dimanche 15 octobre 2017

Prévenir au lieu de guérir

C’est avec un vif intérêt que je découvre l’histoire La leçon de professeur Hibou ainsi que les commentaires des parents et des professionnels qui témoignent de ses effets sur le quotidien des jeunes enfants.


Par Geneviève Colletti, éducatrice

J’ai commencé ma carrière professionnelle en tant qu’éducatrice de jeunes enfants en crèches et jardins d’enfant. Puis, je me suis orientée vers le suivi d’adolescents en difficulté en intégrant la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Je suis donc passée de l’accompagnement du jeune enfant dans un environnement naturel, à celui des adolescents, âgés de 13 à 18 ans, délinquants, voire criminels, en suivis judiciaires plus ou moins privatifs de liberté.

De la salle de jeu de la crèche au couloir des cellules d’une Maison d’Arrêt, je me suis beaucoup interrogée sur notre responsabilité d’adultes et de citoyens en matière d’éducation. Je garde en référence les jeunes enfants avec leurs yeux qui pétillent, leur émerveillement devant chaque petite découverte de la journée, leur envie d’agir : la vie qui déborde. Comment une dizaine d’années plus tard cette énergie de vie a-t-elle disparu pour faire place à la violence, la révolte, la dépression, le désespoir ? Ces adolescents qui se mettent en danger et mettent en danger autrui, ne représentent-ils pas la partie émergée de l’échec éducatif de notre société ?

Lors de mon intervention auprès des adolescents, je dois les faire réfléchir pour les amener à prendre conscience de leur acte, de sa gravité, du préjudice causé à la victime et à lui-même. Dans ce travail, la difficulté principale avec l’adolescent n’est liée ni à son niveau d’instruction, ni à son potentiel intellectuel, ni même à son appartenance culturelle ou religieuse, mais à sa capacité d’ouverture à l’intelligence du cœur, à accéder à son humanité, au bon sens commun, au contact avec sa conscience profonde source d’une libre reconnaissance de l’autorité, du vrai, du juste […]


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dimanche 1 octobre 2017

Paroles d’enfants : expression après la lecture de « La leçon de Professeur Hibou »

Par Monique (classe de Moyenne Section)




M. : J’aime les deux enfants et le Professeur Hibou.

K. : L’histoire, elle apprend à être sage, parce que des fois, j’écoute pas mon cœur.

A. : Maria et Mario ont vu le Professeur Hibou. Ils jetaient des pierres sur la grenouille et le lapin. Maintenant ils jettent plus des cailloux parce qu’ils ont écouté leur cœur.

M. : J’ai aimé beaucoup l’histoire ; j’aime et des fois j’écoute mon cœur, et des fois non.

C. : Le chef Hibou a dit que les enfants ferment les yeux pour écouter son cœur.

N. : Ils jettent plus des cailloux parce que leur cœur a dit non.

S. : Après, ils disent en dernier : «  Bonjour Monsieur Grenouille, Madame Ecureuil et Monsieur Lapin, comment vont vos enfants ? » parce qu’ils ont écouté leur cœur.

C. : J’aime tous (les personnages) ; des fois j’écoute pas mon cœur et des fois j’écoute mon cœur. Je me sens mieux quand je suis gentille.

P. : Le plus que j’ai aimé, c’est toute l’histoire parce que les histoires de l’école sont bien. C’est pas bien de jeter des cailloux aux animaux parce que ça leur fait mal.

F. : J’écoute toujours mon cœur pour plus faire de bêtises.

J. : j’écoute toujours mon cœur ; j’aime Mme Écureuil.

L. : J’aime le Professeur Hibou.

S. : J’aime tous les personnages.


L’éducation ne consiste pas à apprendre dans les livres

Par Krishnamurti

Voyez-vous, vous vivez dans une des plus belles vallées que j’aie jamais vue. Il s’y attache une atmosphère particulière. Avez-vous remarqué, surtout au crépuscule et aussi au point du jour, une certaine qualité de silence qui pénètre, qui imprègne toute la vallée ? Je crois qu’il y a autour de nous des collines parmi les plus anciennes du monde et l’homme ne les a pas encore abîmées. Partout où l’on va, dans les villes et ailleurs, l’homme détruit la nature, abat les arbres pour construire de plus en plus de maisons, polluant l’air avec ses automobiles et ses industries ; il détruit les animaux - comme le tigre qui a presque disparu. Il détruit tout parce qu’il naît de plus en plus d’enfants et qu’ils ont besoin de plus en plus d’espace. L’homme répand graduellement la destruction dans le monde entier. Quand on arrive dans une vallée comme celle-ci - où la population est peu nombreuse, où la nature n’est pas profanée, où règnent le silence, le calme, la beauté - on en est tout étonné. Chaque fois que l’on vient ici, on ressent l’étrange particularité de cette terre, mais il est probable que vous vous y êtes habitués. Vous ne contemplez plus les collines, vous n’écoutez plus les oiseaux, vous n’entendez plus le vent dans les feuilles. Petit à petit, vous êtes devenus indifférents.

L’éducation ne consiste pas à apprendre dans des livres, à confier certains faits à la mémoire, mais à apprendre comment regarder, comment écouter toutes ces choses que racontent les livres, que ce qu’ils racontent soit vrai ou faux [...]


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Google, Apple, Facebook et Microsoft menacent-ils les données scolaires des élèves français ?

Le ministère de l’éducation nationale a transmis une consigne autorisant le recours, à l’école, aux services des titans du numérique.


Par  Aurélie Collas

Imaginez, à l’heure du big data, un jeune diplômé qui entre dans la vie active. Quelque part dans le monde auront été stockés tous les épisodes de sa vie d’élève : les établissements fréquentés, ses notes, les appréciations de ses professeurs sur son comportement… Un 5/20 de moyenne dans une matière, un manque d’assiduité aux cours, une sanction, n’auront pas de droit à l’oubli. Et les recruteurs pourront cibler les profils des candidats en puisant dans cette manne d’informations. Pure fiction ou réalité ? [...]

