mercredi 15 mai 2019

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Témoignage d'un parent d'élève (23)

Par Laura (maman de M., 4 ans)

Petit témoignage sur les bienfaits de la Leçon de Professeur Hibou* sur M. : M. est un enfant énergique qui a parfois du mal à gérer ses émotions. Lors de phase d’énervement ou de grosse agitation, la Leçon de Professeur Hibou lui permet de retrouver son calme ; nous appliquons ce qu’il a appris à l’école, il s’assoit, ferme les yeux, respire profondément, et s’apaise. Je pense aussi que cette méthode lui a permis de mieux gérer, d’apaiser ses relations aux autres. L’histoire explique aux enfants ce que ressentent les animaux, lorsque Mario et Maria se comportent mal avec eux. En apprenant l’empathie, se mettre à la place de l’autre, j’ai l’impression qu’il vit mieux avec ses camarades de classe. En interrogeant son cœur, il s’interroge sur ce qui est bien ou mal. 

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

mercredi 1 mai 2019

«  Nous périssons faute d’émerveillement mais non faute de merveilles.»  ( Victor Hugo, écrivain, 1802-1885 )

Le tact, vertu du pédagogue

Un art de juger et une manière de se conduire.


Par Eirick Prairat

Le tact est primitivement le sens du toucher. Il n’est pas seulement ce par quoi nous découvrons les propriétés tangibles d’une chose (sa fluidité, sa mollesse, sa dureté, sa forme, sa température, sa sécheresse ou encore son humidité), il est aussi sensibilité, c’est-à-dire ce que l’on éprouve en touchant ladite chose. A la différence de la vue qui est un sens de la distance, il requiert le contact.
En un second sens, qui est celui qui nous intéresse ici, le tact est un art de juger et une manière de se conduire. Il est un art de juger qui conjugue finesse et justesse et une manière de se conduire attentive aux nuances et aux circonstances.

Une vertu de peu

La tradition philosophique ne l’a guère encensé. Il est vrai que le tact n’a pas de facette politique, il est peu spectaculaire et ne saurait rivaliser avec le courage, il n’a pas non plus la grandeur et le prestige de la générosité. Mais il est vertu, « presque » dit Renan, non bel et bien vertu.
Certes, c’est une vertu de peu, presque invisible, mais nous aurions tort de la sous-estimer ou de la négliger car elle se révèle et excelle dans le jeu des échanges et des interactions.
Le tact est souci du lien, c’est sans doute pour cette raison que le grand écrivain hongrois Imre Kertész n’hésite pas à dire que « dans les relations humaines, le tact est le maximum qu’on puisse atteindre ».

Bonnes manières ou manières bonnes ?

N’assimilons pas dans un geste de pensée un peu rapide le tact à la civilité, ils sont certes l’un et l’autre des attitudes qui manifestent qu’autrui compte et qu’à ce titre il mérite des égards. Mais ce qui d’emblée les démarque c’est que la civilité est respect des conventions et des usages alors que le tact se manifeste là où les préconisations viennent à manquer. On peut inventorier les règles de civilité pour en faire des traités, rien de tel avec le tact qui s’invente dans son effectuation même.
Avoir du tact : c’est faire preuve d’une juste attention aux choses et aux personnes, c’est être soucieux de nos manières de dire et faire. C’est moins avoir de bonnes manières que des manières bonnes et ce n’est pas jouer sur les mots que de parler ainsi. L’homme qui a du tact est le contraire même de l’homme maniéré car ce dernier sur-joue les codes de la bonne conduite. L’homme de tact oppose à celui qui aime la forme pour la forme l’attachement éthique à la forme, manière attentionnée de s’avancer vers autrui [...]


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Pour son bien, il faut laisser son enfant s'ennuyer

Interview. - L'ennui est souvent perçu comme un sentiment péjoratif. Pourtant, il est nécessaire, voire même indispensable au bon développement des enfants. Décryptage avec une experte.


Par Mooréa Lahalle

Abonnement à la patinoire, virées en luge, balades en forêt... À quelques jours de la reprise de l'école, ont est souvent à court d'idées pour occuper son enfant jusqu'à la fin des vacances. Tant mieux. Profitons-en pour le laisser s'ennuyer, une «activité» essentielle à son bon développement, selon la professeure émérite de psychologie de l'éducation Claire Leconte. Explications.

