jeudi 18 avril 2013

Biométrie, biomépris… Quand l’école a les mains sales

Collectif gardois "Dépassons les bornes !"



Par Laurent GILI

Depuis presque dix ans, la biométrie s’infiltre dans les établissements scolaires, essentiellement par le biais d’un lecteur d’empreintes palmaires (RCM) permettant l’identification des élèves dans le cadre de l’accès à la cantine [1].

Il a fallu la destruction, en novembre 2005, d’une borne biométrique au lycée de Gif-sur-Yvette pour alerter l’opinion publique et susciter des réactions.

Depuis, la mobilisation s’étend, des contre-feux sont allumés et des bornes sont retirées de la circulation.

Ce travail de synthèse fait le point sur les différents pôles de résistance qui, partout, appellent à dépasser les bornes ! 


>> lire la suite

dimanche 24 mars 2013

«  Si l'homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors, il échoue à tout. »  ( Albert Camus, écrivain français, 1913-1960)

Et si l'on parlait de la vie réelle de la classe ? !

regard d’une institutrice après 30 ans de métier

par Diane Combes

On a tout dit sur les défauts de l’enseignement, sur les lacunes de l’éducation, sur la récupération du désarroi actuel par la logique marchande qui dicte les programmes, commande les évaluations et instaure les critères de rentabilité ; on a tout entendu sur les méthodes d’apprentissage -toutes prises séparément aussi efficaces les unes que les autres- , tout expérimenté des dispositifs capables d’épanouir les enfants jusqu’à l’atelier de philosophie à l’école maternelle… L’institution a tout mesuré et tout contrôlé, mais rarement elle a abordé ce qui fonde la réalité quotidienne de l’école : la vie de la classe, la façon d’être ensemble, les enjeux humains qui s’y rattachent.

Au milieu du sauve-qui-peut général, malgré les désillusions et les déboires de ceux qui luttent et essayent de changer les choses par l’action extérieure, j’aime de plus en plus mon métier en raison justement de la découverte de ce qui sous-tend, dans l’invisible, la vie de la classe. Je partagerai ici quelques prises de conscience qui ont éclairé mon parcours et qui me servent de repères pour mesurer ce qui sépare la vie quotidienne de l’école d’aujourd’hui de ce que la raison peut reconnaître comme juste et logique et que l’expérience peut confirmer [...]



>> lire la suite

Une boîte de jeu fait polémique

Dès l’âge de quatre ans, les enfants pourront braquer une banque ou tout du moins en simuler l’action. C’est une boîte de jeu Playmobil qui a créé la polémique en Grande-Bretagne dernièrement. "Banque avec distributeur de billets", voici l’intitulé de la boîte de jeu pour enfants.
D’une valeur de 40 euros, cette boîte met en scène deux personnages dans une banque et l’un d’eux est masqué et porte une arme à la main. C’est cette dernière figurine qui a créé la polémique outre-Manche, notamment pour l’image donnée aux enfants de bas-âge et surtout pour la banalisation du cambriolage qui est renvoyée par la firme allemande Playmobil. "Nous ne voulons pas encourager les jeunes à la violence via ce type de jouet horrible" a déclaré au Daily Mail Danny Bryan, un militant anti-armes. De son côté, Playmobil affirme que ses boîtes de jeu ont simplement pour objectif d’encourager "les enfants à imaginer, inventer et créer".
Le plus spectaculaire reste tout de même les mises en scène photographiées pour promouvoir la boîte de jeu. En effet, sur cette dernière on peut nettement voir la figurine masquée, une femme portant un sac à main rouge, avec une barre de fer dedans et pointant une arme en direction de l’employé de banque. Ce dernier est en train de donner des liasses de billets à la cambrioleuse blonde et vêtue de noir.
Sur d’autres images de mise en scène, on peut voir la voleuse ouvrir un distributeur de billets à l’aide de sa barre de fer ou bien encore en train de braquer l’employé de banque avec son arme. La victime lève alors les mains en l’air après avoir pris le soin de déposer des liasses de billets ainsi que des lingots d’or aux pieds de l’agresseur.
Dédiée aux enfants âgés de quatre à dix ans, cette boîte de jeu Playmobil contient donc des lingots d’or, un sac pour que la cambrioleuse puisse y mettre l’argent dérobé, une arme à feu et une barre de fer pour casser le distributeur de billets.
Cette polémique n’est pas sans rappeler celle de la poupée espagnole qui avait fait grandement parler d’elle parce qu’elle allaitait ou bien encore cette poupée suédoise qui était handicapée.


>> source 


Euthanasie : la position des ados évolue !

Un soir, ma mère et moi étions assis dans le salon et nous parlions de la vie et de la mort. Je lui dis : 
« Maman, ne me laisse jamais vivre dans un état végétatif, où l'on dépend de machines et de bouteilles. Si tu me vois dans cet état, débranche les machines qui me maintiendraient en vie, je préfère mourir ! »

Admirative, ma mère se leva et débrancha la télévision, le lecteur de DVD, le câble INTERNET, l'ordinateur, le MP3/4, la PLAY-2, la PSP, la WII, le téléphone fixe.
Elle me prit mon mobile, mon IPOD, mon BLACKBERRY et jeta toutes mes bouteilles de bière.

J'ai failli mourir…

Auteur inconnu, source : CREA, F-71300 MARY,
www.education-authentique.org


vendredi 22 février 2013

«  La guerre contre la démagogie est la plus dure de toutes les guerres.  »  ( Charles Péguy, écrivain français, 1873-1914)

La crise de l'enseignement, un fait moral total

Il n’existe pas de crise d’enseignement, mais des crises de vie...


Par Charles Péguy, "Pour la rentrée" (1904), Œuvres en prose complètes, I, Paris, Gallimard, coll. "Bibliothèque de La Pléiade", pp. 1390-1392. 


[…] la crise de l’enseignement n’est pas une crise de l’enseignement ; il n’y a pas de crise de l’enseignement ; il n’y a jamais eu de crise de l’enseignement ; les crises de l’enseignement ne sont pas des crises de l’enseignement ; elles sont des crises de vie ; elles dénoncent, elles représentent des crises de vie et sont des crises de vie elles-mêmes ; elles sont des crises de vie partielles, éminentes, qui annoncent et accusent des crises de la vie générale ; ou si l’on veut les crises de vie générale, les crises de vie sociales s’aggravent, se ramassent, culminent en crises de l’enseignement, qui semblent particulières ou partielles, mais qui en réalité sont totales, parce qu’elles représentent le tout de la vie sociale [...] 

>> lire la suite de l'extrait


L'école nuit-elle gravement à la santé ?


Interview de Carlos Perez
Propos recueillis par Mouâd Salhi et Grégoire Lalieu


La question fera sans doute sourire les adeptes de l'école buissonnière. Et pourtant, elle est très sérieuse. Stress, exclusion, dopage... L'école serait la cause de nombreux troubles chez nos enfants. Athlète de haut niveau, Carlos Perez anime un centre sportif dans un quartier populaire de Bruxelles. Sur le terrain, il a noué des liens privilégiés avec les familles, partageant leurs préoccupations. Il a alors pu constater que l'école était devenue un facteur déterminant dans les troubles qui frappaient les enfants. Carlos Perez a tiré un livre de cette expérience, L'enfance sous pression, qui vient d'être réédité. Il revient pour nous sur les problèmes qui traversent le système éducatif.

>> lire l'interview