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Vers une école sans écrans

Le numéro 459 de la revue Silence - sept. 2017 - propose un dossier : Vers une école sans écrans ?


Par Collectif Q2C

La numérisation de l’école avance à marche forcée, à grands renforts de budgets et de partenariats public/privé. Au nom de la modernité, évidemment. Au milieu de ces enjeux politiques et économiques, les enseignant•es et les élèves se retrouvent pris•es dans un quotidien habité par les écrans : pour enseigner, pour apprendre, pour faire l’appel en classe, pour communiquer avec les familles ou avec l’administration, etc. Ce dossier fait un bilan critique des impacts écologiques, sanitaires, pédagogiques et sociaux d’un tel plan. Silence interroge des enseignant•es qui se sont regroupé•es pour refuser d’appliquer les directives numériques, et s’intéresse aux alternatives pédagogiques à la numérisation de l’école […] [**

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mardi 19 septembre 2017

Témoignage d'un parent d'élève (14)

Par Virginie (maman de Lyna, 4 ans)

J'ai trouvé que cette histoire se résumait très bien en une leçon de vie.
Lyna en a souvent parlé et lorsqu'elle faisait des bêtises elle allait s'assoir et demander à son cœur si c'était bien ou non ce qu'elle venait de faire ou de dire… Je trouve ça tellement mignon alors qu'auparavant elle ne se remettait pas forcément en question et les fautifs étaient papa et maman !

Lyna est une enfant sociable, avenante qui sait très bien se défendre mais qui ne fait pas de mal gratuitement (enfin je ne l'espère pas derrière le dos de maman !) donc cette histoire n'a pas vraiment changé son attitude envers les autres, mais elle a bien compris le principe. D'ailleurs, quand elle raconte l'histoire avec ses propres mots, on voit bien qu'elle a compris " la leçon ".

Personnellement j'ai adoré, vous avez su leur apprendre une belle histoire et en faire des activités amusantes pour les enfants tout en leur faisant passer un message, qui, à leur âge est très important.

vendredi 1 septembre 2017

«  Dans un cadre démocratique, l’intelligence n’a de sens que si elle est mise au service de l’humanité.  »  (Joan Domenech francesch, directeur d’école à Barcelone)

A l'écoute du CD de Professeur Hibou




« La leçon de Professeur Hibou » peut se lire sur le livret ou s’écouter sur le CD : Pendant l’écoute de ma classe multi-âges de maternelle, il y avait des sourires et des yeux qui brillaient. Voici ce que les enfants ont dit après :

-        L. : C’était trop bien !
-        I. : Moi, j’ai adoré quand il fait le bruit du Hibou.
-        B. : J’ai senti Mario et Maria. Et j’ai senti le Professeur Hibou et j’ai eu peur.
-        D. : Ils ont écouté Professeur Hibou et leur cœur leur a dit que non…
-        A. : Ça m’a fait écouter mon cœur !
-        M. : J’ai beaucoup aimé parce que ça m’a fait du bien au cœur.
-        I. : Je me demande pourquoi il existe La leçon de Professeur Hibou ?
-        G. : Ça m’a fait du bien cette histoire et en même temps, j’ai senti Professeur Hibou.
-        N. : Quand j’écoutais, ça m’a calmé.
-        V. : Ça m’a fait peur !
-        C.. : Professeur Hibou m’a fait peur aussi et il m’a fait rigolé à la fin de l’histoire.
-        M. : Ça m’a fait faire un petit rêve : moi et mes amis, on venait voir Professeur Hibou.

Après une seconde écoute :

-        N. : J’adore Professeur Hibou ! Je veux faire un câlin à Professeur Hibou.
-        M. : Ça rend sages les gens.
-        L. : J’aime bien quand Mario et Maria disent bonjour à leurs copains qui ont préparé la fête.
-        P. : J’ai rêvé qu’avec mes amis, on voyait Professeur hibou, qu’on était dans l’histoire.
-        T. : J’adore la leçon de Professeur Hibou.
-        V. : J’ai rêvé que G. et moi, on allait voir Professeur Hibou.
-        B. : J’ai cru que Professeur Hibou descendait de l’arbre pour parler à Mario et Maria.
-        A. (rayonnante) : J’ai senti quand Mario et Maria ont écouté leur cœur !
-        G. : Je croyais que, moi, j’écoutais mon cœur, que Professeur Hibou m’avait dit d’écouter mon cœur.


Trop d’enfants privés de langage à cause des écrans

Carole Vanhoutte, orthophoniste en région parisienne, est co-fondatrice avec Elsa Job-Pigeard et Florence Lerouge de « Joue, pense, parle », groupe de réflexion qui promeut le jeu comme moyen de prévention des troubles du langage et des apprentissages. Leur pratique et leur formation professionnelle cogi’act les ont amenées à établir un lien entre l’exposition précoce des enfants aux écrans et certains troubles du langage oral et écrit, de plus en plus fréquents.


Par GYNGER : L'autre info sur la famille, l'enfance et l'éducation

Pourquoi êtes-vous tellement préoccupée par la question du développement du langage chez le jeune enfant ?

En raison de ce nous constatons depuis environ sept ans : une recrudescence des demandes de consultations dans nos cabinets pour des enfants de plus en plus jeunes et de plus en plus en panne de fonctionnement de la pensée. Nous ne sommes pas les seules, à faire ce constat. Il s’agit de troubles de plus en plus complexes qui ne sont pas liés au dysfonctionnement d’une seule fonction isolée. Nous voyons des troubles de la parole et de la compréhension. Ce sont les médecins, pédiatres et les enseignants qui nous adressent ces enfants. Le premier signe d’alerte c’est l’expression, le langage. Un enfant qui ne parle pas, c’est objectivable. Mais il y a aussi des enfants qui ne comprennent pas, ce qui passe plus à l’as. Lorsqu’ils arrivent en grande et en moyenne section, ils ne comprennent pas les consignes. Ce sont des petits qui pour certains pourraient être étiquetés « dys » alors qu’à notre sens ils ne le sont pas. Ils ne souffrent pas d’un problème neuronal, ils sont parfaitement « pré-câblés »mais ils n’ont pas assez, ou ils n’ont pas été assez autorisés à explorer, transformer le monde avec leurs mains. Ils n’ont pas construit la fonction symbolique indispensable pour avoir un langage informatif et une bonne compréhension. 