Lefigaro.fr/madame. - Semaines d'école surchargées, vacances au programme millimétré... Les enfants d'aujourd'hui sont-ils trop occupés ?
Claire Leconte. - Nous vivons dans une société où il faut toujours être occupé pour prouver que l’on est «au top». Nous ne pouvons plus nous permettre de «perdre du temps», et c'est une idée que l’on inculque - parfois inconsciemment - à nos enfants. Par crainte qu'ils s'ennuient, on va les inscrire à une multitude d'activités et les occuper en permanence, y compris avec des écrans qui font office de nounou. Certains parents s'achètent ainsi une certaine paix. C'est un constat que je fais tous les jours. La dernière fois que je me suis rendue dans une école maternelle, j'ai demandé aux enfants présents combien parmi eux avaient une télévision dans leur chambre. Les trois-quarts ont répondu favorablement, et je parle d’enfants d'à peine cinq ans ! Les parents ne sont pas les seuls à blâmer. Dès l'école, les petits sont gavés d'activités et n'ont plus l'habitude d'avoir des distractions simples, comme jouer à la marelle ou rêvasser.

Vous dites justement que l’ennui est indispensable, notamment pour leur bon développement. C’est-à-dire ?
Il faut savoir que dans un premier temps, les enfants se construisent par imitation. Ils reproduisent les gestes qu’ils voient, répètent des mots qu’ils entendent ou des attitudes qu’ils perçoivent. Puis peu à peu, le cerveau va se développer en prêtant attention à l’environnement extérieur. Il ne faut donc surtout pas empêcher les enfants de prendre des moments pour eux afin qu’ils aient le temps d’observer ce monde qui les entoure. C’est la preuve d'une vie interne et surtout, que l’enfant peut s’intéresser à des choses par lui-même, ce qui est absolument fondamental. Plus il sera attentif à son environnement et aux autres, plus il sera respectueux à leur égard [...]


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lundi 15 avril 2019

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - témoignage d'une ATSEM

Par Yveline 

Cela fait deux ans que je travaille comme ATSEM (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) avec une institutrice qui m’a fait découvrir la méthode de « Professeur Hibou »*. Au début, j’ai beaucoup observé car c’était nouveau pour moi. J’ai écouté et lu l’histoire. Au fil des mois, quand une dispute survenait dans la classe, au lieu d’appeler l’institutrice, j’ai pu moi-même intervenir. Un jour, deux enfants se disputaient pour un même jouet ; je leur ai demandé d’aller s’assoir sur une chaise, de fermer les yeux et d’écouter leur cœur. Un moment après, ils sont venus me voir et m’ont dit : « C’est pas bien de se disputer, mon cœur est triste. » Je leur ai demandé alors ce qu’il fallait faire ? Ils m'ont répondu tout naturellement : « Il faut qu'on joue ensemble et qu’on se prête le jouet. » Cela m’a vraiment émue ! Quand je suis rentrée chez moi, j’ai voulu faire partager cette merveilleuse histoire à mon fils et lui apprendre à écouter son cœur. Cela fait deux ans maintenant que mon fils écoute son cœur et se sent apaisé.

A l’école, dans la classe, quand les enfants ne sont pas bien ou qu'ils en éprouvent le besoin ou lors de problèmes - disputes ou bêtises - ils vont spontanément se mettre sur une chaise pour se calmer, écouter leur cœur et retrouver la joie, l’apaisement. Plus besoin de leur dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire, ce sont eux qui le disent. Pour moi, c’est un vrai bonheur et bien-être. 


* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

lundi 1 avril 2019

«  Il n'y a plus ni enseignement ni éducation là où il n'y a plus de liberté de penser et la sécurité de la parole. Qui n'est pas un homme libre n'est pas un éducateur. Credo d'église ou credo d’État, c'est également la mort de l'esprit »  ( Ferdinand Buisson, philosophe, pédagogue et homme politique, 1841-1932)

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU - Paroles d'enfants : Entretien



Les enfants éveillés à l’Intelligence du cœur par « La leçon de Professeur Hibou »* parlent vrai…  Entretien spontané dans une classe de maternelle.

Suite à la réflexion d’une élève qui avait dit : « Ça me fait mal au cœur quand les enfants n’écoutent pas la maîtresse », les enfants se sont exprimés sur ce qui leur fait « mal au cœur ».

