La leçon de Professeur Hibou »*) a été très enrichissante.
En effet, cela nous a permis d’échanger au sujet de « La leçon de Professeur Hibou », et de constater que c’est un outil pédagogique universel. Les enseignants de Lomé constatent des résultats très positifs mais sont confrontés à l’indifférence de leur hiérarchie.
Pour notre part, « La leçon de Professeur Hibou » est très bénéfique et efficace sur notre fille Meïlys. Elle se responsabilise et cela l’apaise. « Quand je vais sur ma chaise interroger mon cœur ça me donne la paix, la joie et un arc-en-ciel ». 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

jeudi 1 juin 2017

«  Nous devons aider l’enfant à agir par lui-même, à vouloir par lui-même, à penser pour lui-même : c’est l’art de ceux qui aspirent à servir l’esprit.  »  (Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

Le sens des mots

Par Hélène Lubienska de Lenval

Trop souvent, on se fait de la liberté une idée fausse, et on inculque celle-ci aux enfants : la liberté serait l’absence de contrainte : une activité déréglée, sans frein et sans but.

Pour des enfants cloués sur des bancs, obligés de subir passivement un flot de paroles, liberté signifie le droit de courir en criant. Idée toute négative, réaction violente contre une atteinte chronique à la liberté. Car la liberté essentielle, indispensable à l’homme, est celle de bouger, d’agir et de penser à son rythme individuel. La discipline n’est pas opposée à la liberté, elle en est solidaire.

C’est dans la mesure où il est discipliné que l’homme est libre. Considérez le danseur, comme il bondit dans l’espace ; le pianiste, comme ses doigts courent sur le clavier ; le nageur, comme il défie les profondeurs de la mer. Pour devenir libre, l’homme doit se discipliner. Mon âme est toujours entre mes mains, disait le Psalmiste.

En langage pédagogique, nous traduisons : mon activité est toujours dirigée par ma volonté consciente. Respecter la liberté de l’enfant, c’est l’aider à se discipliner ; c’est se faire l’allié de son énergie centripète contre ses énergies centrifuges ; c’est le guider vers l’accomplissement de sa destinée d’homme conscient et responsable.

Source : Extrait de L’ÉDUCATION DE L’HOMME Edition – S.P.E.S (Paris), publié sur le site http://www.vivrelibre.net/


L’apprentissage de l’écriture

Enseigner l’écriture manuelle à la lumière des neurosciences


Par Nicole Duprat

Suite à une décision gouvernementale, l’école finlandaise a supprimé l’enseignement de l’écriture cursive depuis la rentrée 2016. L’apprentissage des lettres «script» sera cependant conservé. Aux États-Unis, 45 des 50 États fédéraux ont déjà remplacé l’écriture cursive par le script.
En Suisse, le canton de Genève avait opté déjà en 2000 pour l’enseignement de l’écriture en script, ce qui fut à nouveau abandonné en 2002. Depuis, on y enseigne l’écriture cursive étant donné qu’en script les enfants avaient trop de problèmes avec la gestion des intervalles entre les lettres et les mots. Dans l’écriture liée, l’entité mot est immédiatement visible.
Un autre argument en faveur de l’écriture liée est la mémoire kinesthésique: un seul élan permet d’écrire d’un coup une syllabe. Si l’on prend par exemple le pronom «elle», on peut le tracer d’un seul mouvement facilitant ainsi notre main à se «souvenir» qu’il y a deux «l».
Examinons donc les différentes approches du cursif ou du script [...]


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L’éducation comme une aide à la vie

Association Montessori de France

L’essentiel dans l’éducation, c’est le développement de l’être humain dans toutes les dimensions : physique, sociale et spirituelle. Chaque enfant quel qu’il soit poursuit au milieu des autres, avec les autres son propre développement par sa propre activité suivant les lois intérieures de croissance.

Maria Montessori a proposé une pédagogie tenant compte des besoins des enfants à chaque stade de la croissance humaine. Chacun a son propre potentiel qui se développera si on lui donne un environnement approprié si on respecte son histoire, sa personnalité propre et son propre rythme d’où l’importance de l’ambiance préparée soigneusement pour que l’enfant par des expériences répétées autant de fois qu’il le souhaite soit « acteur » de son propre développement. Il est donc important que l’enfant ait la liberté de mouvement et le libre choix des activités ce qui va permettre le développement de l’autonomie et de la responsabilisation. [...]


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lundi 15 mai 2017

Témoignage d'un parent de jeune trisomique

Par Yveline

Je suis la maman d’un jeune homme de 29 ans qui est porteur de trisomie 21. Il s’appelle Fabrice et, quand je travaille, il va dans un foyer occupationnel. A Noël dernier, je lui ai fait écouter et lui ai raconté La leçon de Professeur Hibou*. Il a longtemps regardé le livre, les images, puis il s’est mis sur son lit, a pris le livre et a mis sa main contre son cœur. Je l’ai trouvé apaisé. Je lui ai alors demandé ce qu’il ressentait, et, avec ses mots à lui, il m’a dit : « Mon cœur est beau et il faut que mon cœur brille fort car c’est bien. Quand il est content mon cœur, je suis bien. » Et depuis, lorsqu’il est énervé en rentrant du centre, il adore écouter le CD en regardant le livre.

Au foyer, il y a souvent des problèmes entre les résidents. Lors d’un entretien, Fabrice a donné une version des faits le concernant à la psychologue et une autre version à moi. Nous nous sommes retrouvés tous les trois et là, je trouvais mon fils pas très bien. Devant la psychologue, je lui ai dit de se rappeler de La leçon de Professeur Hibou, d’écouter son cœur et de nous dire la vérité : ce que son cœur avait à dire et ce qu’il ressentait. Il a mis la main sur son cœur, a fermé les yeux, a respiré très fort et il nous a dit ce qu’il ressentait et la vérité. La psychologue, qui connaissait La leçon de Professeur Hibou, a trouvé beau que Fabrice arrive à dire ce qu’il ressentait vraiment, sans crainte ni peur.
Depuis ce jour, c’est un grand travail sur lui-même qu’il a entamé, mais il arrive à le faire très bien. Il est plus cohérent et plus serein.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


lundi 1 mai 2017

«  L’homme n’est jamais si grand que lorsqu’il est à genou pour aider un enfant.  »  ( Pythagore, philosophe et mathématicien grec, - VI° siècle)