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Satisfaire aux besoins de la vie

Par Maria Montessori

Si l’éducation doit commencer dès la naissance, il ne peut en exister qu’un mode. On ne peut pas parler de méthodes particulières aux petits Indiens, aux petits Chinois, aux petits Européens ; pas plus qu’à des enfants appartenant à différentes classes sociales ; mais d’une seule méthode qui suit la nature humaine durant son développement. Tous ayant les mêmes besoins psychiques et suivant le même processus pour construire l’homme, chacun doit passer par les mêmes phases de croissance.

Et comme ce n’est pas là une opinion, ce n’est ni à un philosophe, ni à un penseur, ni à un homme de laboratoire de dicter ou de suggérer telle ou telle méthode d’éducation.

Seule, la nature qui a établi ses lois et qui a déterminé certains besoins de l’homme en voie de développement peut dicter la méthode d’éducation déterminée par le but : satisfaire aux besoins et aux lois de la vie. Ces lois et ces besoins, c’est l’enfant qui les indique lui-même par ses manifestations spontanées et par son progrès ; par la manifestation de sa paix et de sa félicité ; par l’intensité de ses efforts et la constance de son libre choix. C’est lui-même qui nous apprend à le servir de notre mieux.
 
Extrait de « L’esprit absorbant de l’enfant » de Maria Montessori – Ed. Desclée de Brouwer

mardi 15 août 2017

Laisser libre pour rendre responsable

Par Diane (professeur des écoles)

La question de l’éducation est omniprésente dans la pratique du métier d’enseignante auprès de jeunes élèves. Depuis toujours, j’ai tenté de faire trouver aux enfants leur propre référence. La tâche n’est pas simple dans un environnement où la liberté de conscience n’est pas reconnue comme nécessité première à toutes les étapes du développement d’un individu. S’il est assez aisé de trouver les moyens d’obtenir des ambiances de travail qui calment les agitations et d’établir un cadre de fonctionnement structuré, il est beaucoup plus difficile de participer à la formation d’êtres véritablement libres, autonomes et responsables.

J’ai trouvé dans « La leçon de Professeur Hibou », une histoire pour les jeunes enfants récemment éditée par Les ateliers de la plume (1), un excellent outil au service de l’éveil au réservoir de sagesse et de bonté enfoui au plus profond de chacun. « La leçon de Professeur Hibou nous apprend qu’il faut écouter son cœur qui peut dire oui, qui peut dire non, mais toujours dit ce qu’on a à faire pour être sage et pour être bon. » Elle en propose le moyen concret : faire asseoir les enfants, leur demander de fermer les yeux et de poser à leur cœur la question qui les préoccupe.

Dans le quotidien de la classe

L’expérimentation de ce moyen aussi simple que déroutant m’a tout d’abord demandé d’abandonner l’habitude d’intervenir de façon extérieure sur le comportement des élèves [...] 


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(1) "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

mardi 1 août 2017

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU : le livre


« La leçon de Professeur Hibou » invite les enfants, dès le plus jeune âge, à découvrir en eux-mêmes l’autorité intérieure, celle de la Vie. À travers une histoire simple mais profonde, Professeur Hibou nous amène à découvrir « la voix du cœur » qui nous dicte du dedans ce qui est à faire ou à ne pas faire pour être sage et pour être bon. 

 

Commander le livre ou écouter la chanson

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU : le CD


LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU : Le recueil de témoignages


Au brevet, l’éducation morale et civique des collégiens évaluée par l’armée

par Collectif Q2C

Aujourd’hui, pour la session 2017 du DNB, l’éducation morale et civique de quelque 800 000 collégiens est évaluée par l’armée (avec l’aimable participation de l’iFRAP, (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques qui défend, entre autre, la suppression du SMIC). Vous avez dit moral et civique ?

EMC = éducation morale et civique. Il s’agit d’une des matières officielles de l’Éducation, couvrant l’ensemble de la scolarité, faisant l’objet de programmes officiels et d’une épreuve écrite obligatoire dans le cadre du DNB (diplôme national du brevet). Aujourd’hui, pour la session 2017, l’éducation morale et civique de quelque 800 000 collégiens est évaluée conjointement par l’iFRAP, une fondation ultralibérale et par l’armée. Vous avez dit moral et civique ?

Le document sur lequel les élèves sont censés travailler – « les grands principes de la défense nationale » - est effectivement tiré d’un article publié par la très médiatique fondation d’Agnès Verdier-Molinié, qui sera heureuse d’apprendre qu’elle a dorénavant ses entrées à l’Éducation nationale, dans le cadre d’un examen officiel. Précisons toutefois que les sujets d’examen étant préparés loin en amont, le présent ministre n’a probablement pas eu l’occasion de participer à leur élaboration. Même s’il n’en est probablement pas mécontent. [...]


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dimanche 16 juillet 2017

Témoignage d'un parent d'élève (13)

Par l'assistante de Kysan (5 ans)

Suite à un entretien avec l’enseignante :

Maintenant je comprends. Depuis quelques jours, Kysan parle de son cœur à la maison et je ne savais pas d'où ça lui venait mais j'avais remarqué, sans comprendre ce qui se passait vraiment que, plusieurs fois, à table, lorsqu'il était dans tous les sens et que nous le lui disions, il se disait tout seul "j'écoute mon cœur", il inspirait et se calmait lui-même.


samedi 1 juillet 2017

Eduquer autrement

Par VIVRE LIBRE

L’Homme, doté de cœur et de raison, évolue en conscience et a une mission particulière à remplir sur terre. Porteur d’Unité et d’Amour dans le monde, il a besoin d’une éducation éclairée et équilibrée qui le prépare à la fois à la vie intérieure, individuelle, et à la vie extérieure, sociale ; une éducation qui, d’une part, l’éveille à son état d’Homme et, d’autre part, l’aide à intégrer le monde et à maîtriser les réalités existentielles.