-        A. : Quand mon petit frère n’écoute pas.
-        C. : Quand les enfants crient et ne sont pas sages.
-        G. : Quand ils se tapent et font la bagarre.
-        N. : Quand ils ne font pas du bon travail.
-        I. : Quand ça fait trop de bruit, en récréation.
-        B. : Je ne me sens pas bien dans mon cœur quand on parle beaucoup.
-        L. : Quand il y a du bruit, ça me fait mal à la tête. 
-        N. : Quand on n’obéit pas à notre cœur, après, notre cœur, il nous parle plus.
-        C. : Le cœur, il va se fermer. Même s’il se ferme, il est toujours là, mais il nous parle plus.
-        B. : Si on n’écoute pas son cœur, quand on sera grand, on fera la guerre.
-        L. : Ça veut dire qu’on n’aide pas les autres. Si on écoute son cœur, on est sage et on aide tous les enfants.
-        M. : Ça veut dire qu’on est méchant avec les autres, on ne les écoute pas.
-        V. : Après, quand on est adulte, on peut plus écouter son cœur.
-        A. : Si notre cœur nous parle quand on est enfant, il faut l’écouter, sinon quand on sera grand, il nous parlera plus.
-        G. : On aura le cœur qui bat mais pas le cœur qui parle, pour être sage.
-        T. : Pour nous dire ce qu’on a à faire.
-        B. : Si notre cœur se ferme, est-ce qu’on peut apprendre à le ré ouvrir ?
-        La maîtresse : Oui, avec l’attention et la respiration.
-        L. : Quand on est enfant, ça nous apprend à être tout le temps sage, même quand on est grand, au collège, au lycée et adulte.
-        M. : Si on est mort, est-ce que le cœur est vivant ?
-        G. : Le cœur ne bat plus, mais le Cœur est toujours vivant !

* "La leçon de Professeur Hibou" - les ateliers de la plume EDITIONS

L’intelligence du coeur : l’institut HeartMath

L’intelligence du cœur influence notre pensée



En ce qui concerne l’intelligence du cœur, la plupart d’entre nous ont appris que le cœur doit s’adapter aux « ordres » envoyés par le cerveau sous forme de signaux neuronaux. En réalité, le cœur envoie plus d’informations au cerveau que le cerveau n’en envoie au cœur ! Ces signaux cardiaques ont un effet significatif sur la fonction cérébrale. Ils influent sur le traitement émotionnel ainsi que sur les facultés cognitives comme l’attention, la perception, la mémoire et la résolution de problèmes.

En d’autres termes, le
cœur s’adapte non seulement à la demande du cerveau, mais le cerveau réagit aussi en permanence au cœur. L’effet de l’activité cardiaque sur la fonction cérébrale a fait l’objet de recherches intensives depuis environ 40 ans. Les recherches avaient porté principalement sur les réactions de l’activité cardiaque sur un temps très court. Les scientifiques de l’Institut HeartMath (*) ont étendu leur recherche en regardant comment l’activité cardiaque affecte le fonctionnement du cerveau.

Les recherches HeartMath ont démontré que différents modes de l’activité cardiaque (qui accompagnent les différents états émotionnels) ont des effets distincts sur la fonction cognitive et émotionnelle. Lors d’un stress ou lorsque apparaissent des émotions désagréables, la courbe du rythme cardiaque devient irrégulière et désordonnée.

Les signaux neuronaux du cœur qui vont vers le cerveau inhibent les fonctions cognitives supérieures. Cela limite notre capacité à penser clairement, se souvenir, apprendre, raisonner et prendre des décisions efficaces. (Cela explique pourquoi nous agissons de manière impulsive et imprudente quand nous sommes sous l’influence du stress.). A l’apparition d’émotions désagréables, le cœur influe sur le processus d’apprentissage du cerveau en renforçant l’expérience émotionnelle de stress.

A l’opposé, lors d’émotions agréables, le
cœur optimise les fonctions cognitives et renforce notre stabilité émotionnelle, le graphe du rythme cardiaque est plus ordonné et stable. Cela signifie qu’apprendre à générer une plus grande cohérence cardiaque, en soutenant des émotions agréables ou positives, a non seulement des avantages sur l’ensemble du corps, mais affecte aussi profondément la façon dont nous percevons, pensons, sentons, et agissons.

(*) Centre de recherche clinique et scientifique basé aux Etats Unis [...]


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