En bref: L'Institut d'Etudes Politiques (IEP) de Paris a décidé d'enseigner la théorie du Gender à ses élèves. Un choix loin d'être anodin pour la formation de cette jeune élite. Les "gender studies": de l'identité biologique à l'identité sociologique ou comment déconstruire les structures fondamentales de la société. Jusqu’à ce jour, la France avait été épargnée par l’enseignement de la théorie du Gender.
Par
Elizabeth Montfort
Nous avions tout au plus un module à la Sorbonne et quelques conférences à Paris ou en province. C’en est fini. L’enseignement de cette « discipline » entre par la grande porte: à partir de 2011, des cours obligatoires lui seront consacrée à Sciences Po, l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. (IEP Paris)
À l’origine du projet, deux femmes économistes de l’OFCE, soutenues par Jean-Paul Fitoussi, président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et par Emmanuelle Latour de l’Observatoire de la parité créé en 1995. Celles-ci déclarent qu’il faut en finir avec l’inégalité entre les hommes et les femmes dans l’entreprise. Pour les promoteurs de l’opération, le but est éminemment politique : « On veut faire progresser le combat contre les inégalités entre hommes et femmes. » Personne ne peut s’opposer à l’égalité homme-femme. Encore faudrait-il savoir sur quoi se fonde cette égalité.
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Alors que la France inscrit l’idéologie du genre dans les programmes scolaires, en Norvège, pays pionnier en la matière, on en est déjà revenu. Une enquête passionnante réalisée par un journaliste norvégien explique pourquoi :
Les « Google Baby », autrement dit les bébés en kit, c’est désormais possible. Et cette monstruosité se développe à la faveur de la mondialisation, comme le montre ce reportage d’Arte : « Dans les années 60, grâce à la pilule contraceptive, il était devenu possible d’avoir des rapports sexuels sans faire des enfants. Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, il est possible de faire des enfants sans avoir de rapport sexuel. La mondialisation rend la procédure abordable : tout ce dont on a besoin, c’est d’une carte de crédit. Le mode d’emploi, on le trouve sur Youtube. » Le Meilleur des mondes est en marche…
Google Baby - Bébés en kit par tchels0o
La Suède tente de se débarrasser de ses «il» et «elle» en les remplaçant par le pronom neutre «hen». À tort ou à raison ?
Par
Nathalie Rothschild
Traduit par Peggy Sastre
Pour la plupart des gens, la Suède est un paradis pour femmes libérées. On y trouve le taux d'emploi féminin le plus important au monde et environ 2/3 des diplômes sont obtenus par des femmes. Le congé parental y dure en moyenne 480 jours, dont 60 exclusivement réservés aux papas, ce qui fait que, pour certains, ce pays a ouvert la voie à un nouveau type de masculinité nourricière. En 2010, le Forum économique mondial avait désigné la Suède comme le pays le plus sexuellement égalitaire du monde.
Mais pour de nombreux Suédois, l'égalité des sexes ne suffit pas. Beaucoup font pression pour que la nation nordique ne soit plus simplement sexuellement égalitaire, mais devienne sexuellement neutre.
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« Il n'y a plus ni enseignement ni éducation là où il n'y a plus de liberté de penser et la sécurité de la parole. Qui n'est pas un homme libre n'est pas un éducateur. Credo d'église ou credo d'Etat, c'est également la mort de l'esprit. »
(Ferdinand Buisson, pédagogue et homme politique, 1841-1932)
Par l'Observatoire de la théorie du genre
1966. Suite à une opération chirurgicale ratée, le petit Bruce Reimer, âgé de neuf mois, a le pénis irrémédiablement endommagé.
Ses parents, ne sachant que faire, finissent par se tourner vers le Pr. John Money qui avait acquis une certaine notoriété grâce à son travail sur les enfants « intersexes » au sein du centre universitaire John Hopkins de Baltimore.
Le Pr. Money pensait que l’identité sexuelle des enfants, garçon ou fille, était suffisamment plastique, durant les premières années de la vie, pour permettre de réassigner un nouveau genre à un enfant grâce à un suivi médical (pris d’hormone), psychologique (une thérapie) et culturel (rôle de l’environnement et des parents).
Il finit donc par convaincre les parents du petit Bruce qu’il était tout à fait possible de changer le sexe/genre de leur enfant et que celui-ci serait plus heureux, du fait de son infirmité au pénis, en petite fille.
C’est ainsi qu’il entreprit de transformer le petit Bruce, âgé alors de 22 mois, en « Brenda ».
Après opération, il suivit en thérapie la « nouvelle » petite fille durant plusieurs années pour la convaincre de sa nouvelle identité, mais aussi pour l’étudier.
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Le projet de loi sur le mariage envisage d’introduire dans le code civil le mariage des personnes de même sexe et, par voie de conséquence, l’adoption d’un enfant par deux conjoints de même sexe, ou l’adoption de l’enfant du conjoint de même sexe.
Par Aude Mirkovic
Pourtant, l’adoption ne peut réparer le dommage subi par l’enfant privé de sa famille biologique que si l’enfant est adopté par un homme et une femme, seuls à même de lui offrir le cadre cohérent pour reconstituer la famille dont il a été privé. En effet, si la filiation ne se réduit pas à la vérité biologique (lorsque le mariage désigne le mari comme père ou lorsqu’un homme reconnaît un enfant, il n’y a pas de vérification biologique de la paternité), elle se définit en référence à la biologie et à ses exigences pour la procréation, à savoir que les parents sont un homme et une femme. C’est pourquoi la loi garantit à l’enfant une filiation vraisemblable : l’enfant ne peut avoir à la fois qu’un seul père et qu’une seule mère. Si un homme veut reconnaître un enfant qui a déjà un père légal, il doit d’abord contester la paternité existante avant de pouvoir établir la sienne.
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Ce texte avait été publié il y a quelques années. Il est malheureusement toujours d’actualité. Il y a encore des villages qui se battent désespérément. Les classes uniques, un détail ?
Par Bernard Collot
Les classes uniques sont en première ligne sous le couperet du « redéploiement » de la carte scolaire. Apparemment cela ne concerne qu’une microscopique poignée d’Astérix, pourquoi en faire un cheval de bataille national ?
Les classes uniques ont toujours constitué un problème. Problème pour les enseignants qui se voient mal dispatcher simultanément une manne scolaire, dûment découpée, à 5 ou 6 niveaux différents (ils ont bien raison, c’est impossible !). Problème pour les parents qui croient innocemment au bien-fondé de ce qu’on leur ressasse. Problème pour l’administration pour qui elles sont, pédagogiquement, incontrôlables ! Elles provoquent une indigestion dans l’école industrielle.
Leur vrai problème, c’est que ça marche ! Un véritable mystère !
Lorsque les travaux imprudemment diligentés par le ministère ont démontré que leurs résultats étaient même supérieurs à la moyenne nationale (Oeuvrard, 1990), la surprise était d’autant plus grande que ces conclusions étaient établies sur l’ensemble des CU, c’est à dire des classes dont une grande partie était occupée par des débutants, certaines avec un turnover démentiel.
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