UNE ÉDUCATION RÉALISTE MÈNE À LA PLEINE CONSCIENCE
DU SENS DE L’EXISTENCE DANS LE CONTEXTE UNITAIRE DE LA VIE
AINSI QU’À LA PLEINE PRÉSENCE DANS LE MONDE.


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Eloigner les jeunes enfants des tablettes, "un enjeu de santé publique"

Dans une longue tribune signée par plusieurs médecins et pédiatres, la psychologue pour enfants Sabine Duflo met les parents en garde : les tablettes nuisent au développement cognitif des enfants, "de la naissance à la fin de la maternelle". Elle était l’invitée de 8h10 de Jean-Jacques Bourdin, ce mercredi sur RMC (16.09.2015).


Par RMC

Sabine Duflo, psychologue, est à l’origine d’une tribune publiée dans Le Monde intitulée "Les tablettes, à éloigner des enfants", signée par plusieurs médecins et pédiatres. Leur verdict est sans appel: les tablettes nuisent au développement cognitif des jeunes enfants, "de la naissance à la fin de la maternelle, c’est-à-dire cinq/six ans", précise-t-elle, ce mercredi sur RMC.
Cette psychologue qui exerce en centre médico-psychologique pour enfants a constaté des "retards de langage, des troubles de l’attention ou une impulsivité" chez les petits "essentiellement stimulés" par des écrans, "la télévision, ou le plus souvent la tablette ou le portable".

"Des enfants en difficulté en primaire"

Comment Sabine Duflo a-t-elle fait un lien entre leurs troubles et l’utilisation de ces outils ?

"Lorsque je vois que l’enfant est exposé, par exemple six/sept heures par jour, et que je propose aux parents une diminution, voire un arrêt total de cet outil, (…) deux à trois semaines plus tard, on observe des redémarrages", indique-t-elle sur RMC.

Son objectif ? Sensibiliser les parents, avec son expérience de médecin de terrain, et alerter les autorités sanitaires. 

"Je pense que réellement c’est un enjeu de santé publique", s’alarme-t-elle. "Parce que les prémices de la communication, du langage, du rapport à l’autre, se mettent en place très tôt. Si l'on met l’enfant face à un outil qui nuit à des émergences essentielles à son développement, on se retrouve avec des enfants en difficulté en primaire". [...]

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Burn-out des enfants : quand les petits s'effondrent

Soumis à la pression parentale et aux exigences scolaires, les enfants sont de plus en plus nombreux à craquer et à faire un véritable burn-out. Parfois dès la maternelle. Enquête.


Par Ophélie Ostermann

« Beaucoup arrivent exténués dans mon cabinet. Tellement fatigués que certains s'allongent et parlent couchés au sol. Mon plus jeune patient a 3 ans et demi », précise Aline Nativel Id Hammou. La jeune femme n'est pas médecin mais psychologue. Ledit patient, à peine entré à l'école maternelle, a passé le pas de sa porte pour « burn-out », ose dire la professionnelle. Depuis l'été 2015 et en partenariat avec une éducatrice spécialisée, la psychologue a créé un cabinet dédié au burn-out familial en Île-de-France. Elle y reçoit des parents mais aussi de très jeunes patients surmenés par leur « métier d'enfant ». Et qui craquent, comme une aide-soignante, un responsable de magasin ou un cadre en entreprise. Chez les enfants pourtant, pas d'exigence de chiffre d'affaires, d'ambiance de travail anxiogène ou de suppression de postes qui oblige à travailler deux fois plus. Mais un emploi du temps surchargé à 6 ans, des responsabilités d'adulte et une pression des parents et de la société.

Fatigue, tristesse et troubles du sommeil

Le terme « burn-out » n'existe pas officiellement pour les enfants. Le mal pourrait tout aussi bien s'appeler stress, « craquage nerveux » ou dépression. Si certains observateurs ne craignent pas de faire le rapprochement avec l'épuisement professionnel, c'est bien parce que les symptômes sont les mêmes. « Le premier signe est la fatigue. L'enfant baille constamment et n'a plus envie de se lever le matin » [...]


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jeudi 15 juin 2017

Témoignage d'un parent d'élève (12)

Par Marlène (maman de Tiago, 4 ans)

Mon fils est arrivé en cours d’année, au mois de janvier, en petite section de maternelle. Tiago était un enfant débordant d’énergie, plein de vie avec un changement récent dans sa vie de petit être de trois ans (l’arrivée d’un petit frère, une nouvelle école, une nouvelle maison). Mon enfant a eu la chance d’avoir pendant deux ans, en petite et moyenne section, une enseignante qui a travaillé avec « la leçon de Professeur Hibou »*.

Tiago ne tenait pas en place, la leçon de Professeur Hibou a été très positive pour lui dans la gestion de ses inquiétudes et de ses excès de colère. A la maison, j’ai employé la méthode du Professeur Hibou pour qu’il puisse gérer ses émotions. Dès qu’une crise survenait, je lui demandais de fermer les yeux, de réfléchir, de demander l’avis à Professeur Hibou et d’écouter son cœur. Cette méthode était magique pour un apaisement quasi immédiat, il arrivait ensuite avec ses mots d’enfant à me faire part de son ressenti et surtout si cela était bien ou pas.
Aujourd’hui encore lorsqu’il doit prendre une décision, il ferme les yeux et réfléchit. Cette expérience a été très bénéfique pour lui, aussi bien dans son comportement en classe qu’à la maison où cette méthode a pu être appliquée facilement.
Les élèves ont fait beaucoup d’activités manuelles autour du Professeur Hibou ; nous avons conservé les dessins, figurine et autre, car mon fils veut les garder « pour se calmer ». Je pense que tout est dit quant au bienfait de cette méthode sur des enfants qui n’arrivent pas à canaliser leur trop plein d’énergie. 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

Témoignage d'un parent d'élève (11)

Par Julien (papa de Meïlys, 4 ans)

Notre rencontre de Lomé (autour de « La leçon de Professeur Hibou »*) a été très enrichissante.
En effet, cela nous a permis d’échanger au sujet de « La leçon de Professeur Hibou », et de constater que c’est un outil pédagogique universel. Les enseignants de Lomé constatent des résultats très positifs mais sont confrontés à l’indifférence de leur hiérarchie.
Pour notre part, « La leçon de Professeur Hibou » est très bénéfique et efficace sur notre fille Meïlys. Elle se responsabilise et cela l’apaise. « Quand je vais sur ma chaise interroger mon cœur ça me donne la paix, la joie et un arc-en-ciel ». 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

jeudi 1 juin 2017

«  Nous devons aider l’enfant à agir par lui-même, à vouloir par lui-même, à penser pour lui-même : c’est l’art de ceux qui aspirent à servir l’esprit.  »  (Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

Le sens des mots

Par Hélène Lubienska de Lenval

Trop souvent, on se fait de la liberté une idée fausse, et on inculque celle-ci aux enfants : la liberté serait l’absence de contrainte : une activité déréglée, sans frein et sans but.

Pour des enfants cloués sur des bancs, obligés de subir passivement un flot de paroles, liberté signifie le droit de courir en criant. Idée toute négative, réaction violente contre une atteinte chronique à la liberté. Car la liberté essentielle, indispensable à l’homme, est celle de bouger, d’agir et de penser à son rythme individuel. La discipline n’est pas opposée à la liberté, elle en est solidaire.

C’est dans la mesure où il est discipliné que l’homme est libre. Considérez le danseur, comme il bondit dans l’espace ; le pianiste, comme ses doigts courent sur le clavier ; le nageur, comme il défie les profondeurs de la mer. Pour devenir libre, l’homme doit se discipliner. Mon âme est toujours entre mes mains, disait le Psalmiste.

En langage pédagogique, nous traduisons : mon activité est toujours dirigée par ma volonté consciente. Respecter la liberté de l’enfant, c’est l’aider à se discipliner ; c’est se faire l’allié de son énergie centripète contre ses énergies centrifuges ; c’est le guider vers l’accomplissement de sa destinée d’homme conscient et responsable.

Source : Extrait de L’ÉDUCATION DE L’HOMME Edition – S.P.E.S (Paris), publié sur le site http://www.vivrelibre.net/


L’apprentissage de l’écriture

Enseigner l’écriture manuelle à la lumière des neurosciences


Par Nicole Duprat

Suite à une décision gouvernementale, l’école finlandaise a supprimé l’enseignement de l’écriture cursive depuis la rentrée 2016. L’apprentissage des lettres «script» sera cependant conservé. Aux États-Unis, 45 des 50 États fédéraux ont déjà remplacé l’écriture cursive par le script.
En Suisse, le canton de Genève avait opté déjà en 2000 pour l’enseignement de l’écriture en script, ce qui fut à nouveau abandonné en 2002. Depuis, on y enseigne l’écriture cursive étant donné qu’en script les enfants avaient trop de problèmes avec la gestion des intervalles entre les lettres et les mots. Dans l’écriture liée, l’entité mot est immédiatement visible.
Un autre argument en faveur de l’écriture liée est la mémoire kinesthésique: un seul élan permet d’écrire d’un coup une syllabe. Si l’on prend par exemple le pronom «elle», on peut le tracer d’un seul mouvement facilitant ainsi notre main à se «souvenir» qu’il y a deux «l».
Examinons donc les différentes approches du cursif ou du script [...]


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L’éducation comme une aide à la vie

Association Montessori de France

L’essentiel dans l’éducation, c’est le développement de l’être humain dans toutes les dimensions : physique, sociale et spirituelle. Chaque enfant quel qu’il soit poursuit au milieu des autres, avec les autres son propre développement par sa propre activité suivant les lois intérieures de croissance.

Maria Montessori a proposé une pédagogie tenant compte des besoins des enfants à chaque stade de la croissance humaine. Chacun a son propre potentiel qui se développera si on lui donne un environnement approprié si on respecte son histoire, sa personnalité propre et son propre rythme d’où l’importance de l’ambiance préparée soigneusement pour que l’enfant par des expériences répétées autant de fois qu’il le souhaite soit « acteur » de son propre développement. Il est donc important que l’enfant ait la liberté de mouvement et le libre choix des activités ce qui va permettre le développement de l’autonomie et de la responsabilisation. [...]


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lundi 15 mai 2017

Témoignage d'un parent de jeune trisomique

Par Yveline

Je suis la maman d’un jeune homme de 29 ans qui est porteur de trisomie 21. Il s’appelle Fabrice et, quand je travaille, il va dans un foyer occupationnel. A Noël dernier, je lui ai fait écouter et lui ai raconté La leçon de Professeur Hibou*. Il a longtemps regardé le livre, les images, puis il s’est mis sur son lit, a pris le livre et a mis sa main contre son cœur. Je l’ai trouvé apaisé. Je lui ai alors demandé ce qu’il ressentait, et, avec ses mots à lui, il m’a dit : « Mon cœur est beau et il faut que mon cœur brille fort car c’est bien. Quand il est content mon cœur, je suis bien. » Et depuis, lorsqu’il est énervé en rentrant du centre, il adore écouter le CD en regardant le livre.

Au foyer, il y a souvent des problèmes entre les résidents. Lors d’un entretien, Fabrice a donné une version des faits le concernant à la psychologue et une autre version à moi. Nous nous sommes retrouvés tous les trois et là, je trouvais mon fils pas très bien. Devant la psychologue, je lui ai dit de se rappeler de La leçon de Professeur Hibou, d’écouter son cœur et de nous dire la vérité : ce que son cœur avait à dire et ce qu’il ressentait. Il a mis la main sur son cœur, a fermé les yeux, a respiré très fort et il nous a dit ce qu’il ressentait et la vérité. La psychologue, qui connaissait La leçon de Professeur Hibou, a trouvé beau que Fabrice arrive à dire ce qu’il ressentait vraiment, sans crainte ni peur.
Depuis ce jour, c’est un grand travail sur lui-même qu’il a entamé, mais il arrive à le faire très bien. Il est plus cohérent et plus serein.


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


lundi 1 mai 2017

«  L’homme n’est jamais si grand que lorsqu’il est à genou pour aider un enfant.  »  ( Pythagore, philosophe et mathématicien grec, - VI° siècle)

Mon cœur bondit…


Par William Wordsworth (poète anglais, 1770-1850)


 
Mon cœur bondit… 

Mon cœur bondit lorsque je vois 
S’élancer un arc-en-ciel : 
Ainsi était-ce au début de ma vie ; 
Ainsi est-ce maintenant que je suis un homme ; 
Qu’il en soit ainsi quand il me faudra vieillir,
Ou bien que je meure ! 
L’Enfant est le Père de l’Homme ; 
Et je souhaiterais que mes jours fussent
L’un à l’autre liés de piété naturelle. 

Traduit de l'anglais par Maxime Durisotti



"La France est le pays où la discipline est la plus dégradée"

Education : "La France est le pays où la discipline est la plus dégradée" parmi les pays de l'OCDE. Le professeur en sciences de l'éducation Denis Meuret a analysé des données issues de l'enquête Pisa 2015. Il en conclut que les élèves français sont les plus indisciplinés.


Interview de Denis Meuret par Franceinfo

Non seulement les enfants français ne brillent pas dans les classements Pisa, qui mesurent les connaissances et les compétences des élèves de 15 ans dans 72 pays de l'OCDE, mais ils seraient, en outre, les champions de l'indiscipline. Le professeur en sciences de l'éducation Denis Meuret est arrivé à cette conclusion sévère après avoir analysé des données issues de l'enquête Pisa 2015. Il a développé son analyse dans une note qu'il a publiée le 27 mars pour la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). Franceinfo lui a demandé quelques explications.

Franceinfo : Comment peut-on comparer l'indiscipline qui règne dans les classes françaises à celle qui existe dans les autres pays ? 


Denis Meuret : Le questionnaire Pisa ne demande pas aux élèves de 15 ans des pays développés si la discipline règne dans leur classe. Il leur pose des questions très concrètes. Y a-t-il du bruit dans la salle ? Le professeur doit-il attendre longtemps avant que les élèves se calment pour débuter le cours ? Grâce à ce questionnaire, Pisa 2015 a calculé un index de "climat de discipline" selon la fréquence de la situation évoquée. S'il y a du bruit à chaque cours, l'indice sera bas. S'il n'y en a jamais ou presque jamais, il sera haut. Les pays asiatiques ont de très bons indices de discipline. Les pays anglo-saxons aussi, alors qu'ils ne sont pas les plus répressifs dans les classes.

L'indice français a chuté à partir de l'an 2000. Et il se trouve que, depuis 2012, la France est le pays où ce climat de discipline est le plus dégradé au sein de l’OCDE. L’indice a légèrement augmenté en 2015, mais il reste le plus bas, loin derrière le Japon, où le climat de discipline est le meilleur.

Pourquoi cette question de la discipline est-elle importante ?

L'indiscipline est un facteur d'inefficacité évident, même si ce n'est pas le seul. Quand elle règne, les élèves ont moins de temps pour étudier car l'enseignant passe plus de temps à rétablir l'ordre. [...] 


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La force médiatique au coeur de la société

L’univers médiatique dans lequel enfants, jeunes et adultes vivent quotidiennement perturbe leur perception du monde, la place que chacun pourrait y avoir, les relations entre individus et avec la nature.


Par Catherine Chabrun

La marchandisation à l’œuvre !

L’univers médiatique aurait pu avoir comme préoccupation la transmission, la valorisation de la culture, la mutualisation de savoirs, la connaissance de l’autre. Mais soumis à la loi du marché et à sa recherche de profits à court terme, il réduit la nature, l’humain avec ses cultures et ses œuvres à de simples marchandises.
On comptabilise tout : l’audimat pour la télévision, le succès de vente pour un livre, le nombre d’entrées pour un film, le tirage des journaux, l’opinion avec les sondages....
On oublie qu’une œuvre culturelle est le fruit d’un univers social avec ses relations, ses espaces, ses critiques, un univers qui se construit peu à peu. Rien à voir avec la temporalité médiatique qui impose l’immédiateté ! L’œuvre récupérée se réduit ainsi à un produit « culturel » juste bon à nourrir la pulsion de consommation [...]


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samedi 15 avril 2017

Rencontre au-delà des cultures (2)

Témoignage de l'éveil du cœur par l'enfant


Par Simon (fonctionnaire retraité du PNUD - Programme des Nations Unies pour le Développement)

Avant que ne viennent M. (4 ans) et ses parents, « La leçon de Professeur Hibou »* était vécue au Togo en vase clos, par quelques enfants-adolescents et deux adultes, dont les rencontres se concrétisaient uniquement par beaucoup de silence et quelques rares échanges. Il n’y avait pas grand-chose à se dire (le réel vécu étant quasiment vide de contenu).
L’apparition de M. et sa famille (venus de France) a causé dans notre cercle, un vent de renouveau, d’ouverture et de nouvelles perceptions de cette leçon éminemment essentielle à l’existence humaine, quel qu’en soit le milieu social ou la race. Les faits suivants en sont les preuves :

1. La narration de « la leçon de Professeur Hibou » par cette enfant, sur un ton de gaîté enfantine, a eu le don d’attirer toute l’attention de l’auditoire africain. Grands et petits observaient ce « petit bout de chou » avec à la fois de l’admiration et du plaisir. Étonnés de voir cette petite métisse se montrer capable de comprendre et témoigner des bienfaits de cette leçon extraordinaire, les africains ont réagi en apportant leurs propres histoires vécues.
2. L’atmosphère de la rencontre était légère et empreinte d’une chaleur humaine incontestable. Surprenant, lorsqu’on sait qu’avant cette réunion, on n’avait aucune idée, aucune image de cette famille franco-togolaise. Sans s’être jamais rencontrés auparavant, des êtres humains de deux continents ont pu partager leurs vécus sur une leçon NI africaine, NI européenne.
3.  La nature universelle de cette « leçon de Professeur Hibou » a ainsi été reconnue, en cette fin d’année 2016, par des habitants de deux continents (l’Afrique et l’Europe) que des siècles d’esclavage et de colonisation n’avaient jamais réussi à unir ou réunir de façon pacifique. Se parler de cœur à cœur, n’est-ce pas plus essentiel pour LA PAIX que de s’approcher avec des croyances et des vérités scientifiques, politiques ou religieuses ? La vérité qui sort de la bouche d’un enfant possède une Force de persuasion indéniable, parce qu’elle émane directement de la source du cœur et se situe en dehors de toute coloration spéculative et mentale.
4.  Le sommet de l’émerveillement de cette demi journée a été l’aptitude et la spontanéité que M. a montré en attirant une petite africaine et à jouer avec elle sur la cour de la maison. Ceci fut la preuve de l’aptitude d’un enfant à être naturel et spontané ; à l’opposé de l’adulte souvent sclérosé et coincé face à son semblable.

Enfin, c’est uni par le cœur, grâce à « la leçon de Professeur Hibou » que notre rencontre a pris fin, à travers des échanges joyeux de vœux de Bonne Année et de meilleures fêtes. Pourquoi ne pas poursuivre dans la même voie ce qui a si bien commencé ?

Lomé, le 11 janvier 2017


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS 

samedi 1 avril 2017

«  Les enfants n’ont ni passé ni avenir et, ce qui ne nous arrive guère, ils jouissent du présent.  »  ( Jean de la Bruyère, moraliste, 1645 - 1696)

Comment les dérives des hommes politiques imprègnent mes élèves

L'actualité sape bien trop souvent mon propos car mes élèves, très observateurs, ne sont pas idiots.


Par Dominique Resch (Prof dans les quartiers nord de Marseille, écrivain)

- M'sieur, il est trop fort, lui !
- Qui ça ?
- Ben lui, là... Le premier ministre... Il est trop fort !

Les dérives de nos hommes politiques me créent des difficultés, et c'est un comble. Lorsque je sermonne mes élèves qui arrivent en retard le matin au lycée et qui ne travaillent pas assez, je me sens mal. L'actualité sape bien trop souvent mon propos car mes élèves, très observateurs, ne sont pas idiots.
Mais le problème n'est pas là où l'on pense. Et il est plus grave qu'on imagine.
Si mes élèves trouvaient pénible d'être obligés de travailler en cours alors que des gens sont payés à ne rien faire, je pourrais me contenter d'expliquer que certains adultes, en principe irréprochables, donnent le mauvais exemple. J'essayerais de trouver les mots. De faire avec. Je me débrouillerais toujours... Hélas, le problème est plus compliqué: beaucoup de mes élèves, au lieu d'être scandalisés par des attitudes révoltantes, sont totalement admiratifs. Sous le charme. Ceux-là ont trouvé leur leader: le plus futé, le plus rusé, c'est qui ?
- Ben lui, là... Le premier ministre... Il est trop fort !

Que dire ?
Heureusement, il y a quelques jours, la lucidité d'Abdel m'a aidé à revenir sur terre :
- Oh, les gars, arrêtez, c'est pas normal, quand même !
Ouf.
Lueur d'espoir.
Mais parfois, c'est sans issue : le prof, il est bien gentil avec ses consignes et ses règles mais, comme dit Irchad: "Il est pas à jour" [...]


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Introspection : le sens de notre vécu

C’est souvent la sensation d’une vie dénuée de sens ou l’impuissance à comprendre nos actes qui nous poussent à entreprendre une « thérapie ». Mais ce sont nos enfants qui, par leur expression, nous montrent la voie de la libération.


Par Sylvie Vermeulen et Bernard Giossi

Lorsque l’enfant interroge son parent du regard ou demande « pourquoi ? », il questionne le sens de ce qui se passe ou de ce qui fut fait, mais jamais il ne condamne. Il met spontanément en scène les condamnations qu’il subit et est ainsi en phase avec son processus de libération. L’adulte qui accueille les réponses se remet en cause et met en lumière le sens des actes commis. En nommant ces derniers et en reconnaissant sa participation dans la mise en place des rejouements, il sent les liens entre leurs conséquences et leurs causes réelles. Il réalise alors que ces causes ne sont pas les êtres ou les choses qui l’entourent et qu’il utilise comme support d’évitement, mais les exigences parentales. À défaut de réalisation, l’être se débat dans un nœud d’incompréhension. Il se sent trahir la conscience agissante qui le guide dans le processus de libération en restant fidèle aux schémas relationnels parentaux [...]

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Les 5 meilleurs jouets de tous les temps

Par Caroline

Dans le livre "Comment élever un enfant sauvage en ville", l’auteur nous livre la liste des 5 meilleurs jouets de tous les temps (d’après le magazine américain Wired spécialisé dans la technologie) :

1 - un bâton
2 - une boîte
3 - de la ficelle
4 - un tube en carton
5 - de la terre

Une liste d’autant plus étonnante qu’elle a été publiée par un magazine qui s’intéresse au high tech. Pour ma part, j’en aurais bien ajouté un sixième : les cailloux !

Quels sont les points communs de ces « jouets » ?

Les 5 objets mentionnés peuvent s’adapter à une gamme d’objectifs et de rôles presque infinie dont la seule limite est l’imagination des enfants !
Un bâton peut par exemple servir à tracer des motifs sur le sol, il peut se transformer en baguette magique, en télescope, en canne, en épée, en sabre laser, en charpente d’une cabane.
Un tas de bâton deviendra vite une tour, une chaise, une maison, une cachette, un pont.
Une grosse bûche de bois permet même aux enfants de tester leur force physique.

Le grand atout des bâtons, des boîtes, des ficelles, des tubes en carton et de la terre est qu’ils sont ouverts à toutes les possibilités et invitent au jeu libre. On rejoint ici le concept des loose parts, ces petits riens, ces éléments libres, ces pièces détachées facilement disponibles et sans usage prédéterminé.
Dehors, les bâtons et la terre sont accompagnés de toute une variété d’objets qui font de la nature un espace de jeu irrésistible et difficile à concurrencer (pierres, feuilles, fleurs, écorces, pommes de pin, graines…).
On retrouve aussi dans cette liste l’idée des « treasure baskets » du jeu heuristique. Les très jeunes enfants n’auraient pas besoin de jouets mais d’objets naturels et du quotidien à disposition dans un panier. Les objets conseillés dans les « treasure baskets » sont variés de par leurs textures, leurs formes, leurs matériaux, leurs usages, leurs poids, leurs tailles (allant de la cuillère en bois à la pelote de laine, en passant par une pomme de pin ou des emporte pièces) [...]


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mercredi 15 mars 2017

Rencontre au-delà des cultures

M. (4 ans), d'une école maternelle française, a rencontré avec ses parents des jeunes de Lomé (Togo) et leur enseignant, autour de l'histoire du Professeur Hibou*, le 24 décembre 2016.



Quelques réactions des Togolais après cette rencontre : 

De Barnabè (15 ans) 
Je suis content d’avoir rencontré M. et ses parents. J’ai été heureux de voir que M. et ses parents connaissent et ont raconté « la leçon de Professeur Hibou ». Je reste attaché à cette leçon de vie. 

De Baby (10 ans) 
La rencontre de M. était intéressante à cause du fait que M. à mis l’accent sur la « leçon de Professeur Hibou ». Elle m’a montré qu’elle est une petite fille qui retient très vite les histoires. Sa façon d’agir révèle qu’elle reconnaît les leçons de la vie contrairement à ceux qui les rejettent. […] Je l’encourage à continuer ainsi, moi aussi je ferai pareil.

 De Arcène (8 ans) 
 Je suis content de la rencontre avec M. et ses parents. M. nous a raconté comment vous vivez la « leçon de Professeur Hibou » chez vous et cela m’a ravi. Les parents de M. ont aussi raconté la même histoire et cela m’a montré qu’ils sont sages. […] 

De Kodegui, enseignant
J’ai pris conscience que le hasard n’existe pas, parce que l’arrivée de M. à Lomé n’en était pas. Ensuite, le fait qu’un enfant de quatre ans raconte avec sérieux « la leçon de Professeur Hibou » montre sa détermination pour cette pratique quotidienne. M. s’est montrée ouverte à nous tous comme si elle nous connaissait d’avance, ce qui prouve aussi qu’elle applique également la règle de l’unité et de l’amour. Surtout les témoignages de ses parents sur l’écoute du cœur m’ont tellement impressionné. […] Tout cela me donne la force et la détermination pour poursuivre notre mission.
En conclusion, je peux dire que M. m’a donné un appui spirituel : depuis ce jour-là, je suis plus confiant et déterminé à suivre mon cœur qui détient toujours la vérité universelle.

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS


mercredi 1 mars 2017

«  Ce qui forme l’essence de l’éducation morale, c’est de maintenir active la sensibilité intérieure et de la perfectionner. »  ( Maria Montessori, médecin et pédagogue, 1870-1952)

Une fleur dans mon coeur...



Un jour j’ai demandé à mes élèves de maternelle de visualiser une fleur dans leur cœur et de me la décrire. J’ai renouvelé l’exercice plusieurs fois dans l’année et j’ai constaté que les couleurs et les caractéristiques de la fleur de chacun se conservaient presque à l’identique.

F : Ma fleur est rose, au milieu un peu jaune et vert, elle est grande.
R. : Elle est grande et bleue, dedans jaune. Elle est ouverte.
S. : Elle est multicolore, ma fleur.
O. : Elle est dorée.
J. : La tige et les feuilles sont vertes, le dedans est chaud et froid. Les pétales sont dorés.
L. : J’ai senti mon éclair, mon soleil, ma lumière et ma fleur : elle était noire et le dedans était jaune avec des diamants.
M. : Elle est de toutes les couleurs, avec toutes les paillettes du monde. Il y a des petites formes de cœur sur elle.
E. : Ma fleur était petite avec les couleurs de l’arc-en-ciel.
Y. : Ma fleur est argentée, au milieu marron. Elle est moyenne.
C. : Elle est dorée et or.
A. : Elle est ouverte, bleue, rose.
V. : Elle est grande et bleue.
B. : Elle est bleue dedans et dorée dehors, avec des perles.
R. : Une fleur avec plein de paillettes roses, bleues et jaunes.
T. : Elle est bleue, petite avec des paillettes.
D. : Elle est violette.
K. : Noire avec des paillettes argentées.
C. : Ma fleur, elle me disait que mon soleil, il était beau.
S. : J’ai vu ma fleur et ma lumière. Il y avait des traits multicolores qui sortaient.
L. : Les pétales de ma fleur sont noirs et le milieu est jaune ; sur la tige, il y a de l’argenté et de l’or.
N. : Ma fleur est dorée et grise ; dedans, il y a du doré clair. Elle a poussé, elle est devenue un arbre. Les feuilles étaient d’or avec de l’argent dessus.
P. : Moi, j’ai vu dans mon cœur… en fait il y avait ma fleur, les pétales étaient multicolores et le dedans en or. Après, il y avait encore une fleur, la tige était bleue, les pétales bleu foncé et bleu clair… et une autre fleur toute petite et des milliers d’arbres, ça faisait une forêt. Il y avait un homme qui a marché sur la toute petite fleur et après, elle a repoussé, c’était la fleur de mon soleil et de mon éclair.
M. : Les pétales de ma fleur étaient des étoiles filantes multicolores, le cœur était tout bleu avec des paillettes et un livre secret. J’ai la clé et si j’ai envie de le lire, je peux le lire.